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Elèves de la CE/9 ceci vous intéresse........

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Elèves de la CE/9 ceci vous intéresse........

Message par Admin le Sam 17 Oct - 12:38

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Re: Elèves de la CE/9 ceci vous intéresse........

Message par Admin le Sam 31 Oct - 13:20






www.comptoirlitteraire.com





André Durand présente





’Le horla’’


(1885)





nouvelle de MAUPASSANT





(500 pages)





pour laquelle on trouve :





l’examen de la genèse (page 2)





un résumé (page 2)





puis successivement l’examen de :





l’intérêt de l’action (page 4)





l’intérêt littéraire (page 5)





l’intérêt documentaire (page 5)





l’intérêt psychologique (page 6)





l’intérêt philosophique (page 6)





la destinée de l’œuvre (page 7)








Bonne lecture !





Genèse





L'idée de
cette histoire, dont on pourrait être tenté de chercher l’origine chez Hoffmann
ou Poe, qui aurait été donnée à Maupassant par Léon Hennique qui l’aurait
lui-même reçue du dr Charcot, lui a plutôt été inspirée par son propre état
mental. Comme il l’inquiétait, il avait fréquenté les cours de Charcot à la Salpétrière qui
montrait l’impuissance de l’être humain à assumer l’entière responsabilité de
ses actes, en une fin de siècle où on mettait en relief une aboulie
généralisée.



Elle avait
été annoncée par “Lettre d'un fou
(1885) où un homme qui se pose des questions sur sa santé mentale écrit à son
médecin qu'il voudrait entrer dans une maison de santé. Il vivait normalement
jusqu'à ce qu'il se soit rendu compte que «nous
sommes entourés de l'Inconnu inexploré
». Il fait tout pour voir un être
constitué d'une substance transparente dont il sent la présence, un jour, dans
une pièce pourtant bien éclairée où il l'empêche de se voir dans le miroir. Il
ne l'a plus jamais revu, mais il a, dans le miroir, des visions hideuses.






Du ‘’Horla’’, il existe deux versions.





La première
fut écrite en 1886 à la troisième personne et parut dans “Gil Blas”.



Dans la
maison de santé qu'il dirige, le Dr Marrande a réuni « trois de ses confrères et quatre savants» pour écouter la confession
d'un malade qu'il qualifie de cas « le
plus bizarre et le plus inquiétant qu'
[il] ait jamais rencontré ». Le patient raconte alors sa vie dans sa
propriété normande des bords de Seine, son existence calme et sereine jusqu'à
ce jour d'automne de l'an passé où il fut pris de « malaises bizarres et inexplicables». Des cauchemars s'ensuivirent,
entraînant fatigue et amaigrissement ; puis survinrent des faits inexplicables
: une carafe d'eau fut bue de nuit, dans sa chambre verrouillée ; une rose fut
cueillie par une invisible main au cours d'une promenade ; un verre se brisa
tout seul ; une page fut tournée pendant une lecture. Ainsi en vint-il à la
certitude qu'il existait à son côté un être invisible et maléfique. L'épiant
sans cesse, il le surprit un soir alors que l'être venait de lui dérober son
reflet dans une glace. Depuis, il s'est retiré ici, dans la maison de santé.
Sans vraiment expliquer son mal, il peut au moins le relier au passage (peu
avant l'apparition des premiers troubles) d'un trois-mâts en provenance du
Brésil où sévissait une épidémie de folie.



Le récit de
son patient achevé, le Dr Marrande conclut : « Je ne sais si cet homme est fou ou si nous le sommes tous les deux ...
ou si ... si notre successeur est réellement arrivé
. »






L'année
suivante, Maupassant se remit à l'histoire, la refit entièrement à la première
personne, sous forme d’un journal.









’Le
Horla’’






(deuxième
version)






Nouvelle de
27 pages






Le narrateur, qui se trouve chez lui, près de Rouen,
écrit son journal.






