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Biographies

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Biographies

Message par Admin le Sam 14 Mar - 13:13

Alphonse Daudet

Alphonse Daudet est né le 13 mai 1840 à Nîmes dans le Gard. Il entre au lycée Ampère de Lyon mais Alphone Daudet à 16 ans lorsque, son père, commerçant dans les soiries est ruiné. A 18 ans il publie un recueil de poésie « les amoureuses ». Il doit renoncer à passer son baccalauréat et devient maître d'étude au collège d'Alès. Alphonse Daudet en 1859 rencontre le poète « Frédéric Mistral », celui qui aimait rendre… « La vogue au provençal par le souffle et la flamme de la divine poésie ». A 20 ans, il est le secrétaire du « Duc de Morny », député du Puy-de-Dôme. Alphonse Daudet écrira des contes car le Duc lui laissait beaucoup de temps libre. A l’âge de 30 ans (environ) il rejoint son frère à Paris et a des habitudes de vie irrégulières, il se marginalise. Alphonse Daudet participe à des salons littéraires puis travaille pour des journaux : « Paris-Journal, L'Universel et Le Figaro » « Le Roman du Chaperon Rouge » en 1862 verra le jour. Alphone Daudet publie aussi des nouvelles "Promenades en Afrique" (1862) "La mule de Cadi" (1863). Le théâtre ne sera pas en reste : « L'Œillet blanc », où Alphonse Daudet participe avec d’Ernest Lépine qui était lui aussi secrétaire du « Duc de Morny ». En 1866, parurent dans « l'Événement » « les Lettres de mon moulin », signées Gaston-Marie, et qui fut un succès auprès du public. Cette œuvre sut restituer les odeurs de la Provence avec des personnages pittoresques. Il se marie en 1867, avec Julia Allard. Les Daudet s’installent à Champrosay, dans une maison qui se trouve être l’ancienne demeure du peintre Delacroix. “Nous habitons entre la Seine et la forêt de Sénart une petite maisonnette où il y a deux chambres en trop. À une demi-heure de là mon beau-père a sa chasse en pleine forêt de Sénart : lièvres, perdrix, faisans, lapins, même chevreuil. Venez passer quelques jours avec nous… Les jours où vous ne chasseriez pas, nous irons à Paris qui est à une demi-heure en chemin de fer”, écrit, à l’été 1868, Daudet à un ami. Puis vient « Le petit chose » la même année, qui est une oeuvre autobiographique sur son premier emploi de maître d’étude. Daudet est fait chevalier de la Légion d'honneur en 1870. Pendant la guerre et le siège de Paris, il est dans la garde nationale ; il quitte la capitale en avril 1871. Les évènements dont il fut témoin pendant la guerre de 1870 lui inspirèrent en 1871, les « Lettres à un absent » livre gonflé de patriotisme. En 1872, il publie « Tartarin de Tarascon » personnage mythique qui déboucha sur « Les contes du lundi » en 1873. Daudet est un romancier des moeurs de son époque. En 1874 son premier roman, « Fromont jeune et Risler aîné », est un succès. Il peint les malchanceux en 1876 : « Jack » le héros, Raoul Dubief, est un jeune homme qui vivait près de la forêt de Sénart entre les vallées de la Seine et de l'Yerres. Les puissants du jour, 1877 : « Le Nabab », les souvenirs déchus, 1879 : « les Rois en exil », les politiciens 1881 : « Numa Roumestan » ; 1883 : il dénonce le fanatisme religieux avec « L'Évangeliste ». 1890 : Alphonse Daudet décrit les coulisses de l'Académie avec « L'Immortel ». Alphonse Daudet a un succès grandissant. En 1879, il est atteint d’une maladie incurable de la moelle épinière, mais continue de publier jusqu'en 1895. Il s'éteint le 16 décembre 1897 à Champrosay où durant près de trente ans, Alphonse Daudet a régulièrement résidé. Le village et ses environs lui inspireront nombre de situations décrites dans ses romans.

Source : Archives départementales de l'Essonne. et http://www.jesuismort.com/

Biographie rédigée par richard gehenot et publiée sous Licence Art Libre (LAL 1.3

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Guy de Maupassant

Message par Mlle.Mii le Mer 25 Mar - 15:12

Guy de Maupassant, né le 5 août 1850 au château de Miromesnil à Tourville-sur-Arques[1] et mort le 6 juillet 1893 à Paris, est un écrivain français.

