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L'étranger d'Albert Camus

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L'étranger d'Albert Camus

Message par Admin le Ven 13 Nov - 13:47




CAMUS


PREMIERE
PARTIE



1. CHAPITRE I


  • résumer le chapitre 1



Mersault apprend que sa mère
est morte (jeudi). Il doit donc se rendre à l'asile de vieillards situé à
Marengo à 80kms d'Alger pour la veillée et l'enterrement du lendemain. Il a
obtenu deux jours de congé de son patron.



Après un trajet épuisant par
la chaleur, il est reçu à l'asile par le directeur. Nous apprenons que la mère
de Meursault y était depuis 3 ans, son fils unique ne pouvant subvenir à ses
besoins. La dernière année, Meursault a espacé ses visites à l'asile. Il refuse
de voir le corps de sa mère et commence la veillée en compagnie du
concierge,parisien, qui occupe le poste depuis 5 ans et qui s'estime différent
des pensionnaires.Meursault sympathise avec le concierge, fume une cigarette
avec lui. Les pensionnaires amis de la mère de Meursault font leur apparition
et Meursault découvre un monde étrange comme s'il venait lui-même d'ailleurs
pour ces vieux. Après une nuit faite de demi-sommeils, Meursault rencontre une
nouvelle fois le directeur et le convoi peut se mettre en route accompagné,
outre Meursault, du directeur, de l'infirmière de service et de Thomas Perez,
le "fiancé". C'est un véritable chemin de croix tant le soleil est
ardent, rythmé par les apparitions et les disparitions de Pérez qui coupe à
travers champs pour compenser une marche handicapée par sa claudication. De la
suite, Meursault n'a gardé que des images fortes: les propos de l'infirmière
déléguée, l'évanouissement de Pérez éprouvé par l'effort et l'émotion, un vertige
de couleurs et d'impressions et son soulagement de revenir à Alger pour se
reposer.



  • décomposer le chapitre en
    fonction du temps qui s'écoule.




  1. Aujourd'hui : temps de
    départ du récit [ nous sommes en réalité le jeudi]

  2. Deux heures de
    l'après-midi (autobus; arrivée prévue dans l'après-midi) : cet horaire est
    attesté au § 2 ( "je prendrai l'autobus à deux heures") et
    repris § 3 ("j'ai pris l'autobus à deux heures").

  3. Le soir était tombé
    brusquement. Très vite, la nuit s'était épaissie au-dessus de la verrière.
    (Pendant la veillée)
  4. Je crois que j'ai
    somnolé un peu.

  5. Peu après, une des
    femmes s'est mise à pleurer [ § 16 après l'entrée des amis de la mère de
    Meursault].
    La femme pleurait toujours.
    Après un long moment.

  6. Nous sommes restés un
    long moment ainsi.
    [§ 17]
  7. Ensuite, je ne sais
    plus. La nuit a passé [ § 18] [ Le vendredi commence]

  8. Quand je suis sorti, le
    jour était complètement levé [ § 19]

  9. Il m'a prévenu qu'il
    faudrait au moins trois quarts d'heure de marche pour aller à l'église qui
    est au village même[§ 22]

  10. Je ne sais pas pourquoi
    nous avons attendu assez longtemps avant de nous mettre en marche




Il résulte de tous ces
relevés que les axes temporels sont nombreux :



D'une part, il y a le temps
réel d'écoulement du récit : un jour et demi (du jeudi vers midi au vendredi
midi pour l'enterrement et au vendredi soir pour le retour à Alger).



Ensuite, le temps qui
s'écoule est fréquemment évoqué par des références à l'heure, ou à la nuit qui
tombe et donc aux lumières qu'on allume, ou encore au jour qui se lève, ou
encore à la course du soleil dans le ciel. De temps en temps, c'est la durée du
trajet qui est précisée (2H pour le départ du bus, arrivée dans l'après-midi;
3/4 d'heure pour le chemin de l'asile au cimetière).



Pourtant, malgré ces
indications, on ne peut s'empêcher de noter une certaine imprécision qui fait
basculer le récit dans un temps au fond sommaire :



Nous ne pouvons nous situer
dans un temps précis d'année, de jour. Nous avons plus le sentiment d'un temps
étiré auquel s'ajoute l'impression d'un passé lointain auquel contribue le
passé composé. Impression de léthargie ? Sans doute . Pourquoi ? Peut-être pour
mieux faire ressortir le mode de vie de Meursault, à la limite de la monotonie,
rythmé par le travail et l'ordinaire de la vie. L'habitude est un mot repris de
Meursault qui semble conditionner sa vie. Voilà pourquoi, ce qui sort de
l'ordinaire est dérangeant, comme était dérangeant le fait d'aller le dimanche
voir sa mère et de perdre ainsi le seul jour de liberté qu'il avait. Mais qu'en
faisait-il de ce jour ? Nous n'aurons pas longtemps à attendre pour le savoir :
le chapitre II nous le dévoilera !



