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La boite à merveilles(Ahmed Sefrioui)

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La boite à merveilles(Ahmed Sefrioui)

Message par Admin le Jeu 1 Déc - 19:14

Fiche de lecture

Titre de l’œuvre : La Boîte à merveilles
Écrite en 1952 à Fès et publiée en 1954 à Paris.
Auteur Ahmed Sefrioui né en 1915 à Fès et décédé en 2004) à Rabat
siècle le 20ème siècle
Genre littéraire : Roman autobiographique (récit à la 1ère personne (je), narrateur=personnage
Genre de littérature : Littérature marocaine d’expression française
Narrateur :Sidi Mohammed (enfant de 6 ans), parfois narrateur adulte (37ans)
Caractéristiques :-La solitude -La capacité d’inventer des mondes fantastiques
La description :Souvent dynamique
Point de vue ou focalisation : Point de vue interne
Les déclencheurs du récit :La nuit et le poids de la solitude
Temps des verbes :- Passé simple et imparfait
-Le présent : Indique souvent la présence d’un narrateur adulte
Niveau de langue : Langue courante Nombre de chapitres : 12 chapitres Nombre de saisons : Trois (l’hiver, le printemps, l’été) Presque un an
Personnages principaux : Sidi Mohammed, sa mère Lalla Zoubida, son père Sidi Abdeslam La voyante Kanza, Driss el Aouad, Rahma, Zineb, Fatma Bziouya, Lalla Aicha, le fqih....
Événement perturbateur : La ruine du père qui a perdu son capital dans le souk
Contenu de la Boîte : Des objets ordinaires et hétéroclites (mêlés)
Symbolisme et fonction de la Boîte : Elle lui permet de s’évader du monde réel. Grâce à sa boîte, il se sentira moins seul et moins triste
Les thèmes : La famille, la solitude
Lieux décrits : Dar Chouafa, le Msid, le bain maure, leur maison, les ruelles, la médina…
Dénouement: Le retour du père et la réouverture de la Boîte /Champs lexicaux : Le monde fabuleux, l’impureté, le désespoir, l’horreur…

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Re: La boite à merveilles(Ahmed Sefrioui)

Message par Admin le Jeu 1 Déc - 19:19


Mon père parut très préoccupé à mon sujet. Il me toucha les tempes plusieurs fois, me prit la main, arrangea ma couverture avec des gestes d'officiant. Je voyais ses lèvres remuer. Je savais qu'il récitait quelque invocation ou quelques versets au pouvoir salvateur. « Je vais peut-être mourir moi aussi, pensais-je. Peut être aurai-je, derrière mon cercueil, des anges beaux comme la lumière du jour ! » J'imaginais le cortège : quelques personnes du quartier, le fqih de l'école coranique, mon père plus grave que jamais et des anges vêtus de soie blanches. A la maison, ma mère pousserait des cris à se déchirer le gosier, elle pleurerait pendant des jours et pendant des nuits. Elle serait toute seule le soir pour attendre le retour de mon père. Non, je ne voulais pas mourir ! - je ne veux pas mourir ! Criais-je en me dressant dans mon lit. Je ne veux pas mourir. Je rejetai la couverture et me mis debout, hurlai cette phrase de toute la force de mes poumons. Mon père me recoucha, tempère par des paroles douces mes angoisses. Ma mère, les yeux bouffis répétait :
-Mon petit enfant ! Mon petit enfant !
Je me calmai. Mes oreilles se mirent à siffler. J'écoutais à travers ce bruit d'eau, ma mère raconter les événements de la journée. La mort de Sidi Mohamed Ben Taher le coiffeur, les malheurs de Lalla Aicha, la vente de ses bijoux et de son mobilier. (...)
Pendant ce temps, entre les franges de mes cils, je voyais descendre du plafond de beaux anges blancs, je distinguais les plumes de leurs ailes couleur d'argent. L'un d'eux posa sur mon lit ma Boite à Merveilles. Elle grandit démesurément, prit la forme d'un cercueil. Tout heureux, j'y entrai. Le couvercle tomba. Dans la boite régnait une fraîcheur de roses et de fleurs d'orangers. La boite fut emportée par delà les nuages dans des palais d'émeraude. Tous les oiseaux chantaient.

I- COMPREHENSION
1. Situez le passage dans l'œuvre dont il est extrait tout en soulignant son genre, son auteur et sa date de parution.
2. Comment se prénomme le narrateur de ce récit ? Quel indice énonciatif montre sa présence dans le texte ?
3. Le petit enfant était un enfant très imaginatif. Qui le montre dans le texte ?
4. Comment imaginait-il les anges qui suivaient son cercueil ? Quelle figure de style a-t-il utilisé pour les caractériser ?
5. Comment imaginait-il le cortège funèbre ?
6. «Les malheurs de Lalla Aicha, la vente de ses bijoux et de son mobilier » A quel événement, le narrateur fait-il ici
allusion ?
7. A la lumière de votre étude de l'œuvre en classe, dites ce que le petit enfant cachait-il dans sa Boite à Merveilles ?.
8. Relevez du texte un exemple de discours rapporté. De quel type de discours s’agit – il ? Quelle est sa valeur?
9. Comment expliquez- vous le passage de l’imparfait au passé simple dans le dernier paragraphe du texte?
10. En quoi ce texte est l’écho d’une partie du 1er chapitre ?
11 .Relevez du 1er paragraphe les indices énonciatifs qui montrent que l’enfant est en proie à des hallucinations ?

Réponses
1.Le texte est tiré de la Boite à Merveilles, roman autobiographique paru en 1954.C'est un roman autobiographique du célèbre auteur marocain Ahmed Sefrioui (1915/2004). Le narrateur nous y raconte une partie de son enfance. Il nous retrace la vie d'une famille marocaine à la médina de Fès. Le coiffeur du quartier vient de décéder, tout le monde est en pleurs. Le petit enfant vit intensément cet événement à tel point que le soir, il tombe malade. 2. Le narrateur se prénomme Sidi Mohamed (c'est lui-même le personnage principal) . Il est présent dans le texte grâce au pronom personnel « je » 3.Le petit enfant était un enfant très imaginatif. Dans ce texte, il s'imagine qu'il y a des anges qui descendent du plafond pour poser sur son lit sa Boite à Merveilles qui prend les dimensions d'un cercueil où il entrera tout heureux. Cela montre à quel point son imagination est fertile.
4. Il les imagine beaux comme la lumière, vêtus de soie blanche. La figure utilisée ici est la comparaison (comparé : les anges, comparant : la lumière du jour, l'outil de comparaison : comme)
5.Il imagine un cortège funèbre simple qui suit son cercueil ; quelques voisins, le fqih, son père et des milliers d'anges
6.Il fait allusion aux malheurs de si Larbi, le mari de Lalla Aicha, avec son associé Abdelkader qui l'a volé tout simplement.
7. Le petit garçon cachait dans sa boite des objets insolites tels que des billes, des boutons, des clous ..