Lié à Gustave Flaubert et à Émile Zola, il a marqué la littérature française par ses six romans, dont Une vie en 1883, Bel ami en 1885, Pierre et Jean en 1887-1888, mais surtout par ses nouvelles (plus de 300), parfois intitulées contes, comme Boule de Suif en 1880, les Contes de la bécasse en 1883 ou le Horla en 1887. Ces œuvres retiennent l’attention par leur force réaliste, la présence importante du fantastique et par le pessimisme qui s’en dégage le plus souvent mais aussi par la maîtrise stylistique. La carrière littéraire de Guy de Maupassant se limite à une décennie – de 1880 à 1890 – avant qu’il ne sombre peu à peu dans la folie et ne meure à quarante-trois ans. Reconnu de son vivant, Guy de Maupassant conserve un renom de premier plan, renouvelé encore par les nombreuses adaptations filmées de ses œuvres.
Les Maupassant étaient une vieille famille venue de Lorraine qui s’était installée en Seine-Maritime (Normandie) au milieu du XIXe siècle. Son père, Gustave de Maupassant, avait épousé en 1846 Laure le Poittevin, une demoiselle de la bonne bourgeoisie. Avec son frère Alfred, elle avait été l’amie de Gustave Flaubert, le fils d’un chirurgien de Rouen, qui devait exercer une certaine influence sur la vie de son fils. Elle fut une femme d’une culture littéraire peu commune, aimant beaucoup les classiques, particulièrement Shakespeare. En 1856, naît Hervé, le frère cadet de Guy. Séparée de son mari volage en 1860, elle s'installe avec ses deux fils à Étretat. (Elle survivra à ses deux fils, leur père également).

Guy passe son enfance dans la maison « Les Verguies », où, entre mer et campagne, il grandit dans l’amour de la nature et des sports en plein air ; il va pêcher avec les pêcheurs de la côte et parle patois avec les paysans. Il est profondément attaché à sa mère.

A l'âge de treize ans il est pensionnaire de l'Institution ecclésiastique d'Yvetot, selon le souhait de sa mère. C’est en ces lieux qu’il commence à versifier. De sa première éducation catholique il conservera une hostilité marquée envers la religion; il finira par se faire renvoyer. Il est alors inscrit au lycée de Rouen, où il se montre bon élève, s’adonnant à la poésie et participant beaucoup aux pièces de théâtre. A cette époque, il côtoie Louis Bouilhet et surtout Gustave Flaubert, dont il devient le disciple. Bachelier ès lettres en 1869, il part étudier le droit à Paris sur le conseil de sa mère et de Flaubert. La guerre qui s'annonce va contrarier ces plans.

En 1870, il s’enrôle comme volontaire lors de la Guerre franco-prussienne : affecté d’abord dans les services d’intendance puis dans l’artillerie, il participe à la retraite des armées normandes devant l’avancée allemande. Après la guerre, il paie un remplaçant pour achever à sa place son service militaire, et quitte la Normandie pour s'installer durablement à Paris.

A Paris, le jeune Maupassant passe dix années comme commis d’abord au Ministère de la Marine puis au Ministère de l’Instruction Publique où il est transféré en 1878. Le soir, il travaille d'arrache-pied à ses travaux littéraires. Fin janvier 1877, Tourgueniev le rencontre et le trouve tout décati. Le diagnostic tombe : la syphilis. Cette maladie - il en mourra - ne cessera d'empoisonner l'existence du jeune homme, même s'il s'en gausse alors: « J'ai la vérole! enfin la vraie!! (...) Et j'en suis fier morbleu et je méprise par-dessus tout les bourgeois ». Pendant ces dix années, sa distraction est le canotage sur la Seine, toujours en galante compagnie, le dimanche, et pendant les vacances.

Gustave Flaubert le prend sous sa protection et devient pour lui une sorte de mentor littéraire, guidant ses débuts dans le journalisme et la littérature. Chez Flaubert, il rencontre le romancier russe Ivan Tourgueniev et Émile Zola, ainsi que de nombreux écrivains appartenant aux écoles naturalistes et réalistes. Il écrit beaucoup de vers et de courtes pièces.