8 mai :
Étendu dans l'herbe, il contemple la nature printanière et la maison dans
laquelle il a grandi. Il admire le cours ondoyant de la Seine et le passage d'un
superbe trois-mâts brésilien. Il écrit : « Quelle journée admirable ! […] J'aime
ma maison



12 mai :
« J'ai un peu de fièvre, [...] Je me sens triste, [...] ». Il s’est
réveillé souffrant, et médite sur les influences mystérieuses qui peuvent
altérer l'état physique et moral de l'être humain : « Comme il est profond ce mystère de
l'Invisible !
»



16 mai :
Il passe d'une humeur enjouée à un sentiment de nervosité et de désolation,
accompagné de forte fièvre : « Je
suis malade, décidément !
»



Au fil des
semaines, ce malaise apparemment anodin semble empirer. La fièvre monte, mais
le médecin ne décèle aucun symptôme alarmant. Mais le narrateur accepte un
traitement à base de bromure et de douches qui ne l’empêche pas d’éprouver le
besoin de s'enfermer dans sa chambre, sans pour autant en ressentir une
quelconque sécurité : une fois les verrous poussés naît une crainte diffuse de
se coucher. Après avoir inspecté chaque recoin de la pièce, il s'étend, tentant
d'analyser la peur qui le tenaille. Serait-ce un dérangement physique? Étreint
d'une angoisse indescriptible, il s'efforce d'atteindre le sommeil. Chaque
jour, le même cauchemar l'envahit après quelques heures : quelqu'un s'approche
de lui, le regarde, le palpe, monte sur son lit, s'agenouille et tente de
l'étrangler : « Cette nuit, j’ai senti
quelqu’un accroupi sur moi, et qui, sa bouche sur la mienne, buvait ma vie
entre mes lèvres
». Après un moment de paralysie somnolente, il se réveille
en sursaut, couvert de sueur. Or la pièce est vide et tout y est normal. Chaque
crise est suivie d'une période de calme qui dure jusqu'à l'aurore



25
mai : « Mon état, vraiment, est
bizarre.
»



2
juin : « Mon état s'est encore
aggravé.
» Durant les jours qui
suivent, il tente d'échapper à cette étreinte floue. Mais une promenade dans la
forêt de Roumare ne lui apporte pas de répit : « Il me sembla que j'étais suivi ».



3 juin :
« Je vais m'absenter. [... ] Un petit voyage, sans doute, me remettra.
»



2
juillet : « Je rentre. Je suis guéri
Il a fait un court séjour au mont Saint-Michel. Le décor idyllique et
l'ambiance sont propices à la méditation. Un moine lui raconta de vieilles
légendes locales, justifia le surnaturel et le rassure en lui parlant de la
faiblesse de la perception qu'a l'être humain : il ne peut appréhender le
centième de ce qui existe ; ainsi, le vent qui gémit, qui abat les arbres, qui
renverse des navires, est pourtant invisible : « Le vent [...] l'avez-vous vu,
et pouvez-vous le voir? II existe pourtant



4
juillet : « Décidément, je suis
repris
. » Ses cauchemars le harcèlent à nouveau.



5
juillet : « Ai-je perdu la raison?
» se demande-t-il car, au cours de ses nuits d'angoisse, il a fait une
découverte effarante : sa carafe d'eau, pleine le soir, est vide à l'aube, et
il reste « éperdu d’étonnement et de
peur, devant le cristal transparent
». Un être étranger boit son eau et
mange son pain. Il se croit somnambule, seule hypothèse rationnellement
acceptable bien que, confusément, il décèle depuis longtemps une présence à ses
côtés.



6
juillet : « Je deviens fou. »



10 juillet :
Afin d'écarter la possibilité de la folie, il se livre à une expérience : il scelle
d'un linge le goulot de la carafe. Mais, au petit matin, l'eau a été bue :
« Décidément, je suis fou ! » « Je vais partir tout à l'heure pour Paris. »



12
juillet : « Paris ! J'avais donc
perdu la tête les jours derniers
.» Il y rend visite à une cousine, Mme
Sablé, et se calme. Mais il assiste chez
elle à une expérience faite par un médecin, le dr Parent, pour qui «l'homme, impuissant face aux forces
mystérieuses qui l'entourent, tente de suppléer, par son intelligence, à
l'impuissance de ses organes
» : il l’a hypnotisée et, le lendemain,
elle a obéi à la suggestion télépathique.



16
juillet : Il constate : « J'ai
vu hier des choses qui m'ont beaucoup troublé.
»



30 juillet.
- « Je suis revenu dans ma maison depuis
hier. Tout va bien



Mais il est
rapidement de nouveau en proie à l'angoisse :



6 août : « Cette fois, je ne suis pas fou. J'ai vu ... J'ai vu ... Je ne puis plus
douter
.» Admirant un de ses rosiers, il voit une tige se plier sous
l'action d'une main invisible et la fleur monter puis disparaître. Figé
d'horreur, il ne peut croire à une hallucination.