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Re: La boite à merveilles(Ahmed Sefrioui)

Message par Admin le Jeu 1 Déc - 19:21

Sujet : Ahmed Sefrioui a critiqué les superstitions tels que : la voyance, le charlatanisme et le maraboutisme dans « La Boîte à merveilles »(1952). Rédigez un article où vous dénoncez les superstitions du Maroc contemporain.
Les superstitions se définissent comme l’ensemble des croyances et pratiques irrationnelles jugées contraires à la raison et à la religion. Elles sont liées à un pressentiment heureux ou néfaste de certains signes, exemple le mauvais œil .Elles sont dues à l'ignorance ou la crainte. Les superstitieux croient à divers présages, portant bonheur ou malheur. Par ailleurs, elles sont étroitement liées au rang et au niveau socio-économique de l’individu
Certes, la nature humaine est confrontée à la frustration et au désespoir. Or, elles ne sont qu’illusions et mirages qui ne reposent sur aucun fondement scientifique.
A travers son roman autobiographique à caractère ethnographique. Ahmed Sefrioui nous brosse des scènes relatives aux superstitions qui sévissaient dans le Maroc traditionnel où la plupart des marocains végétaient dans la misère. Évidemment, les démunis croupissant dans le dénuement, recourent aux services des charlatans afin de soulager leurs maux physiques et moraux. L'exemple de Lalla Zoubida, la mère du narrateur Sidi Mohammed, et de son amie Lalla Aicha est très significatif .La visite du sanctuaire de Sidi Ali Boughaleb ne les a pas comblées de bénédiction de « baraka » mais elle s'est par contre transformée en cauchemar. Puisque Sidi Mohammed a été la victime de l'attaque d'un « matou» chat. En voilà une critique acerbe glissée par l'auteur afin de dénoncer le maraboutisme ; puisqu’on ne peut espérer la bénédiction et la protection d'un mort.
Bien que les eaux aient coulé sous les ponts, notre société marocaine croit dur comme fer aux miracles des marabouts notamment chez les classes populaires où les mentalités sont restées figées. Effectivement, le besoin pousse les gens à se soulager à l'aide de remèdes bon marché et de recettes miraculeuses moins coûteuses parce que leur budget ne leur permet pas de consulter des spécialistes, ceci est pour eux un luxe. Les soins magiques recherchées auprès d’un marabout, d’un fqih ou d'une voyante constituent tout simplement la quête du bonheur perdu, le recouvrement de la bonne santé mais à des honoraires dérisoires ou en monnaie de singe.
Les mêmes croyances d’antan continuent à sévir au sein de notre société moderne peut-être à un degré moins important qu’autrefois. Mais ils se perpétuent par le biais da la mémoire collective, à cause de l’indigence matérielle et surtout à cause de la misère intellectuelle. Le développement d'une nation passe, certainement, par l'instruction .Or, le taux d'analphabètes est toujours élevé, les conditions de vie de la plupart des foyers marocains laissent à désirer. Certains pour ne pas dire la plupart vivotent en dessous du seuil de la misère.
Bref, lutter contre ce fléau nécessite l'amélioration du niveau socio-économique des citoyens afin de leur permettre de mener une vie décente voire meilleure et de jouir d'une mentalité évoluée et d'un esprit critique, faisant table rase de toute croyance infondée scientifiquement

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Re: La boite à merveilles(Ahmed Sefrioui)

Message par Admin le Jeu 1 Déc - 19:23

Lecture méthodique

Support : L’incipit

« Du début …………..je voulais connaître »

Compétence : Etudier l’incipit d’un roman autobiographique

Capacités : -Analyser l’incipit d’un roman autobiographique

-Étudier l’énonciation et la description

I.Identification du texte
1. Situation :

- C’est le texte qui inaugure le roman autobiographique d’Ahmed Sefrioui,

La Boite à Merveille écrit en 1952.

1 Déterminez la typologie de texte.

2- Quels sont les personnages mentionnés dans ce texte ?

3- Quel est le lieu de l’action ?

II.Hypothèses de lecture :

- L’énonciation dans l’autobiographie.

- La présentation des personnages.

- La description ethnographique.

-III- axes de lecture

1er axe : Indices d’énonciation

« Je » : -correspondance entre l’auteur qui est une personne adulte, et le personnage qui est un petit enfant.

Le « je » renvoie directement à l’auteur et le temps verbal le (présent) renvoie à la situation d’énonciation/écriture.

« Il » : -l’auteur se détache momentanément du personnage en utilisant la 3ème personne du singulier.
Utilisation du présent et des temps verbaux du récit.

- Travail de remémoration

L’auteur personne adulte revient sur son passé

- Retours au présent : l’auteur examine certains faits passés à

travers sa conscience et sa vision actuelle.

Synthèse partielle :

L’écriture autobiographique se caractérise par l’emploi du « Je » Il y a une correspondance entre le narrateur, le personnage principal et l’auteur. On remarque une distance entre l’auteur, qui est une personne adulte et le personnage, un petit enfant dès le début (1ère phrase). Le
« Je » renvoie directement à l’auteur et le présent à la situation d’énonciation /écriture.écriture.
Le « Il » montre que l’auteur se détache momentanément du personnage.L’utilisation des temps du récit prouve un travail de mémoire.L’auteur, personne adulte, renvient sur son passé.On voit
quelques retours au présent, l’auteur examine certains faits passés à travers sa conscience et sa vision actuelle.
2ème axe : La description ethnographique

- Les robes étaient…les silhouettes gesticuler.
- Nos deux fenêtres…sur les patio- un vieux patio dont les carreaux… briques- Il était…au balai de doum.
- La Chouafa gémissait, plaignait… benjoin.

Synthèse partielle :
L’auteur décrit les détails des personnes, des lieux et des objets :
Il dépeint minutieusement la maison où sa famille habitait et le rituel de la maison de la voyante.Ces tableaux descriptifs sont destinés aux
lecteurs européens cherchant le dépaysement et l’exotisme

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Re: La boite à merveilles(Ahmed Sefrioui)

Message par Admin le Jeu 1 Déc - 19:29

SOMMAIRE
Biographie de l’auteur Ahmed Sefrioui 2
La boîte à merveilles : 12 chapitres 2
La boîte à merveilles : Pour une compréhension de l’œuvre 2
Résumé des trois premiers chapitres I; II et III 2
Schéma des trois premiers chapitres 2
Résumé des chapitres IV ; V ; VI et VII 2
Schéma des chapitres IV ; V ; VI ; VII et VIII 2
Résumé des chapitres VIII ; IX ; X ; XI et XII 2
Schéma des chapitres IX, X ; XI et XII 2
Le schéma narratif de la boîte à merveilles 2
Les personnages de la boîte à merveilles 2
Résumé 1 : Test 2
Résumé 2 : Test 2
Résumé 3 : Test 2
Résumé 4 : Test 2
Analyse : La boîte à merveilles 2
Les temps du récit dans la boîte à merveilles 2
Le thème de la famille : la chaleur du giron familial. 2
Le thème de la solitude: la solitude du narrateur 2
Analyse : La boîte entre objet et symbolisme 2
Les champs lexicaux dans la boîte à merveilles 2
Questionnaire de lecture : la boîte à merveilles 2
Compréhension d'un texte 2
Compréhension 1 2
Compréhension 2 2
Compréhension 3 2
Compréhension 4 2
Compréhension 5 2
Compréhension 6 2
Compréhension 7 2
Compréhension 8 2
Compréhension 9 2
Compréhension 10 2
Compréhension 11 2
Compréhension 12 2
Productions écrites : support : la boîte à merveilles 2
Lexique : illustration 2
Le vocabulaire du souvenir / de l’oubli 2
Le point de vue du narrateur 2