Il commence aussi à fournir des articles à plusieurs journaux importants comme Le Figaro, Gil Blas, Le Gaulois et L’Écho de Paris, puis consacre ses loisirs à l’écriture de romans et de nouvelles. Toujours encouragé par Flaubert le vieil ami de sa famille, il publie en 1879 son premier livre, un fascicule d’une centaine de pages « Histoire du vieux temps ». S’étant lié avec Zola, il participe en 1880 au recueil collectif des écrivains naturalistes Les Soirées de Médan avec sa première nouvelle, Boule de Suif, qui remporte d’emblée un grand succès et que Flaubert qualifie de « chef-d’œuvre qui restera ». La disparition subite de Flaubert en 1880, laisse le nouvel écrivain seul face à son destin.

La décennie de 1880 à 1890 est la période la plus féconde de la vie de Maupassant : il publie six romans, plus de trois cents nouvelles et quelques récits de voyage. Rendu célèbre par sa première nouvelle, il travaille méthodiquement, et produit annuellement deux et parfois quatre volumes. Le sens des affaires joint à son talent lui apporte la richesse.

En 1881, il publie son premier volume de nouvelles sous le titre de La Maison Tellier, qui atteint en deux ans sa douzième édition .1883, Maupassant termine son premier roman, qui lui aura coûté depuis 1877 six années: c'est Une vie, dont vingt-cinq mille exemplaires sont vendus en moins d’un an. Léon Tolstoi en personne, dira à propos de ce roman: « C'est le plus grand chef d'œuvre de la littérature française, après Les Misérables ». Avec les droits d’auteur de La Maison Tellier Maupassant se fait construire sa maison, « La Guillette », ou « maison de Guy », à Étretat. La maison est envahie chaque été par Maupassant et ses amis. En 1883, naît son premier enfant, un garçon qu'il ne reconnaît pas, fils de Joséphine Litzelmann, une donneuse d'eau de Châtelguyon. Une fille naît l'année suivante, puis un troisième en 1887, non reconnus. En 1884, il vit une liaison avec la comtesse Emmanuela Potocka, une mondaine riche, belle et spirituelle. En octobre de la même année, il achève l'écriture de Bel-Ami à la « Guillette ».

Dans ses romans, Guy de Maupassant concentre toutes ses observations dispersées dans ses nouvelles. Son second roman, Bel-ami, paru en 1885, connaît trente-sept tirages en quatre mois. Et si l'on ajoute à la littérature son sens bien normand des affaires, Maupassant dira en riant: « Bel-Ami c'est moi! ». Des ouvrages marquants par le style, la description, la conception et la pénétration s’échappent de sa plume féconde. Il écrit trois ans plus tard ce que d'aucuns considèrent comme le plus abouti de ses romans, Pierre et Jean, en 1887/1888.

Son aversion naturelle pour la société ainsi que sa santé fragile le portent vers la retraite, la solitude et la méditation. Il voyage longuement en Algérie, en Italie, en Angleterre, en Bretagne, en Sicile, en Auvergne, et chaque voyage est pour lui synonyme de volumes nouveaux et de reportages pour la presse. Il fait une croisière sur son yacht privé, nommé « Bel-Ami », d’après son roman de 1885. Cette croisière, où il passe par Cannes, Agay et Saint-Tropez lui inspire Sur l’eau. Il y aura un « Bel-Ami II ». De ses voyages il garde une préférence pour la Corse; il place même le paysan corse au-dessus du paysan normand, car hospitalier... Quoiqu'il en soit, cette vie fiévreuse, ce besoin d'espaces, et souvent pour oublier la maladie qui l'accapare, ne l’empêchent pas de nouer des amitiés parmi les célébrités littéraires de son temps : Alexandre Dumas fils lui voue une affection paternelle. Guy tombe également sous le charme de l’historien-philosophe Taine rencontré à Aix-les-Bains.