7
août : « Je me demande si je suis
fou
. » Il a vu tant d'hommes en proie à la démence, tenant par
ailleurs des raisonnements d'une logique implacable.



9 août : Pendant plusieurs jours, il n'y
a pas de manifestations. Mais il est tout de même inquiet et les nuits
affreuses se succèdent : « Rien,
mais j'ai peur
. »



13
août : Il se sent incapable de partir, se sent envoûté, possédé par une
force obscure qui anéantit sa volonté, et guide ses moindres faits et
gestes : « Je ne peux plus vouloir ;
mais quelqu'un veut pour moi, et j'obéis
. »



14
août : Il lit un traité du philosophe Hermann Herestauss sur les habitants
inconnus du monde qui lui impose l'idée d'êtres supérieurs aux humains venus de
l'espace : « Je suis perdu.
Quelqu'un possède mon âme et la gouverne.
» Il passe ses nuits à épier
son invisible agresseur qui ne le quitte plus. Une nuit, il voit « une sorte de transparence opaque », « sans contours nettements arrêtés »,
c’est l'être qui, dans son fauteuil, lit son livre : sur le bureau, les pages
tournent toutes seules. Il cherche à le saisir, ne le peut, sachant cependant
qu'il a peur.



19 août
(1) : « Je sais ... je sais ...
je sais tout.
» Il lit un article de la ‘’Revue du monde scientifique’’ sur un cas de folie collective ayant
atteint les habitants de San Paulo, au Brésil : ils fuirent de toute part, se
disant «possédés par des êtres invisibles
bien que tangibles, des sortes de vampires qui se nourrissent de leur vie
».
Le trois-mâts brésilien lui aurait-il apporté cet être supérieur, celui qui «succédera à l'homme», étape logique de
l'évolution, celui qui, croit-il, lui crie son nom : le «Horla» ! « Malheur à nous. Il est venu le ... le ... le
Horla
. »



19 août (2) :
Il tente de lui tendre un piège. Il veut le cerner, mais n'arrive qu'à le voir
: sentant la présence derrière lui, il se lève précipitamment et se retourne,
se trouvant ainsi face à la glace de sa chambre : or, il n'y voit pas son
reflet : l'immatérialité du Horla le lui a volé, l'espace de quelques instants.
«Je le tuerai! Je l'ai vu. »



20
août : « Le tuer, comment? puisque je ne peux l'atteindre? »



10
septembre : « Rouen. Hôtel
Intercontinental. C'est fait... c'est fait. .. mais, est-il mort?
» Dans
un sursaut d'énergie désespéré, le narrateur a tenté de détruire cet être
insaisissable en l'enfermant dans la maison dont il est sorti en y mettant le
feu, abandonnant ses domestiques à leur épouvantable sort dans le brasier. Il
assista, délivré et effondré, à la lente progression des flammes. Mais une
angoisse l'étreignit aussitôt : « Non...
non... sans aucun doute... il n'est pas mort. Alors... alors... il va donc
falloir que je me tue, moi !
... »






Analyse





(la
pagination est celle du Livre de poche)






Intérêt de
l'action






L'incertitude
qu'engendraient les dernières lignes de la première version s'est étendue à
toute la version de 1887, qui est la plus célèbre et la plus longue (des deux
tiers). La forme du journal intime rendit plus réaliste et plus impressionnant
le déroulement de l'intrigue, et permit à Maupassant de supprimer tout
intermédiaire entre le diariste et le lecteur : par là même celui-ci devient le
seul juge de l'aventure vécue par le héros.



Le temps
s'écoule d’abord lentement, puis, dans l'espace clos de la chambre, lieu intime
s'il en est, l'auteur ménage un crescendo, la tension croît jusqu'au paroxysme.
Les objets familiers et innocents de prime abord donnent également naissance à
l'angoisse : de rassurants, ils deviennent étrangers et agressent le narrateur :
quoi de plus terrifiant qu'une carafe qui se vide toute seule, qu'une page de
livre qui se tourne comme par enchantement, qu'une rose dont la tige se casse
sous une main invisible? qu’un miroir sans reflet (peut-être, la maison étant
celle de Flaubert à Croisset que Maupassant décrivit dévotieusement dans son ‘’Étude
sur Gustave Flaubert’’
qui servit de préface aux ‘’Lettres de Flaubert à George Sand’’ : « C’était une jolie maison blanche, de style ancien, plantée tout au bord
de la Seine, au
milieu d’un jardin magnifique
[…] Des
fenêtres de son vaste cabinet de travail, on voyait passer tout près, comme
s’ils allaient toucher les murs avec leurs vergues, les grands navires qui
montaient vers Rouen, ou descendaient vers la mer
. »