BIOGRAPHIE DE L’AUTEUR AHMED SEFRIOUI
Ahmed Sefrioui, écrivain marocain, est né en 1915 à Fès. C’est l’un des premiers fondateurs de la littérature marocaine d’expression française. Passionné de patrimoine, il a occupé des postes administratifs aux Arts et Métiers de Fès, puis à la direction du tourisme à Rabat. Il sera à l’origine de la création de nombreux musées comme Batha, Oudaya et Bab Rouah. Il est mort en mars 2004.
I. Ses œuvres
Le Chapelet d’ambre (Le Seuil, 1949) : son premier roman où il évoque Fès (il obtient le grand prix littéraire du Maroc, pour la première fois attribué à un Marocain).La boîte à merveille (Le Seuil, 1954) : La ville de Fès vue à travers le regard du petit Mohammed. Ce roman ethnographique apparaît comme le texte inaugural de ce qui est aujourd'hui la littérature marocaine d'expression française. La Maison de servitude (SNED, Algérie, 1973). Le jardin des sortilèges ou le parfum des légendes Le (L’Harmattan, 1989)
II. Quelles traces dans son œuvre ?
Écrivain marocain qu’on a tendance à considérer comme le pionnier de la littérature marocaine d’expression française. Il est né à Fès, en 1915, de parents berbères. Le parcours de cet écrivain, est celui de ces petits marocains scolarisés sous le protectorat : l’école coranique est un passage obligatoire pour tout élève avant que celui-ci n’accède aux écoles du colon (dites écoles de fils de notables ou d’indigènes).
III. Caractéristiques de l’œuvre de Sefrioui
Selon des critiques peu cléments, l’auteur de La Boite à Merveilles, ne pourra pas s’affranchir de l’héritage exotique et pittoresque de ses maîtres .Il adoptera un style et une technique d’écriture qui laissent entendre que ses œuvres sont destinées à un lectorat étranger plutôt que marocain. Certains ont vu dans l’œuvre de Sefrioui, en plus du caractère "ethnographique", une absence d’engagement contre l’occupant français et un manque d’intérêt vis-à-vis de tout ce qui se passait dans le pays. Le lecteur de son roman est plongé dans une sorte d’"autofiction" où la réalité se meut avec la rêverie. « On y relève certes, une authenticité et une fraîcheur que lui permet la focalisation par le regard d’enfant, mais aussi des procédés qui rappellent le roman exotique comme l’insistance sur le pittoresque et la présence de mots arabes traduits en bas de page ou commentés dans le contexte, dont la visée implique un lecteur étranger à la culture marocaine. » (Gontard, op.cit.) En plus de ces deux caractéristiques, des critiques vont jusqu’à percevoir chez Sefrioui une certaine aliénation. Mais des spécialistes de la littérature marocaine d’expression française, moins virulents, estiment au contraire que l’absence manifeste du colon dans le récit est une façon biaisée d’ignorer "cet Autre" et "avec beaucoup de mépris". Ils n’hésiteront pas, dans un effort de réhabilitation de Sefrioui, à dire que l’intégration, par ce dernier, de "l’oralité" et des "expressions culturelles populaires" ou de " la vision soufie de l’existence" dans ses romans est une méthode savante de combattre l’ethnocentrisme et l’égocentrisme de l’européen colonisateur, qui considérait ces formes d’expression comme du "folklore" ou comme de la "sous culture. "

LA BOITE A MERVEILLES : 12 CHAPITRES
La symphonie des trois saisons
L’hiver.
Chapitre I : Dar Chouafa.
Chapitre II : Visite d’un sanctuaire.
Chapitre III : Le repas des mendiants aveugles.
Le printemps.
Chapitre IV : Les ennuis de Lalla Aicha.
Chapitre V : L’école coranique.
Chapitre VI : Préparatifs de la fête.
Chapitre VII : La fête de l’Achoura.
L’été.
Chapitre VIII : Les bijoux du malheur.
Chapitre IX : Un ménage en difficulté.
Chapitre X : Superstitions.
Chapitre XI : Bavardage de bonnes femmes.
Chapitre XII: Le retour du père.
Le genre :
Le roman autobiographique est un récit à la 1ère personne fait par un narrateur-personnage distinct de l’auteur. Ce genre dont la souplesse a favorisé la libre exploration du « moi » s’est développé eu XIXème siècle (Proust, Du côté de chez Swann, 1913).
Les frontières entre l’autobiographie et le roman autobiographique sont floues. A ce sujet, Philippe Le jeune précise qu’ « il n’ya aucune différence entre roman autobiographique et autobiographie : c’est à l’extérieur, sur la couverture du livre qu’on apprend que le nom de l’auteur n’est pas celui du personnage-narrateur. »
Dans le cas de "La boîte à merveilles ", les événements sont rapportés à la 1ère personne ; mais à aucun moment, ce pronom ne s’identifie explicitement à l’individu de l’auteur qui s’appelle Sefrioui et se prénomme Ahmed alors que le personnage principal de l’intrigue s’appelle sidi Mohamed fils de Zoubida et du Mâalem Abdeslam le tisserand.
Tableau récapitulatif :
Titre de l’œuvre Nom de l’auteur Date de parution Genre
La boîte à merveilles
raconte la vie quotidienne d’une famille populaire dans la vieille ville de Fès.
Ahmed Sefrioui
Écrivain marocain d’expression française, né à Fès en 1915, décédé le 25 mars 2004. 1954
Écrit en 1952 et publié en 1954.
Le roman autobiographique.


LA BOITE A MERVEILLES : POUR UNE COMPREHENSION DE L’ŒUVRE
Chapitre I :
1) Pourquoi le narrateur ne dort-il pas ?
2) Qu’est-ce qui montre que le narrateur va faire un retour en arrière ?
3) Donnez un synonyme de (l’impasse) dans le deuxième paragraphe.
4) Quel est l’exemple qui montre que le narrateur était solitaire à l’âge de six ans ?
5) Où habitait le narrateur ?
6) A quoi réfère le (nous) dans ‘’ nous habitions ... ‘’ ?
7) La voyante du rez-de-chaussée était adepte de quelle confrérie ?
Cool A quoi s’adonnait la voyante chaque mois ?
9) De combien d’étage se compose Dar Chouafa ? Nommez les locataires de chaque étage.
10) Qu’arrivait-il à la Chouafa pendant la morte-saison ?
11) A quoi le narrateur assimile sa mémoire à l’âge de six ans ?
12) Quelle est la valeur du présent dans « il me reste » ?
13) Qu’est-ce qui distinguait le narrateur des autres enfants de six ans ?
14) Où se trouve l’école coranique du narrateur ?
15) Quel sentiment éprouve le narrateur pour le bain maure ?
16) Relevez dans le paragraphe « je crois n’avoir ... un certain trouble » le va et vient entre les sentiments de L’auteur enfant et les sentiments de l’auteur adulte.
17) Relevez le champ lexical du malaise du narrateur dans le bain maure.
18) Est-ce que l’auteur était-t-il fréquemment soumis à l’épreuve du bain ?
19) A quoi se livrait l’auteur quand sa mère le portait au bain maure ?
20) Comment le narrateur considère-t-il les objets de sa boîte à merveille ?
21) A quoi réfère le narrateur quand il parle de ses ‘’relations dans le monde de la légende’’ ?
22) Quelles sont les fonctions du bain ? ’
23) A quoi est dû le succès de la mère du narrateur auprès de ses voisines ?
24) Montrez comment la mère du narrateur a tendance à la dramatisation.
25) Relevez le rituel de la lessive chez la mère du narrateur.
26) Dans quelle ville vit le narrateur ? Quelles sont les croyances de sa famille ?
27) Montrez comment la mère du narrateur excelle dans l’art de renverser les situations.
28) Est-ce que le mari croit en l’"innocence de sa femme ? Justifiez à partir du texte
29) Pourquoi le narrateur s’évanouit-il ? ,
30) Quelle est l’instance qui raconte dans le texte ? Montrez sa relation avec le genre du roman.
Chapitre II :
1) À quoi était consacré le matin au Msid ?
2) Comment s’appelle la mère du narrateur ?
3) Qui est Lalla Aïcha ? Et que conseille-t-elle à Lalla Zoubida ?
4) Relevez le portrait de Lalla Aicha.
5) Relevez le champ lexical de la promenade vers Sidi Boughaleb.
6) Quelles sont les péripéties de la promenade jusqu’à Sidi Boughaleb ?
7) Une fois arrivé à Sidi Boughaleb, que se passe-t-il ?
Cool Est-ce que les vertus attribuées à Sidi Boughaleb se concrétisent ?
9) Quel est le cérémonial des matinées à Dar Chouafa ?
10) Quelle récompense reçoit Sidi Mohamed le lendemain de sa visite à Sidi Boughaleb ?
11) Quelles sont les origines de la famille du narrateur et quel est le métier de son père ?
12) Qui sont les employés du père du narrateur ?
13) Qu’est-ce qui montre que la famille du narrateur est assez aisée ?
14) Quel cadeau a donné Rahma à Si di Mohamed ?