S'il reste ami avec Zola et Tourguéniev, en revanche l’amitié de Maupassant avec les Goncourt dure peu : sa franchise et son regard acéré sur la comédie humaine s’accommodent mal de l’ambiance de commérage, de scandale, de duplicité et de critique envieuse que les deux frères ont créée autour d’eux sous l’apparence d’un salon littéraire à la manière du XVIIIe siècle... La brouille avec les Goncourt commence à propos d'une souscription pour un monument à la gloire de Flaubert...

En 1887, son frère Hervé est interné une première fois, et retombe malade en fin d'année. En 1888, il est de nouveau interné à l'asile de Lyon-Bron. Il y meurt en novembre 1889.

Durant ses dernières années, se développent en lui un amour exagéré pour la solitude, un instinct de conservation maladif, une crainte constante de la mort, et une certaine paranoïa, dus à une probable prédisposition familiale, sa mère étant dépressive et son frère mort fou, mais surtout à la syphilis, contractée pendant ses jeunes années. Maupassant se porte de plus en plus mal, son état physique et mental ne cesse de se dégrader, et ses nombreuses consultations et cures à Plombières-les-Bains, Aix-les-Bains ou Gérardmer n'y changent rien. En août 1890, il commence L'Âme étrangère, qu'il ne finira jamais. En 1891, il commence un roman, L'Angélus, qu'il n'achève pas non plus. Le 31 décembre, il envoie une lettre d'adieu au docteur Cazalis, ce sont ses dernières lignes.

Dans la nuit du 1er janvier au 2 janvier 1892, il fait une tentative de suicide au pistolet (son domestique, François Tassart, avait enlevé les vraies balles); il casse alors une vitre et tente de s’ouvrir la gorge. On l'interne à Paris le 6 janvier dans la clinique du docteur Émile Blanche, où il meurt de paralysie générale, un mois avant son quarante-troisième anniversaire, le 6 juillet 1893, après dix-huit mois d’inconscience presque totale. Sur l’acte de décès figure la mention « né à Sotteville, près d’Yvetot », ce qui ouvre la polémique sur son lieu de naissance.

Il est enterré au cimetière de Montparnasse à Paris, (26e division).

Pour lui, le romancier qui doit tout mettre en œuvre « pour produire l’effet qu’il poursuit c’est-à-dire l’émotion de la simple réalité, et pour dégager l’enseignement artistique qu’il en veut tirer, c’est-à-dire la révélation de ce qu’est véritablement l’homme contemporain devant ses yeux », pour lui en effet « les grands artistes sont ceux qui imposent à l’humanité leurs illusions particulières ».

Rejetant le roman romantique et sa « vision déformée, surhumaine, poétique » comme le roman symboliste marqué par les excès du psychologisme et de l’écriture artiste, Maupassant adhère à l’idéal d’un « roman objectif » à la recherche du réalisme mais conscient des limites de ce dernier. Pour lui, « le réalisme est une vision personnelle du monde qu’il (le romancier) cherche à nous communiquer en la reproduisant dans un livre » et pour ce faire le romancier effectue, à partir de sa personnalité, un choix dans le réel. « C’est toujours nous que nous montrons », déclare-t-il comme il affirme que le roman est une composition artistique, « un groupement adroit de petits faits constants d’où se dégagera le sens définitif de l’œuvre ». Maupassant rejette donc également le naturalisme avec sa lourde documentation et avec son ambition démonstratrice d’un réalisme total à la Zola mais il pratique un réalisme sans exclusive morale vis à vis de la réalité sordide comme lors de la mort de Forestier dans Bel-Ami ou la chienne en gésine au chapitre X dans Une vie.

Maupassant recherche la sobriété des faits et gestes plutôt que l’explication psychologique, car « la psychologie doit être cachée dans le livre comme elle est cachée en réalité sous les faits dans l’existence ». Cette sobriété s’applique aussi aux descriptions, rompant ainsi fortement avec l’écriture balzacienne. Ce goût pour la densité conduit d’ailleurs Maupassant à privilégier l’art de la nouvelle : il en écrit plus de trois cents et seulement cinq romans, en une décennie.
Enfin Maupassant rendant hommage à Flaubert reprend la formule de Buffon selon laquelle « le talent est une longue patience » et revendique une « langue claire, logique et nerveuse », opposée à l’écriture artiste des années 1880-1890 qu’illustrent par exemple les frères Goncourt.
Citation: « Je suis entré dans la littérature comme un météore, j'en sortirai comme un coup de foudre ».