  • étude des personnages
    principaux du chapitre : Meursault, le directeur de l'asile, le concierge,
    Pérez




Les personnages principaux
du chapitre sont évoqués de manière frappante. Le personnage principal,
Meursault , étant le narrateur, nous n'en découvrons pas réellement l'aspect
physique.Il n'en est pas de même du concierge ou du directeur ou de Pérez .En
ce qui concerne le directeur, ce qui frappe, physiquement, outre son âge (petit
vieux), c'est sa Légion d'honneur et ses yeux clairs. Le lendemain, Meursault
notera qu'il porte un vêtement noir et un pantalon rayé. Outre son aspect
physique, le directeur symbolise la loi qui régit l'asile, puisqu'il prend les
décisions et en informe Meursault.



Le concierge est un peu plus
décrit physiquement que le directeur, puisque nous apprenons qu'il a une
"moustache blanche", "de beaux yeux, bleu clair, et un teint un
peu rouge".Par contre, il apparaît comme un homme volontiers liant,modeste
("Madame votre mère") qui bien qu'entré comme indigent à l'asile, se
sent différent des autres pensionnaires puisqu'il participe au fonctionnement
administratif de l'asile. Originaire de Paris, il se sent aussi d'ailleurs par
ce fait même. Pourtant, il sait au fond se montrer proche et serviable en
apportant du café au lait, ou du café, en fumant une cigarette, en renseignant
Meursault sur la maladie de la garde, ou sur l'arrivée des petits vieux amis de
la mère de Meursault.



Mais, c'est sans doute Pérez
qui est décrit le plus complètement. D'abord, il est décrit dans son allure :
"un vieillard à l'allure emprunté". Puis suit une longue description
: "Il avait un feutre mou à la calotte ronde et aux ailes larges [...], un
costume dont le pantalon tire-bouchonnait sur les souliers et un noeud d'étoffe
noire trop petit pour sa chemise à grand col blanc. Ses lèvres tremblaient
au-dessous d'un nez truffé de points noirs. Ses cheveux blancs assez fins
laissaient passer de curieuses oreilles ballantes et mal ourlées dont la
couleur rouge sang dans ce visage blafard me frappa."



On apprend plus loin que
"Pérez claudiquait légèrement" et, à la fin, on nous décrit "ses
rides", les "grosses larmes d'énervement et de peine [qui] ruisselaient
sur ses joues" et s'étalaient sur "ce visage détruit". Plus loin
encore, Camus résume le portrait de Pérez par un lapidaire "pantin
disloqué".



Pourtant, ces personnages ne
sont pas articulés de la même manière les uns par rapport aux autres. Pérez par
exemple occupe toute la fin du chapitre : son portrait amorcé sous un ton
ridicule, se termine de manière pathétique, sans que le ridicule ait totalement
disparu.



Le concierge est proche de
Meursault tandis que le directeur se veut digne, même sous la chaleur. Mais, le
plus humain est sans doute Pérez, parce qu'il souffre tant physiquement que
moralement. Et d'une certaine manière, on peut se demander se qui différencie
tous ces hommes. Le devoir ? Le concierge est plus ou moins un homme de devoir,
le directeur entièrement et tous les deux portent des noms de fonction; mais
Pérez seul nous est présenté avec son nom et son prénom. On pourrait pensé que
Thomas Pérez accomplit son devoir à l'égard de la mère de Meursault, mais son
abnégation, sa souffrance et son évanouissement final, le tout sans une parole,
nous montre que ce chemin qu'il faisait le soir avec la mère de Meursault, il
l'accomplit une fois de plus, mais sans pouvoir accepter l'idée que c'est pour
la dernière fois. On peut donc considérer que Pérez, plus ou moins directement
dresse un hymne à la vie, hymne pathétique et ridicule à la fois.



  • qu'est-ce qui gêne
    Meursault tout au long de ce chapitre ?




Il semble que la première
gêne de Meursault, passagère, provienne de l'absence de date quant à la mort de
sa mère. Faut-il considérer que l'attitude de son patron ait été gênante pour
lui pour qu'il ait besoin de se justifier ? Ou encore lorsque le directeur
évoque sa mère entrée à l'asile il y a trois ans ? On peut en effet que
Meursault se soit senti sinon gêné du moins blessé ou attaqué.