Chapitre III :
1) Comment le narrateur passe-t-il sa journée au Msid ?
2) Quel signe annonçait la fin de la journée au Msid le vendredi ?
3) Pourquoi la chambre de Fatma Bziouya brillait-elle d’un éclat inaccoutumé ?
4) Montrez comment la mère devient un bon stratège pour avoir la lampe .à pétrole.
5) Montrez à partir de ce qui précède que la mère revendique doublement son appartenance aux gens « bien »
6) Qu’est-il arrivé à Rahma ?
7) Montrez comment le malheur efface les disputes et consolide les liens des habitants.
Cool Montrez comment un incident comme la perte d’une fille bascule du tragique au comique.
9) Délimitez la partie dans laquelle la mère joue le rôle d’un narrateur second.
10) Comment Rahma a-t-elle perdu sa fille ?
11) Montrez comment les saints jouent un rôle primordial dans la vie de tous les jours.
12) Qu’est-ce que Rahma organise pour remercier Dieu d’avoir retrouvé sa fille ?
13) Décrivez la cérémonie du repas des mendiants.
14) Que firent les femmes après le départ des mendiants ?
15) Montrez comment au milieu d’une foule joyeuse, Sidi Mohamed se sent seul et triste.
16) Quel est le recours de Sidi Mohamed dans ses moments de solitude ?
17) Est-ce que la boîte à merveilles a toujours un effet sur le narrateur ?
18) Relevez les noms de lieux dans le chapitre. Quelle est leur fonction ?
Chapitre IV :
1) Chez qui le narrateur et sa mère sont-ils invités dans les premiers jours du printemps ?
2) Dans quel chapitre a-t-on parlé de Lalla Aicha et qui est-elle ?
3) Quel procédé utilise le narrateur dans ce qui suit : « cette maison rappelait …..Une distinction désuète » ?
4) Montrez comment Lalla Aïcha se joue de ses voisines.
5) En quoi consiste le jeu du narrateur avec les enfants de la maison ?
6) Par quoi finit le jeu des enfants ?
7) Quel est le procédé narratif utilisé dans le passage : « ma mère racontait ......la dispute » ?
Cool Quels types de portraits fait la mère du narrateur de ses voisines ?
9) Qu’est-ce qui montre que l’arrivée de Moulay Larbi n’est pas attendue ?
10) Que préfigure le conciliabule de Larbi avec sa femme Aïcha ?
11) Après le déjeuner de Vendredi, que fait Lalla Zoubida ?
12) Quel rôle joue Lalla Zoubida dans le passage : « ma mère soupira ... un silence suivit cette conclusion
13) Que fait le narrateur à propos du récit de son père concernant l’épicier Abdallah ?
14) Que fait le père dans son récit de l’histoire d’Abdallah ?
15) Qui est l’épicier Abdallah ?
16) Quelle est la caractéristique principale de ce personnage ? Argumentez
17) Quelle est la caractéristique du récit dans ce chapitre ?
18) Relevez l’emboîtement du récit dans ce chapitre.
Chapitre V :
1) Quelle est la cause de l’absence de la mère du narrateur ?
2) Que fait la mère du narrateur en rentrant à la maison ?
3) En quoi consistent les malheurs de Rahma ?
4) Par quoi la mort de Sidi Mohamed Ben Tahar est-elle annoncée ?
5) Relevez le cérémonial funèbre de Sidi Mohamed Ben Tahar.
6) D’après le texte, est-ce que les cortèges d’enterrement se ressemblent ?
7) Comment le père du narrateur lui explique-t-il le cas des morts solitaires ?
Cool Quelle est la technique narrative utilisée dans le passage : « j’écoutais ... ma mère raconter les événements de la journée. …lançait des imprécations contre les hypocrites, les escrocs, les gens sans foi ni loi comme cet Abdelkader, fils de je ne sais qui) ?
9) Dans le délire du narrateur, en quoi sa boîte à merveilles se métamorphose-t-elle ?
10) Par quoi le narrateur meuble-t-il sa journée de repos après son accès de fièvre ?
11) Relevez les bruits de la maison.
12) Quel est Je nouvel objet qui s’ajoute à la boîte à merveilles ? Par qui est-il offert ?
13) Comment le narrateur transforme-t-i la chaînette de cuivre en or pur ?
14) Qu’arrive-t-il à la chaîne du narrateur ?
15) Par quoi finit la mésaventure du narrateur avec le chat de Zineb ?
Chapitre VI :
1) Que se passe-t-il au Msid à l’occasion d’Achoura ?
2) Quel rôle joue le narrateur dans le nettoyage du Msid ?
3) Pourquoi le narrateur accompagne-t-il sa mère à la Kissaria ?
4) Pourquoi le narrateur est-il réprimandé par sa mère avant la sortie pour la Kissaria ?
5) Pourquoi Lalla Kenza la Chouafa rappelle-t-elle la mère du narrateur ?
6) Relevez le nom du génie à satisfaire et sa couleur symbolique.
7) En fin de compte, quelle robe va être renouvelée par la Chouafa. Et pourquoi ?
Cool Qui est la femme rencontrée près de Sidi Ahmed Tijani ?
9) Quels sont les objets achetés par la mère du narrateur à la Kissaria ?
10) Relevez les stratégies développées par le marchand du gilet rouge.
11) Dans quel état d’esprit la mère effectue-t-elle l’achat de la satinette ?
12) A quoi se compare le narrateur le jour de l’Achoura habillé avec son gilet rouge ?
13) Établissez un parallélisme entre le repas rêvé par le narrateur et le repas préparé par la mère
14) Quelle histoire raconte Rahma dans ce chapitre ?
Chapitre VII :
1) Qu’est-ce que les femmes ont acheté pour l’Achoura ?
2) Pourquoi Hammoussa vient-il interrompre le récital à la trompette du narrateur ?
3) Pourquoi le narrateur se joint-il à ses amis au Msid ?
4) Qui est allé chercher le pétrole pour Lalla Zoubida ?
5) Quelle récompense Lalla Kenza a-t-elle donnée à Sidi Mohamed pour lui avoir apporté la menthe ?
6) Où le père du narrateur comptait-il l’emmener le lendemain ?
7) Comment s’appelle le père du narrateur ?
Cool Qui est Sidi Ahmed ? Qui va-t-il épouser ?
9) Pourquoi Sidi Mohamed dit-il que Si Abderrahmane est un poète ?
10) Qu’arrive-t-il à Sidi Mohamed alors que le coiffeur le rasait ?
11) Que fait Si Mohamed pour enrager Zineb et la rendre jalouse ?
12) Par quoi finit le concert donné par le narrateur et les enfants des maisons mitoyennes ?
13) Montrez comment le sentiment de supériorité de Sidi Mohamed dans ses habits est démenti par quelques désagréments.
14) Relevez les éléments du merveilleux dans le Msid le jour de l’Achoura.
15) Par quoi se termine la célébration de l’Achoura au Msid ?
16) quel a été le programme prévu pour la journée de l’Achoura ?
17) Quel imprévu change le programme prévu pour l’après-midi de L’Achoura ?
18) Quel vœu avait Sidi Mohamed pour l’après-midi de l’Achoura ? A-t-il été exhaussé ?
Chapitre VIII :
1) Avec l’arrivée de la chaleur, où le Msid fut-il déménagé ?
2) Quel changement opère le mausolée sur Sidi Mohamed ?
3) Qu’est ce qui justifiait l’ardeur de Sidi Mohamed dans son travail ?
4) Relevez le champ lexical des fleurs.
5) Quelle technique narrative utilise le narrateur quand il parle de la jalousie escomptée de Rahma à propos des bijoux que va avoir sa mère le soir ?
6) Que va-t-il arriver dans le souk des bijoux ?
7) Qu’est il arrivé quand le père fut rentré ?
Cool Est-ce que la mère est contente d’avoir les bracelets qu’elle a longtemps convoités ?
9) Quels sont les malheurs de Lalla Aïcha ?
10) Au’arrive-t-il à Sidi Mohamed ?
Chapitre IX :
1) Montrez comment les prédictions de malheur de la mère se réalisent.
2) Que compte faire le père du narrateur pour régler ses problèmes d’argent ?
3) Expliquez à partir du contexte la comparaison : « un grand silence s’établit, un silence lourd, moite huileux et noir comme la suie »
4) En quoi se transforme la boîte à merveilles du narrateur ?
5) Pourquoi l’imagination de Sidi Mohamed s’est-elle tarie ?
6) Que représente la nuit pour Sidi Mohamed ?
7) Pourquoi Lalla Zoubida rend-t-elle visite avec son fils à Lalla Aïcha ?
Chapitre X :
1) Montrez le décalage entre la réputation illustre de Si El Arafi et l’espace répugnant dans lequel il évolue.
2) Montrez que la visite de Si El Arafi est pour Sidi Mohamed une nouvelle naissance.
3) Est-ce que Lalla Zoubida raconte sa visite à Sidi El Arafi ?
4) Qu’est-ce que le messager de Maalem Abdeslam a apporté de sa part à Lalla Zoubida ?
5) Quelle technique narrative est utilisée dans le passage : « durant le repas, elle raconta l’événement du jour. Elle décrit le physique de l’envoyé de mon père (elle avait à peine vu l’ombre), parla de sa surprise, de ses appréhensions, remercia Dieu de ses dons et le pria à veiller sur ses humbles serviteurs dont nous étions les plus humbles ».
6) A quoi réfère Lalla Zoubida quand elle parle de sa surprise et de ses appréhensions ?
7) Que demande Lalla Aïcha à Lalla Zoubida ?
Chapitre XI :
1) À quoi était occupée Lalla Aïcha à l’arrivée de Lalla Zoubida et de son fils ?
2) Quel effet crée la chasse aux moustiques par Lalla Aïcha ?
3) Qui est le personnage qui arrive chez Lalla Aïcha ?
4) Relevez la description de Salama.
5) Quelle information apporte Salama à Lalla Aïcha ?
6) Qu’est-ce que Salama offre à Sidi Mohamed ?
7) Quelle technique narrative est utilisée dons le récit de Salama ?
Cool Par quoi finit la visite aux cabinets par Sidi Mohamed ?
9) D’après le récit de Salama, pourquoi Moulay Larbi voulait-il se remarier ?
10) Est-ce que le deuxième mariage de Moulay Larbi est un mariage heureux ?
11) Qui est l’autre personnage qui fait sa visite à Lalla Aïcha ?
12) Que raconte Zhor à propos du ménage de Moulay Larbi avec la fille du coiffeur
Chapitre XII :
1) Comment est décrit le jour du retour de Maalem Abdeslam ?
2) Pourquoi Allal El Yacoubi vient-il à Dar Chouafa ?
3) Quelle nouvelle apporte Zineb à Lalla Zoubida ?
4) Qu’apprend Driss à Maalem Abdeslam à son retour ?
5) Quel est l’avis de Maalem Abdeslam sur la polygamie ?
6) D’après le texte, à quel âge l’auteur a-t-il écrit son autobiographie ?