On remarque
une anomalie : il y a deux entrées pour le 19 août. Mais elle a été
vraisemblablement voulue par Maupassant
car, dans d’autres nouvelles, ‘’Mes
vingt-cinq jours’’
(1885), ‘’Un fou?’’
(1885), la chronologie s’enraie aussi au
mois d’août. Or c’est le mois où il est né et où est né aussi le Horla (« il me semble qu’il me crie son nom »)
qui vient prendre sa place (« je ne
me vis plus dans ma glace
»).



(le Horla ne serait-il donc pas son fantôme,
le fantôme de la littérature?)souvenir de la difficulté rencontrée lors du tirage
des clichés du maître après sa mort). L'art de Maupassant réside dans le fait
de créer l'étrange au moyen du quotidien, de l'anodin. L'histoire, fondée sur
la croyance en un être invisible qui viendrait dominer l'humanité, est donc
fantastique. Il introduisit un fantastique nouveau, tout intériorisé, fondé sur
la débâcle de la raison, soutenu par une interrogation de l’être sur sa propre
identité. Le journal étant brusquement interrompu, on peut croire que le
diariste a sombré dans la folie.



Si Maupassant
décrivit, dans de nombreux autres contes, l'être ou l'objet fantastique avec
force détails (“La main d'écorché”, “Apparition”), “Le Horla”, quant à lui, fait naître la terreur par sa seule
présence insaisissable. Tout son être invisible pèse sur la chambre désolée et
étreint le narrateur jusqu'à lui glacer l'âme. Aucune description horrible n'en
dessine les traits. Pourtant, le lecteur, tout comme le héros, a la certitude
de sa présence. L'angoisse atteint son paroxysme lorsque le narrateur déclare
avoir «vu le Horla » puisque, l'espace de quelques instants, son
immatérialité lui a volé son reflet ; telle est l'unique et terrible
description que fait Maupassant de l'être qui hante son personnage. Plus que
tout autre détail macabre, cette «apparition»
est stupéfiante : une «transparence
opaque
»... D'autre part, l'hésitation subsiste sur l'état mental du
narrateur. Le fait que le journal soit inachevé laisse craindre que son auteur
n’ait sombré dans la folie. Enfin, Maupassant a renouvelé le thème du double,
présent dans la littérature fantastique depuis Hoffmann.



La
progression est nette : le début anodin ; les hauts et les bas ; l'impression
d'être guéri (à la suite du voyage au mont Saint-Michel puis du voyage à Paris)
puis la rechute ; l’enquête qui est menée avec une certaine rigueur mais qui,
au lieu d’éclairer le mystère, ne fait qu’accroître le trouble et conduit à la
folie, comme par une sorte de fatalité ; les expériences qui sont faites (mais
qui, au lieu d'éclairer le mystère, accroissent le trouble) ; l'alternance de
l'acceptation de l'être supérieur par un raisonnement et de son refus qui suit
immédiatement, d'où la tentative de le supprimer ; la tragédie qui permet le
retour dans la réalité.



Le fait que
le texte soit un journal entraîne un découpage qui n'est pas cohérent car il
n'a pas été écrit tous les jours ou tous les jours n'ont pas été retranscrits.
Il serait intéressant de se demander pourquoi il y a ces creux. Les entrées
sont de longueurs différentes et leur intensité est variable. Les événements
sont-ils inventés ou vécus?






Intérêt
littéraire






Le texte
déploie toute une variété de styles et de tons, tantôt la froideur de
l'observation, tantôt la frénésie de l'émotion (il serait particulièrement
intéressant de remarquer les façons dont elle est rendue : le trouble est
traduit par des phrases bouleversées, elliptiques, incomplètes, au moment, par
exemple, où le nom «horla» est trouvé
: il a probablement été forgé, comme Pierre Castex le suppose, d'après le mot
«horzain» qui, en Normandie (spécialement, le Cauchois et le Roumois), désigne
un étranger. Les figures de style sont nombeuses : comparaisons, métaphores
(dont l’une est particulièrement intéressante mais classique : la désignation
de la Terre, de
notre globe terraqué, comme « un grain
de boue qui tourne délayé dans une goutte d'eau
»).