Je conseille à tous ceux qui voudraient en connaître plus sur les différentes personnalités marquantes de la littérature d'aller sur le site jesuismort.com, en plus d'y trouver plein de biographies, on peut même écrire des lettres posthume aux personnalités, une bonne façon de s'exercer aux lettres d'hommage qu'on a étudié en classe...

Mlle.Mii

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Re: Biographies

Message par smiley le Jeu 30 Juil - 3:26

Homère (en grec ancien Ὅμηρος / Hómêros) est réputé pour avoir été un aède (poète) de la fin du VIIIe siècle av. J.-C. C'est le premier poète grec dont les œuvres nous sont parvenues. Il était surnommé simplement « le Poète » (ὁ Ποιητής / ho Poiêtếs) par les Anciens. Victor Hugo écrivit à son propos dans William Shakespeare : « Le monde naît, Homère chante. C'est l'oiseau de cette aurore ».
On ne peut aujourd'hui établir avec certitude si Homère fut un individu bien défini ou si ce nom représentait quelque entité collective.


La tradition veut qu'Homère ait été aveugle. Deux éléments dans les textes homériques appuient cette thèse. Tout d'abord, l'aède Démodocos, qui apparaît dans l'Odyssée pour chanter des épisodes de la guerre de Troie, est aveugle. Ensuite l'auteur de l'Hymne homérique à Apollon Délien (à l'époque attribué à Homère) déclare à son propre sujet : « c'est un aveugle, qui réside à Chios la rocailleuse[1] ».
Martin P. Nilsson remarque cependant, dans Homer and Mycenæ (1933), que dans certaines régions slaves, les bardes sont rituellement qualifiés d'« aveugles ». La perte de la vue est supposée stimuler la mémoire. De plus, symboliquement, l'aveugle est, dans les civilisations antiques, celui qui voit l'invisible transcendant et ne peut voir le visible immanent. C'est une incarnation de l'idée d'inspiration divine. Tirésias ou Œdipe en sont représentatifs : le premier reçoit la cécité en malédiction et le don divinatoire en compensation. Le second perd la vue quand il se met à voir la vérité et accède à une forme de sainteté. Il est probable que la cécité d'Homère soit de ce type.
Plusieurs villes ioniennes (Chios, Smyrne, Cymé ou encore Colophon) se disputent son origine. L’Hymne homérique à Apollon délien mentionne Chios et le poète lyrique Sémonide d'Amorgos attribue à « l'homme de Chios » l'un des plus fameux vers de l'Iliade, « il en est de la race des humains comme des feuilles », devenu un proverbe à l'époque classique[2]. Lucien de Samosate fait d'Homère un Babylonien envoyé en otage (en grec ὅμηρος / homêros) chez les Grecs, d'où son nom[3]. Interrogé à cet effet, l'oracle de Delphes répond en 128 à l'empereur Hadrien qu'Homère est natif d'Ithaque et qu'il est fils de Télémaque et Polycaste[4]. Le philosophe et érudit Proclos (412–485) conclut la polémique dans sa Vie d'Homère, en disant que celui-ci fut avant tout un « citoyen du monde ».
En fait, nous ne savons presque rien sur la vie d'Homère. Huit biographies anciennes nous sont parvenues, faussement attribuées à Plutarque et Hérodote : elles s'expliquent par l'« horreur du vide » des biographes grecs[5]. Elles datent pour les plus vieilles de l'époque hellénistique et regorgent de détails aussi précis que fantaisistes, dont certains remontent à l'époque classique : il en ressort qu'Homère est né à Smyrne, a vécu à Chios et a trouvé la mort à Ios, une île des Cyclades. Son véritable nom est Mélesigénès ; son père est le dieu fleuve Mélès et sa mère, la nymphe Créthéis[6]. Dans le même temps, Homère est également un descendant d'Orphée, ou un cousin, voire un simple contemporain du musicien.
Une thèse récente, formulée par des auteurs anglo-saxons, postule que l'Odyssée aurait été écrite par une femme sicilienne du VIIe siècle (et dont le personnage de Nausicaa serait une sorte d'autoportrait) : le premier à avoir lancé l'idée est l'écrivain anglais Samuel Butler dans The Authoress of the Odyssey, en 1897. Cette conception a été reprise par le poète Robert Graves dans son roman Homer's Daughter et tout récemment, en septembre 2006, par l'universitaire Andrew Dalby dans son essai Rediscovering Homer