RESUME DES TROIS PREMIERS CHAPITRES I; II ET III

L’hiver .Chapitre I :
DAR CHOUAFA
Deux éléments déclenchent le récit : la nuit et la solitude. Le poids de la solitude. Le narrateur y songe et part à la recherche de ses origines : l’enfance. Un enfant de six ans, qui se distingue des autres enfants qu’il côtoie. Il est fragile, solitaire, rêveur, fasciné par les mondes invisibles. A travers les souvenirs de l’adulte et le regard de l’enfant, le lecteur découvre la maison habitée par ses parents et ses nombreux locataires. La visite commence par le rez-de-chaussée habité par une voyante. La maison porte son nom : Dar Chouafa. On fait connaissance avec ses clientes, on assiste à un rituel de musique Gnawa, et on passe au premier où Rahma, sa fille Zineb et son mari Aouad, fabricant de charrues disposaient d’une seule pièce. Le deuxième étage est partagé avec Fatma Bziouya. L’enfant lui habite un univers de fable et de mystère, nourri par les récits de Abdallah l’épicier et les discours de son père sur l’au-delà. L’enfant de six ans accompagne sa mère au bain maure. Il s’ennuie au milieu des femmes, Cet espace de vapeur, de rumeurs, et d’agitation était pour lui bel et bien l’Enfer. Le chapitre se termine sur une sur une querelle spectaculaire dont les acteurs sont la maman de l’enfant et sa voisine Rahma.
L’hiver. Chapitre II :
VISITE D’UN SANCTUAIRE
Au Msid, école coranique, l’enfant découvre l’hostilité du monde et la fragilité de son petit corps. Le regard du Fqih et les coups de sa baguette de cognassier étaient source de cauchemars et de souffrance. A son retour, il trouve sa mère souffrante. La visite que Lalla Aicha, une ancienne voisine, rend ce mardi à Lalla Zoubida, la mère de l’enfant, nous permet de les accompagner au sanctuaire de Sidi Boughaleb. L’enfant pourra boire de l’eau de sanctuaire et retrouvera sa gaieté et sa force. L’enfant découvre l’univers du mausolée et ses rituels. Oraisons, prières et invocations peuplaient la Zaouïa. Le lendemain, la vie quotidienne reprenait. Le père était le premier à se lever. Il partait tôt à son travail et ne revenait que tard le soir. Les courses du ménage étaient assurées par son commis Driss. La famille depuis un temps ne connaissait plus les difficultés des autres ménages et jouissait d’un certain confort que les autres jalousaient.
L’hiver. Chapitre III :
LE REPAS DES MENDIANTS AVEUGLES
Zineb, la fille de Rahma est perdue. Une occasion pour Lalla Zoubida de se réconcilier avec sa voisine. Tout le voisinage partage le chagrin de Rahma. On finit par retrouver la fillette et c’est une occasion à fêter. On organise un grand repas auquel on convie une confrérie de mendiants aveugles. Toutes les voisines participent à la tâche. Dar Chouafa ne retrouve sa quiétude et son rythme que le soir.
Tableau récapitulatif :
CHAPITRE I: CHAPITRE II: CHAPITRE III:
- la solitude de l'enfant.
- les habitants de dar Chouafa.
- les cérémonies de la voyante.
-la dispute: Zoubida et Rahma - le msid: un espace étouffant.
- la visite du sanctuaire: Lalla. aicha / Lalla. Zoubida.
- le mausolée Ali Boughaleb - le fqih du msid: une misère ridicule
- la disparition de Zineb
-son retour était l'occasion
d'organiser une cérémonie.