Intérêt
documentaire






La deuxième
version est enrichie de détails d’un réalisme poussé.



Les lieux
servent à ancrer le récit dans une réalité palpable : les bords de la Seine ; la maison sur les
bords de la Seine,
qui pourrait effectivement être celle que Maupassant y avait près de Rouen ou
celle de Flaubert à Diessard ; le mont Saint-Michel évoqué à partir des notes
de voyage prises directement par Maupassant au cours de sa visite ; Paris.



D'autres éléments
encore sont précisément autobiographiques : le milieu de la bourgeoisie
cultivée à laquelle il appartenait, la vie de célibataire qu'il menait.



Le texte est
un document sur différentes explications de ce phénomème étrange de la part de
celui qui supplie : « Messieurs,
écoutez-moi, je suis calme ; je ne croyais pas au surnaturel, je n’y crois pas
même aujourd’hui
. » :



- La
référence au mystère religieux qui est faite par le moine.



- L’idée
d’une sorte d’incube qui possèderait toutefois un corps fait d’une matière lui
permettant d’échapper à toute investigation des sens, qui serait capable de
raisonnement tout comme les êtres humains, qui s’emparerait d’un individu, lui
imposerait sa volonté jusqu’à en faire son esclave et absorberait, à son
bénéfice, toute son énergie vitale.



- Les
explications qui montrent l’état de la science à l’époque, des pages entières à
caractère scientifique ou parascientifique évoquant le magnétisme, l'hypnotisme
qui était alors une véritable science, utilisée par les médecins de l'école de
Nancy, les études de Charcot (dont Maupassant suivit les cours à la Salpétrière, avec un
jeune médecin autrichien, Sigmund Freud, car il saisissait toute occasion de se
documenter au sujet de la psychiatrie).



- L'idée
d'êtres qui ont traversé l'espace pour dominer le monde, « comme les Normands jadis traversaient la mer pour asservir des peuples
plus faibles
», idée qui court encore dans la science-fiction.



-
L'explication mi-fantastique mi-naturelle par l'épidémie de folie au Brésil due
à des chauves-souris qu'on appelle là-bas vampires et qui serait arrivée en
France justement sur ce bateau qui est passé devant la maison.






Intérêt
psychologique






En fait, le
vrai intérêt documentaire de ce texte, c'est l'évolution de la psychologie du personnage
qui est de plus en plus envahi par la psychose. Il a hanté Maupassant de
nombreuses années, à travers diférentes versions. On en connaît deux et il a
d’abord évolué de l’une à l’autre. La première livrait un certain nombre de
détails sur lui-même : son âge, son état civil, sa fortune, sa demeure, sa
domesticité. Toutes ces précisions furent gommées dans ‘’Le Horla’’ de 1887. Nous ne ne connaissons la couleur blanche de
sa demeure qu’à la fin du récit, au moment où il comprend enfin pour quelle raison
« le Horla » s’est
introduit chez lui.



Ce
cyclothymique a une incontestable propension à la tristesse et son mal, de
nature psychotique, est nourri par un besoin obsessionnel de comprendre,
d'analyser, de savoir. Mais « la solitude
est dangereuse pour les intelligences qui travaillent
[…] Quand nous sommes seuls longtemps, nous
peuplons le vide de fantômes
. » La peur conduit à des inhibitions puis à
une souffrance physique qui disparaît quand se produisent des hallucinations,
une possession mentale qui conduit au délire de persécution et à l'acte de
démence qu'est l'incendie de la maison.



Le
personnage s’analyse en psychologue impitoyable, examine, décrit et caractérise
le mal dont il souffre, s’abîme dans l’obsession de l’analyse du cheminement de
la folie et de la perte de son identité, obsession qui ne cesse qu’avec sa
lucidité même : « Je me demande
si je suis fou
» (9 août) - « Je
ne peux plus vouloir ; mais quelqu’un veut pour moi, et j’obéis
. » (14
août) – « Je suis perdu. Quelqu’un
possède mon âme et la gouverne
. » (19 août).



Ce
personnage, c’est évidemment Maupassant lui-même qui subit le même sort que son
personnage, amené comme il le fut au tombeau par son obsession de la mort.
Comme Maupassant, « le Horla »
aime les bords de l’eau, la solitude, les livres. Mais la demeure du narrateur,
le long de la Seine,
est celle de Flaubert ; et quand il veut prendre au piège « le Horla », il n’écrit pas
vraiment, il fait semblant d’écrire. Cette nouvelle est d’un fantastique
traditionnel : elle déroule un récit bien agencé, parsemé d’indices de plus en
plus troublants qui laissent à la fin le lecteur dans une perplexité parfaite.