Par la suite, il dira
explicitement être gêné par le silence des pensionnaires venus veiller sa mère



Mais, manifestement, ce qui
gêne Meursault le plus c'est la lumière, la chaleur, les odeurs fortes :



- l'éclat de la lumère sur
les murs blancs [le] fatiguait



- il avait "chaud sous
[ses] vêtements sombres



- "Tout cela, le
soleil, l'odeur de cuir et de crottin de la voiture, celle du vernis et celle
de l'encens, la fatigue d'une nuit d'insomnie, me troublait le regard et les
idées"



Pourtant, l'impression de
gêne provient-elle du sentiment de Meursault ou de celui que nous ressentons à
son égard ? Il est certain que le regard de Meursault sur les êtres et les
choses ne peut nous laisser indifférents parce qu'il marque sans cesse un
décalage, identique à celui que l'on ressent à lire la Nausée de Sartre.



  • Etude d'un passage :



Il me semblait que le convoi
marchait un peu plus vite. Autour de moi c'était toujours la même campagne
lumineuse gorgée de soleil. L'éclat du ciel était insoutenable. A un moment
donné, nous sommes passés sur une partie de la route qui avait été récemment
refaite. Le soleil avait fait éclater le goudron. Les pieds y enfonçaient et
laissaient ouverte sa pulpe brillante. Au-dessus de la voiture, le chapeau du
cocher, en cuir bouilli, semblait avoir été pétri dans cette boue noire.
J'étais un peu perdu entre le ciel bleu et blanc et la monotonie de ces
couleurs, noir gluant du goudron ouvert, noir terne des habits, noir laqué de
la voiture. Tout cela, le soleil, l'odeur de cuir et de crottin de la voiture,
celle du vernis et celle de l'encens, la fatigue d'une nuit d'insomnie, me
troublait le regard et les idées.Je me suis retourné une fois de plus : Pérez
m'a paru très loin, perdu dans une nuée de chaleur, puis je ne l'ai plus
aperçu. Je l'ai cherché du regard et j'ai vu qu'il avait quitté la route et
pris à travers champs. J'ai constaté aussi que devant moi la route tournait.
J'ai compris que Pérez qui connaissait le pays coupait au plus court pour nous
rattraper. Au tournant il nous avait rejoints. Puis nous l'avons perdu. Il a
repris encore à travers champs et comme cela plusieurs fois. Moi, je sentais le
sang qui me battait aux tempes.`



Préparer une introduction du
passage.



Introduction :


Meursault, un modeste employé de
bureau qui vit à Alger dont la mère vient de mourir accompagne sa dépouille
mortelle jusqu'au cimetière. Nous sommes à la fin du chapitre I de l'Etranger
et, peu après ce passage et la mise en terre Meursault regagnera son domicile.



Le nom de Meursault n'est,
semble-t-il pour Camus, que l'association de mer et de soleil. Mais il n'est
pas nécessaire pourtant d'aller si loin pour s'apercevoir de l'importance du
soleil: le passage ci-dessus est tout entier marqué par la puissance du soleil.
Cette puissance est d'ailleurs telle que l'événement raconté semble secondaire,
soulignant le paradoxe du roman dont le récit au premier plan cède la place à
un récit plus profond, mais qui à travers un ensemble de symboles, ouvre la
voie à une autre réalité, celle du monde de Camus et de ses significations.



1.
LE RECIT.



  • Un texte narratif :

    • on y trouve en effet
      l'évocation d'événements qui se succèdent chronologiquement :


      • le
        constat de l'échauffement du goudron lié à la force croissante du soleil

      • le
        regard en arrière de Meursaul

      • la disparition constaté de Pérez
      • la
        découverte de Pérez en train de couper à travers champs

      • le
        retour de Pérez, au tournant de la route.


    • on constate aussi une
      dimension descriptive liée à l'utilisation d'éléments soulignant la durée
      comme


      • les
        verbes (être, verbe d'état, x 3)

      • le temps
        (imparfait : semblait, le convoi marchait, c'était, l'éclat du ciel
        était, enfonçaient, laissaient, semblait, j'étais,troublait) et

      • des
        adverbes qui traduisent une durée : "c'était toujours"
        "je ne l'ai plus aperçu"

      • une
        expression vague : "à un moment donné"


    • Comme souvent dans un
      texte descriptif, l'auteur use d'images, de métaphore :


      • métaphore
        liquide : la campagne est gorgée de soleil ( la terre serait
        habituellement gorgée d'eau après une pluie), le goudron devient une
        "boue noire", un goudron gluant; et, plus loin, on
        évoque une nuée (nuage anonciateur souvent de pluie) de chaleur.