SCHEMA DES TROIS PREMIERS CHAPITRES

 Schéma du chapitre I et II :

Chapitre Temps Lieux Personnages Descriptions Événements/ Informations Symbolisme
CH I -Présent « enfant de six ans »
-Imparfait itératif
-Le lendemain du bain
-Un lundi -Impasse
-Dar Chouafa
-Le Msid
-le bain maure
-Le patio -Petit garçon : solitaire
-La voyante
-Les voisins -Rituels mensuels
-Scènes pittoresques
du bain
-La mère théâtralisant ses récits du bain.
-La vie de l’enfant narrateur au quotidien
-violence subies
-dispute de la mère avec Rahma
Évanouissement du garçon -Penchant pour le rêve, la féerie.
-La boîte à merveilles : sa signification pour le narrateur.
CH II -Le mardi « jour du msid »
-Le mercredi matin -Le msid
-Maison
-Le mausolée -Le Fqih
-La mère
-Lalla Aicha
-Le père
-Différents locataires
-Driss le teigneux -La cohue dans les rues
-La place, le mausolée, la zaouïa
-scène d’habillage du père
-Le cérémonial du réveil matinal -Conscience de l’hostilité du monde
-Visite de Lalla Aicha
-on se rend à Sidi Ali Boughaleb
le narrateur se fait griffer par un chat
-petit déjeuner et préparatifs -Rahma offre un bout de verre au narrateur. Il l’ajoute à sa boîte à merveilles
 Schéma du chapitre III :


Temps Lieux Personnage Description Événements/ Informations Récits enchâssés Symbolisme
-Le vendredi après-midi
-Le lendemain
-Le soir
-Le jeudi suivant -Le Msid
La
maison -Fatma Bziouya
-La mère
-Le père
-Rahma
-Les pauvres
-description du Msid
-Les mendiants prenant un repas -Fatma Bziouya a acheté une lampe à pétrole.
-Le lendemain une lampe est accrochée au mur. La mère raconte comment elle et Rahma ont retrouvé Zineb. Émerveillé devant la lampe de Fatma.
-Enchanté désenchanté.


RESUME DES CHAPITRES IV ; V ; VI ET VII

Le printemps .Chapitre IV : LES ENNUIS DE LALLA AÏCHA.
Les premiers jours du printemps sont là. Le narrateur et sa maman rendent visite à Lalla Aicha. Ils passent toute la journée chez cette ancienne voisine. Une journée de potins pour les deux femmes et de jeux avec les enfants du voisinage pour le narrateur. Le soir, Lalla Zoubida fait part à son mari des ennuis du mari da Lalla Aïcha, Moulay Larbi avec son ouvrier et associé Abdelkader. Ce dernier avait renié ses dettes et même plus avait prétendu avoir versé la moitié du capital de l’affaire. Les juges s’étaient prononcés en faveur d’Abdelkader. L’enfant, lui était ailleurs, dans son propre univers, quand ce n’est pas sa boîte et ses objets magiques, c’est le légendaire Abdallah l’épicier et ses histoires. Personnage qu’il connaît à travers les récits rapportés par son père. Récits qui excitèrent son imagination et l’obsédèrent durant toute son enfance.
Le printemps. Chapitre V : L’ECOLE CORANIQUE.
Journée au Msid. Le Fqih parle aux enfants de l’Achoura. Ils ont quinze jours pour préparer la fête du nouvel an. Ils ont congé pour le reste de la journée. Lalla Aïcha, en femme dévouée, se dépouille de ses bijoux et de son mobilier pour venir au secours de son mari. Sidi Mohamed Ben Tahar, le coiffeur, un voisin est mort. On le pleure et on assiste à ses obsèques. Ses funérailles marquent la vie du voisinage et compte parmi les événements ayant marqué la vie d de l’enfant.
Le printemps .Chapitre VI : PREPARATIFS DE LA FETE.
Les préparatifs de la fête vont bon train au Msid. Les enfants constituent des équipes. Les murs sont blanchis à la chaux et le sol frotté à grande eau. L’enfant accompagne sa mère à la Kissaria. La fête approchait et il fallait songer à ses habits pour l’occasion. Il portera un gilet, une chemise et des babouches neuves. De retour à la maison, Rahma insiste pour voir les achats fait à la Kissaria .Le narrateur est fasciné par son récit des mésaventures de Si Othman, un voisin âgé, époux de Lalla Khadija, plus jeune que lui.
Le printemps .Chapitre VII : LA FETE DE L’ACHOURA.
La fête est pour bientôt. Encore deux jours. Les femmes de la maison ont toutes acheté des tambourins de toutes formes. L’enfant lui a droit à une trompette. L’essai des instruments couvre l’espace d’un bourdonnement sourd. Au Msid, ce sont les dernières touches avant le grand jour. Les enfants finissent de préparer les lustres. Le lendemain, l’enfant accompagne son père en ville. Ils font le tour des marchands de jouets et ne manqueront pas de passer chez le coiffeur. Chose peu appréciée par l’enfant. Il est là à assister à une saignée et à s’ennuyer des récits du barbier. La rue après est plus belle, plus enchantée. Ce soir là, la maison baigne dans l’atmosphère des derniers préparatifs.
Le jour de la fête, on se réveille tôt, Trois heures du matin. L’enfant est habillé et accompagne son père au Msid célébrer ce jour exceptionnel. Récitation du coran, chants de cantiques et invocations avant d’aller rejoindre ses parents qui l’attendaient pour le petit déjeuner. Son père l’emmène en ville.
A la fin du repas de midi, Lalla Aicha est là. Les deux femmes passent le reste de la journée à bavarder et le soir, quand Lalla Aicha repart chez elle, l’enfant lassé de son tambour et de sa trompette est content de retrouver ses vieux vêtements.


 Tableau récapitulatif :
Chapitre IV:
- la visite de Lalla Aïcha: Zoubida et Aïcha se livrent a leur commérage et sidi Mohammed part aux jeux avec les enfants.
- My Larbi escroqué par Abdelkader. Chapitre V:
- la faillite de My Larbi (Lalla aicha vend ses bijoux).
- la mort du coiffeur sidi Mohammed ben Taher. Chapitre VI:
- le nettoyage du msid fait par les enfants: rixe enfantine.
- l'achat des nouveaux vêtements à l’ occasion de l’achoura Chapitre VII:
-les festivités de l'achoura: sidi Mohammed part au msid pour fêter l'occasion.