Intérêt
philosophique






Maupassant
fait de son trouble personnel une maladie dont le monde entier est atteint, la
frontière s’effaçant entre monde interne et monde externe, la confusion étant
entretenue entre le dedans et le dehors. La nouvelle traduit le désarroi de
l'être moderne qui, ayant perdu les certitudes du passé (celles du moine), est
ouvert à toutes les idées et peut tomber dans les élucubrations les plus
audacieuses et les plus effrayantes découvertes. On constate la fragilité de la
limite entre la raison et la folie. La peur du « horla » est celle de ce qui est hors-là, de ce qui est
différent, de ce qui est autre, de ce qui est hors de notre subjectivité. D'où
le thème du danger d'une trop grande subjectivité.



Messianisme
à rebours cette annonce des fins dernières de l’être humain que proclame la
venue d’un être nouveau






Destinée de
l’oeuvre






La sortie du
‘’Horla’’ eut un retentissement
considérable. La nouvelle déconcerta certains lecteurs, plut à d’autres puisqu’en
cette fin de siècle décadente était annoncée la fin de l’humanité. Maupassant
lui-même, lors de son passage à Rouen, raconta à son ami Pinchon le grand bruit
qu’elle avait fait. Et il entretint le succès de ses dénégations, de ses
demi-aveux, allanyt même jusqu'à prêter le nom de son œuvre à un ballon dont il
promut l’ascension qu’il annonça dans ‘’Le
Figaro’’
du 16 juillet 1887 et à laquelle il participa. Très tôt, le txte
fut republié, repris dans plusieurs périodiques jusqu’en 1892 où, avec sa
tentative de sucide, l’auteur devint lui-même la caution de sa nouvelle , et après
la triste fin qu’il connut, on crut pouvoir y voir un témoignage de ses propres
troubles mentaux.



En 1901, ‘’L’intermédiaire des chercheurs et des
curieux’’
mit au concours la question : « Peut-on attribuer une
origine logique au mot ‘’Horla’’ créé par Maupassant? », question qui n’a
cessé de donner lieu aux spéculations les plus hasardées.






L’œuvre
connut plusieurs adaptations au cinéma : en 1914, ‘’Zlatcha Notch’’ (‘’La nuit
terrible
’’), du Soviétique Evgueni Bauer ; en 1915, ‘’Para Gnedych’’ (‘’Le journal
d'un fou’’
), du Soviétique Yakov Protazanov ; en 1917, ‘’Le yogi’’ de l’Allemand Paul Wegener ;
en 1962, ‘’Diary of a mad man’’ (‘’L'étrange histoire du juge Cordier’’),
de l’Américain Reginald Le Borg ; en 1966, ‘’Le
horla’’
, du Français Jean-Daniel Pollet, avec Laurent Terzieff ; en 1987, ‘’Le horla’’ du Français Pierre
Carpentier ; en 1996, ‘’Hantises’’ du
Français Michel Ferry.









André Durand





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impressions, de vos questions, de vos suggestions !






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Message par Admin le Mer 13 Jan - 15:28

SUIVEZ CE LIEN.........

http://lewebpedagogique.com/quizz/2009/01/15/brevet-quiz-de-francais-la-nouvelle/

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Re: Elèves de la CE/9 ceci vous intéresse........

Message par A-m-i-n-e le Dim 17 Jan - 9:41

[quote="Admin"]SUIVEZ CE LIEN.........

http://lewebpedagogique.com/quizz/2009/01/15/brevet-quiz-de-francais-la-nouvelle/

Votre lien est mort monsieur Very Happy


Dernière édition par A-m-i-n-e le Mar 19 Jan - 12:26, édité 1 fois

A-m-i-n-e

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Re: Elèves de la CE/9 ceci vous intéresse........

Message par Admin le Dim 17 Jan - 11:43

[quote="A-m-i-n-e"]
Admin a écrit:SUIVEZ CE LIEN.........

http://lewebpedagogique.com/quizz/2009/01/15/brevet-quiz-de-francais-la-nouvelle/[/quote]

Votre lien est mort monsieur Very Happy

Le lien est toujours actif c'est ton PC qui a passé l'arme à gauche

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