Oeuvre:



On lui attribue la paternité de l'Iliade et de l'Odyssée. L'œuvre épique comique Batrachomyomachia (littéralement « la bataille des grenouilles et des rats », parodie de l'Iliade) et les Hymnes homériques lui sont également attribués, quoiqu'il soit communément admis que ce sont des œuvres dérivées ultérieures.
De manière générale, dans l'Antiquité, le nom d'Homère était pratiquement équivalent à la poésie épique dans son ensemble, de même que celui d'Hésiode désignait toute forme de poésie didactique. De cette manière, on trouve fréquemment son nom accolé aux titres des épopées du Cycle troyen. Archiloque de Paros considérait qu'Homère avait écrit le Margitès, une œuvre comique. Hérodote rapporte que la « poésie homérique » fut bannie par Clisthène, tyran de Sicyone, à cause de ses références à Argos[7] — ce qui laisse supposer que le Cycle thébain était également considéré comme homérique. Hérodote lui-même s'interroge sur la paternité homérique des Épigones[8] et des Chants cypriens[8]. Enfin, nombre d'auteurs antiques citent des vers qu'ils attribuent à Homère, mais qui ne figurent ni dans l'Iliade, ni dans l'Odyssée : Simonide de Céos[9], Pindare[10], etc.
Ce n'est qu'à partir de Platon et Aristote que l'attribution se limite aux deux épopées.



Du fait des maigres informations dont nous disposons sur Homère, certains ont mis en question son existence même. Cette question remonte à l'Antiquité : selon Sénèque, « c’était la maladie des Grecs de chercher quel était le nombre des rameurs d’Ulysse ; si l’Iliade fut écrite avant l’Odyssée, si ces deux poèmes étaient du même auteur[11]. »
La « question homérique », comme on l'appelle à l'époque moderne, naît probablement chez l'abbé d'Aubignac[12]. À rebours de la révérence de ses contemporains pour Homère, il rédige vers 1670 les Conjectures académiques où, non content de critiquer les œuvres homériques, il remet en cause l'existence même du poète. Pour lui, l'Iliade et l'Odyssée ne sont qu'une collection de textes rhapsodiques antérieurs[12]. À peu près à la même époque, Richard Bentley estime au détour de ses Remarques sur le Discours de la liberté de penser qu'Homère a bien existé, mais qu'il n'est l'auteur que de chansons et de rhapsodies qui ont été bien plus tard réarrangées sous forme épique[12]. Giambattista Vico considère quant à lui qu'Homère n'a jamais existé, mais que l'Iliade et l'Odyssée sont littéralement l'œuvre du peuple grec dans son ensemble[13].
Dans ses Prolegomena ad Homerum (1795), Friedrich August Wolf est le premier auteur à émettre l'hypothèse d'un Homère illettré. Selon lui, le poète a composé ses deux œuvres vers 950 av. J.-C., à une époque où la Grèce ne connaissait pas l'écriture. Les chants dans leur forme primitive sont ensuite transmis de manière orale et par ce biais, évoluent et se développent, jusqu'à leur fixation par la recension de Pisistrate au VIe siècle av. J.-C.[14]. À partir d'eux se distinguent deux écoles : les unitaristes et les analystes.
Les analystes, tels Karl Lachmann, cherchent à isoler un poème originel, œuvre d'Homère lui-même, d'additions postérieures ou d'interpolations, et soulignent les incohérences du texte, les erreurs de composition : par exemple, Pylémène, héros troyen, est tué au chant V[15] avant de reparaître quelques chants plus loin[16] ou encore Achille espère au chant XI une ambassade qu'il vient juste de renvoyer.[réf. nécessaire] Il est vrai aussi que la langue homérique (voir infra), pour ne parler que d'elle, est un ensemble composite mêlant des dialectes divers (ionien et éolien principalement) et des tournures d'époques diverses. Cette démarche était déjà celle des Alexandrins qui ont établi le texte (voir infra).
Les unitaristes, au contraire, soulignent l'unité de composition et de style des poèmes, pourtant très longs (15 337 vers pour l'Iliade et 12 109 pour l'Odyssée) et défendent la thèse d'un auteur, Homère, qui a composé les poèmes que nous avons à partir de sources diverses existant à son époque.[réf. nécessaire] Les différences entre les deux poèmes peuvent s'expliquer par le changement entre un auteur jeune et le même, plus vieux, ou encore entre Homère lui-même et un continuateur de son école.
Aujourd'hui, la plupart des critiques pensent que les poèmes homériques ont été composés lors d'une période de transition, au moment du passage d'une culture de composition et de transmission orale à une culture de l'écrit. l'Iliade aurait été composée en premier, vers la première moitié du VIIIe siècle av. J.-C., et l'Odyssée serait postérieure, de la fin du VIIe siècle av. J.-C.