SCHEMA DES CHAPITRES IV ; V ; VI ; VII ET VIII
 Schéma du chapitre IV :
Chapitre Lieux Personnages Description Événements/ Informations Récits enchâssés Symbolisme
CH IV -Maison de Lalla Aicha (impasse zenkat Hajjama)
-Maison -La mère
-Lalla Aicha
-Moulay Larbi
-Le père
-Abdallah, l’épicier -Demeure de Lalla Aicha (du confort)
-Le retour, la nuit -Les deux femmes pleurent à cause de ce que vient de révéler Moulay Larbi à sa femme. -Le récit d’une voisine de Lalla Aicha d’une nzaha gâchée
-La mère raconte au père les mésaventures de Moulay Larbi
-le père raconte à son fils l’histoire d’Abdallah le conteur. -Évasion de ce monde d’injustice et de contraintes
 Schéma du chapitre V :
Temps Lieux Personnages Description Événements Récits enchâssés Symbolisme
-ce mercredi approche de l’achoura -Le msid
-Maison
- Maison adjacente -Le fqih de bonne humeur
-La mère
-Fatma Bziouya
-Nombre de femmes
-Le père -Scènes de lamentation
enterrement (imaginé par l’enfant) -Mort d’un voisin : Sidi Ahmed Ben Tahar
-Cauchemar et délire -La mère raconte à Fatma : La vente des biens de Lalla Aicha
-Le père raconte à son enfant :
Le décès d’un pauvre -La boîte à merveilles se transforme en cercueil (délire)
-L’alchimie : la chaînette


 Schéma du chapitre VI :
Temps Lieux Personnages Description Événements/ Informations Récits enchâssés Symbolisme de la boîte
-Le lendemain et le surlendemain
-le matin du troisième jour -Le msid
Ruelles, Kissaria
Chambre de Rahma -Le Fqih, les élèves
-Rahma, Zineb et son chat Description de la Kissaria -Nettoyage du msid en deux jours (fierté du narrateur nommé chef des frotteurs)
-Achats d’habits -Rahma raconte l’histoire de Lalla Khadija ave son vieux mari -Féerie « le prince de légende »
 Schéma du chapitre VII:
Temps Lieux Personnages Tableaux et description Événements Récits enchâssés Symbolisme de la boîte
-Deux jours avant l’achoura
-Le lendemain matin
-Trois heures du matin -Dar Chouafa
-Le msid
-La médina
-Maison
- Les locatrices
-Le fqih
-Les élèves
-Le père
-Le coiffeur
-Lalla Aicha -Les femmes jouant aux tambourins
-Préparation des lustres
-Les marchants de jouets
-Figure typique et polyvalente : le coiffeur
-psalmodies et joie -Liesse
-préparatifs
-coupe de cheveux
-douche nocturne
-habillage
-Rites : psalmodies au msid
--Visite de Lalla Aicha -Plusieurs fragments d’histoires imbriquées
-Lalla Aicha : la situation de son mari s’est améliorée (elle raconte des secrets à son amie)
Considération sur sa façon d’accoler les événements Transfiguration au msid
-plus besoin de rêverie en ce jour de fête
 Schéma du chapitre VIII :

Temps Lieux Personnages Tableaux et description Événements/ Informations
-Après les jours de liesse
-Un lundi
-Le lendemain matin -Le msid
-Maison
-Le souk des bijoutiers -Le père
-La mère
-Fatma Bziouya
-Lalla Aicha -Le nouveau msid (un mausolée agréable)
-L’ambiance, les altercations -Dépit du narrateur en raison du rire de ses parents d’une de ses réflexions
-Querelle du père, une dispute avec un courtier.
-Douleur extrême de la mère.
-Cauchemars marquants de l’enfant.
-Cris et pleurs : le mari de Lalla Aïcha vient de prendre une seconde épouse (la fille d’Abderrahmane le coiffeur).
-le narrateur tombe vraiment malade.


RESUME DES CHAPITRES VIII ; IX ; X ; XI ET XII
L’été. CHAPITRE VIII :
LES BIJOUX DU MALHEUR.
L’ambiance de la fête est loin maintenant et la vie retrouve sa monotonie et sa grisaille. Les premiers jours de chaleur sont là. L’école coranique quitte la salle du Msid, trop étroite et trop chaude pour s’installer dans un sanctuaire proche. L’enfant se porte bien et sa mémoire fait des miracles. Son maître est satisfait de ses progrès et son père est gonflé d’orgueil. Lalla Zoubida aura enfin les bracelets qu’elle désirait tant. Mais la visite au souk aux bijoux se termine dans un drame. La mère qui rêvait tant de ses bracelets que son mari lui offre, ne songe plus qu’à s’en débarrasser. Ils sont de mauvais augure et causeraient la ruine de la famille. Les ennuis de Lalla Aicha ne sont pas encore finis. Son mari vient de l’abandonner. Il a pris une seconde épouse, la fille de Si Abderahmen, le coiffeur.
Si l’enfant se consacre avec assiduité à ses leçons, il rêve toujours autant. Il s’abandonne dans son univers à lui, il est homme, prince ou roi, il fait des découvertes et il en veut à mort aux adultes de ne pas le comprendre. Sa santé fragile lui joue des tours. Alors que Lalla Aïcha racontait ses malheurs, il eut de violents maux de tête et fut secoué par la fièvre. Sa mère en fut bouleversée.
L’été. Chapitre IX :
UN MENAGE EN DIFFICULTE.
L’état de santé de l’enfant empire. Lalla Zoubida s’occupe de lui nuit et jour. D’autres ennuis l’attendent. Les affaires de son mari vont très mal. Il quitte sa petite famille pour un mois. Il part aux moissons et compte économiser de quoi relancer son atelier. L’attente, la souffrance et la maladie sont au menu de tous les jours et marquent le quotidien de la maison. Lalla Zoubida et Lalla Aicha, deux amies frappées par le malheur, décident de consulter un voyant, Sidi Al Arafi.
L’été. Chapitre X :
SUPERSTITIONS.
Les conseils, prières et bénédictions de Sidi Al Arafi rassurèrent les deux femmes. L’enfant est fasciné par le voyant aveugle. Lalla Zoubida garde l’enfant à la maison. Ainsi, elle se sent moins seule et sa présence lui fait oublier ses malheurs. Chaque semaine, ils vont prier sous la coupole d’un saint. Les prédications de Sidi A Arafi se réalisent. Un messager venant de la compagne apporte provisions, argent et bonne nouvelles de Sidi Abdeslam. Lalla Aicha invite Lalla Zoubida. Elle lui réserve une surprise. Il semble que son mari reprend le chemin de la maison.
L’été. Chapitre XI :
BAVARDAGE DE BONNES FEMMES.
Thé et bavardage de bonnes femmes au menu chez Lalla Aïcha. Salama, la marieuse, est là. Elle demande pardon aux deux amies pour le mal qu’elle leur a fait. Elle avait arrangé le mariage de Moulay Larbi. Elle explique que ce dernier voulait avoir des enfants. Elle apporte de bonnes nouvelles. Plus rien ne va entre Moulay Larbi et sa jeune épouse et le divorce est pour bientôt. Zhor, une voisine, vient prendre part à la conversation. Elle rapporte une scène de ménage. Le flot des potins et des médisances n’en finit pas et l’enfant lui, qui ne comprenait pas le sens de tous les mots est entraîné par la seule musique des syllabes.
L’été. CHAPITRE XII :
LE RETOUR DU PERE.
La grande nouvelle est rapportée par Zineb. Mâalem Abdeslam est de retour. Toute la maison est agitée. Des you yous éclatent sur la terrasse Les voisines font des vœux. L’enfant et sa mère sont heureux. Driss, est arrivé à temps annoncer que le divorce entre Moulay Larbi et la fille du coiffeur a été prononcé. La conversation de Driss El Aouad et de Moulay Abdeslam, ponctuée de verres de thé écrase l’enfant. Il est pris de fatigue mais ne veut point dormir. Il se sent triste et seul. Il tire sa Boite à Merveille de dessous son lit, les figures de ses rêves l’y attendaient.