      • métaphore
        du fruit : Camus parle de la "pulpe brillante" du goudron, que
        le "soleil avait fait éclater"


    • De même on voit de
      nombreux éléments permettant de situer la scène :


      • campagne,
        route, ciel, soleil, voiture, crottin, vernis, encens, tournant

      • adjectifs
        de couleur : boue noire, ciel bleu et blanc, noir x3


    • Voire des éléments
      traduisant des sensations :


      • liées à
        la lumière brutale : éclat , lumineux, gorgée de soleil,

      • qui
        soulignent la violence : insoutenable, fait éclater, cuir bouilli ,
        pétri, battre les tempes

      • mais
        dont le but essentiel est de traduire cette atmosphère pénible dans un
        élément hostile à l'homme et dont la durée semble s'éterniser à la fois
        pour signifier le caractère pénible de ce qui est vécu, et aussi
        peut-être pour souligner comme une sorte de lieu hors du temps et de
        l'espace.



  • Des acteurs dans un
    décor:


    • un décor placé en
      croix : verticalité ciel-terre (ciel et goudron ouvert), horizontalité
      de la campagne, de la route, et plus marquée encore par le repérage
      devant-derrière [devant moi la route tournait].

    • les acteurs sont deux,
      voire trois : le narrateur qui est aussi un observateur, et Pérez,
      infirme, qui tente d'utiliser sa connaissance du pays pour ne pas être
      distancé par le convoi qui avance trop vite pour lui.On pourrait
      adjoindre cependant à ces deux acteurs un troisième, le soleil tant son
      omniprésence se fait sentir [Champ lexical intense : lumière + soleil
      répété 3 fois, + chaleur]





2.
LE SYMBOLE



  • Le texte, pour qui se
    donne la peine de le scruter témoigne d'une forme de
    manichéisme assez étonnante :

    • le texte se divise en
      2 parties :


      • la
        première développant plutôt une dimension descriptive, fondée sur
        l'immobilité,

      • la
        seconde évoquant plutôt une structure narrative avec le personnage de
        Pérez


    • Au blanc et au bleu du
      ciel (deux couleurs) s'oppose le noir, comme si le soleil dont la
      manifestation première est la lumière (et dont la traduction est le blanc
      en physique, toutes les couleurs) n'a pour conséquence sur terre que le
      noir

    • Au soleil symbole de
      vie, s'oppose ce soleil symbole de mort, qui détruit tout sur son
      passage, et dont l'expression, pour l'homme est la souffrance, celle de
      Pérez par exemple, au premier chef.

    • Il est étonnant de
      constater qu'à la linéarité du déplacement de Meursault (n'oublions pas
      qu'il est sur une route, que le "convoi marchait"), s'oppose
      l'impression d'un piétinement : la seule marque du déplacement
      (normalement horizontal) est l'enfoncement des pieds dans le goudron
      (profondeur, verticalité). L'expression d'ailleurs utilisée par Camus
      souligne encore plus cette passivité : "les pieds y
      enfonçaient" et "laissaient ouverte".Mieux, Meursault
      semble suspendu entre le ciel et le goudron , ayant perdu tout repère :
      "j'étais un peu perdu entre le ciel [...] et la monotonie de ces
      couleurs".

    • Enfin, le manège de
      Pérez, qui au départ semble traduire une variété des mouvements
      s'installe dans un cycle qui devient à son tour élément de monotonie.


  • En effet, cet
    enterrement revêt dans le roman une dimension symbolique:


    • Le personnage de Pérez
      est prémonitoire, lui qui court pour rattraper le convoi et qui, à peine
      il l'a rejoint, doit s'en séparer pour ne pas en être détaché
      définitivement. En fait il témoigne, à sa manière de l'absence d'issue
      pour l'homme dans ce monde, coincé entre le soleil et la terre, dans des
      sortes de limbes, entre la vie et la mort, que reste-t-il aux hommes ?

    • Ensuite, Pérez, le
      fiancé, est le symbole de ce désir de vie des hommes, et de ce refus
      -même à la vieillesse- d'accepter de mourir.

    • D'une part on ouvre le
      roman sur une fin

    • D'autre part,
      symboliquement, à cette mort sous le soleil correspond le meurtre au
      chapitre 6, lui aussi sous le soleil

    • Enfin, le dernier
      chapitre de la deuxième partie, qui se tient la nuit, avant le lever d'un
      nouveau jour qui verra la mort de Meursault, témoigne de la mort du fils
      après celle de la mère. Mais paradoxalement, cette mort est vécue comme
      une sorte d'exigence, d'ivresse de vie.


  • En somme, par ce livre
    sombre, qui frappe trois coups avec trois morts (la mère, l'arabe, et le
    fils), Camus, sans doute pose un reflexion multiple :


    • Celle de la vie
    • Celle du jugement que
      nous portons sur la vie des autres

    • Celle de notre
      responsabilité à vivre la vie, à prendre conscience de son unicité, de sa
      brièveté et du scandale que revêt la mort.
      C'est donc un drame existentiel que nous propose Camus


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