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Re: Biographies

Message par Invité le Mer 24 Nov - 13:36

Dame Agatha Christie, née Agatha Mary Clarissa Miller15 septembre 1890 - 12 janvier 1976), puis, après son second mariage, Lady Agatha Mallowan et, à partir de 1971,Dame Agatha Christie, était une femme de lettres britannique, auteurede nombreux romans policiers. Son nom est associé à celui de deux hérosrécurrents : Hercule Poirot, détective professionnel, et Miss Marple,détective amateur. On la surnomme la « Reine du crime » ; ceci faitd'elle l'une des plus importantes et des plus novatrices des écrivains(dans le développement du genre). Elle a aussi écrit plusieurs romanssous le pseudonyme de Mary Westmacott. (Agatha Christie a publié plus de 80 romans, pièces de théâtre et recueils de nouvelles traduits dans le monde entier. Une grande partie d'entre eux se déroule à huis clos, ce qui permet au lecteur d'essayer de deviner le coupable avant la fin du récit.Une grande partie de ses romans et nouvelles a été adaptée au cinéma ou à la télévision, en particulier Le Crime de l'Orient-Express, Dix Petits Nègres, Mort sur le Nil, Le Train de 16 h 50 ou Le Meurtre de Roger Ackroyd.

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Re: Biographies

Message par Invité le Mer 24 Nov - 13:38

Charles Exbrayat (Saint-Étienne, 5 mai 1906 - Saint-Étienne, 8 mars 1989) est un écrivain français, auteur de romans policiers. Il a publié plus de cent romans dont certains ont été adaptés au cinéma et à la télévision. Quelques titres seront également écrits avec l'écrivain Jacques Dubessy sous le nom de plume commun de Michael Loggan.Après le baccalauréat passé à Nice où habitaient ses parents, Exbrayat se préparait sans enthousiasme à devenir médecin mais, exclu de la faculté de Marseille pour chahut notoire, il échappa à l'École de Santé de Lyon et se tourna vers les sciences naturelles à Paris où il enseigna en potassant l'agrégation. Il fit ses débuts d'auteur dramatique à Genève avec Aller sans retour, poursuivit sa carrière à Paris (Cristobal, Annette ou la chasse aux papillons) et publia deux romans. Journaliste après 1945, scénariste (une quinzaine de films), il aborda bientôt le roman policier avec Elle avait trop de mémoire (1957). Vous souvenez-vous de Paco ?obtint le Grand Prix du roman d'aventures en 1958. Charles Exbrayats'illustra ensuite dans le roman policier humoristique avec uneréussite constante et des créations de personnages attachants. Il futdirecteur du Club du Masque. Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma.Il a été, entre autres, le créateur du personnage d'Imogène et le narrateur de ses aventures.Le centenaire de Charles Exbrayat a été célébré le 5 mai 2006, à la mairie de Saint-Étienne.Un prix Charles-Exbrayata été créé pour récompenser chaque année un roman policier paru dansl'année et « qui aurait plu à Charles Exbrayat ». Le jury est composéde lecteurs de communes où Exbrayat a vécu (Saint-Étienne, Tarentaise et Planfoy, dans la Loire). Le Prix Charles-Exbrayat est attribué lors de la Fête du Livre de Saint-Étienne.

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Re: Biographies

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