SCHEMA DES CHAPITRES IX, X ; XI ET XII
 Schéma du chapitre IX :
Temps Personnage descriptions Événements Récits enchâssés Symbolisme
-Le lendemain
-Le surlendemain à l’aube. -Le père
-La mère
-Les voisines
-Lalla Aicha -Le narrateur personnage alité.
-Altercation de la mère avec un marchand de tomates
-Description de la misère des lieux. -Le père a perdu son maigre capital, sa résolution de partir travailler comme moissonneur
-Départ du père
-Ce qu’il en résulte : détérioration, solitude, vie double de l’enfant
-Visite chez Lalla Aicha. -Lalla Aicha raconte à Fatma Bziouya les dernières nouvelles de Moulay Larbi : ses problèmes avec sa nouvelle femme -La boîte : un cercueil métamorphose
Lieux
-Mausolée Sidi Ahmed Tijani/ ruelles
-Chez Lalla Aicha
 Schéma du chapitre X :
Lieux Personnages descriptions Événements Symbolisme
-Demeure du Fqih Sidi El Arafi
-Maison -La mère
-Lalla Aicha
-Le fqih sidi El Arafi
-L’émissaire
-Lalla Aicha -Chemin puis endroit où habite le Fqih
-Portrait du fqih. -Le narrateur, sa mère et Lalla Aicha se rendent chez le fqih Sidi El Arafi
-Prémonitions du fqih
-La mère décide de retenir l’enfant à la maison
-visite d’un émissaire de la part du père.
-Visite de Lalla Aicha (réserve une surprise à son amie) -Le panier du Fqih rappelle au narrateur sa boîte à merveilles
 Schéma du chapitre XI :
Temps Lieux Personnages Événements Récits enchâssés
-Le lendemain -Chez Lalla Aicha -La mère
-Lalla Aicha
-Salama (la marieuse)
-Zhor (une voisine de Lalla Aicha) -Évolution de la relation de Moulay Larbi avec sa nouvelle épouse -Salama raconte les circonstances du mariage de Moulay Larbi, les agissements bizarres de sa femme et son regret tardif
-A son arrivée, Zhor apporte des éléments nouveaux (Hystérie de la jeune épouse et imminence du divorce)

 Schéma du chapitre XII:
Temps Lieux Personnages Événements/ Informations Récits enchâssés Symbolisme de la boîte
-Ce matin- là Maison -La voyante (chantant un couplet à la mode)
-Zineb (qui vient annoncer l’arrivée du père)
-Le père (il a un peu changé)
-Driss El Aouad(le fabricant de charrues qui comme le père, frise la quarantaine) -Euphorie, considérations sur le chant
-Retour du père
-Joie extrême
-Visite de courtoisie, de Driss El Aouad. -Driss El Aouad annonce au père que My Larbi a répudié sa femme -Se sentant négligé et fatigué, l’enfant se retourne vers ses amis. Il ouvre sa boîte à merveilles.
 Tableau récapitulatif :
CHAPITRE VIII:
- le combat entre le père du narrateur avec le dellal rusé. (le jour où il emmène Zoubida pour lui acheter des bracelets).
- le remariage de My Larbi.
CHAPITRE IX:
- ruiné, après avoir perdu son capital, Abdeslam laisse sa famille pour aller travailler dans les environs de Fès: afin de rétablir son atelier.
- la visite de Lalla aicha:
changement de celle-ci.
décision d'aller consulter le voyant sidi el Arafi. CHAPITRE X
- la visite de sidi el Arafi: le voyant aveugle a pu remédier aux
commentaires féminins.
- le père, absent, parvient à réjouir sa petite famille délaissée par l'envoi d'une somme d'argent.
CHAPITRE XI:
- le martyre dont souffre My Larbi auprès de sa nouvelle épouse.
- Salama, la marieuse, avoue sa responsabilité. CHAPITRE XII:
- l'abstinence du petit sidi Mohammed d’aller au msid.
- le retour: - du père (joie de la fille).
- divorce de My. Larbi (tranquillité d'âme de Lalla aicha).
- la réouverture de la boite merveilleuse par le petit enfant,
LE SCHEMA NARRATIF DE LA BOITE A MERVEILLES
-Situation initiale :
Le narrateur- personnage vit avec ses parents. Rien ne perturbe sa vie heureuse. Cette phase occupe une place importante dans le récit (Chapitre. I jusqu'au Chapitre. VIII). L'ampleur de cette étape traduit la félicité dans laquelle baigne le petit enfant, plongé dans un monde merveilleux.
-Élément perturbateur :
Ce qui trouble cette félicité c'est la ruine du père qui a perdu son capital : Il a perdu l’argent qu’il portait dans un souk.
-Péripéties :
Le voyage du père à la campagne, où il exerce un travail pénible afin de pouvoir amasser de l'argent nécessaire pour se rétablir dans son atelier. (Chapitres. IX, X, XI). Le congé accordé au petit qui ne va pas à l'école coranique à cause de sa faiblesse. La tristesse de la mère qui se rend aux mausolées et consulte les voyants.
-Dénouement :
Le retour du père. (Chapitre. XII)
-Situation finale :
Le retour de l'équilibre : le bonheur. La réouverture par le petit de sa boîte à Merveilles. (Chapitre.XII)

LES PERSONNAGES DE LA BOITE A MERVEILLES
Le narrateur: le personnage principal caractérisé par sa solitude et sa capacité d'inventer des mondes fantastique, sidi Mohammed à six ans, son seul camarade c'est la boîte qui contient des objets hétéroclites.
La mère du narrateur:(Lalla Zoubida):la mère du narrateur prétend être descendante du prophète et s’en vante. Elle croit aux superstitions. Âgée de vingt deux ans, elle se comporte comme une vieille femme avec sa bouche généreuse et son nez court.
Le père du narrateur (Abdeslam):il exerce le métier de tisserand, il a la quarantaine. Il est aimé par son fils. Il est d'origine montagnarde.
Chouafa:(voyante): elle habite dans le même immeuble ou la famille du narrateur habite, appelée tante Kenza. Elle exerce le métier de voyante qui la laisse très connue dans le quartier.
Zineb: fille de Driss el Aouad et Rahma, détestée par sidi Mohammed que ce dernier trouve « chiante ». Elle est plus âgée d'un an que le narrateur.
Rahma: la femme de Driss el Aouad et mère de Zineb, elle occupe le 1er étage. D’après la description du narrateur on peut dire qu'elle est une femme charmante et souriante .Sa relation avec la mère du narrateur n'était pas une bonne relation malgré la réconciliation entre les deux.
Driss el Aouad: fabriquant de charrues, il a à peu près le même âge que le père du narrateur. Époux de Rahma et le père de Zineb.
Fatma Bziouya: la femme d’Allal habitant le 2ème étage partagé avec la famille du narrateur.
Allal le jardinier: l’époux de fatma Bziouya travaillant comme jardinier.
Abdallah: c’est un épicier très aimé malgré le peu de clients. Sa boutique est située à haffarine son domicile n'est pas connu. Le narrateur est fasciné par ses récits fantastiques ce qui rend le narrateur très attaché à Abdallah.
Fqih: un homme barbu maigre, il fait l'objet d'un cauchemar pour sidi Mohammed avec sa baguette de cognassier avec laquelle le fqih distribue des coups au hasard.
Driss: un apprenti surnommé le teigneux. Il est serviable.
Lalla aicha: ancienne voisine de la famille du narrateur elle prétend être une Cherifa. Le narrateur la déteste parce qu'elle inspire le dégout. Elle a deux pièces au 2ème étage dans l'impasse de zenkat Hajjama.
Allal : mari de Khadija la sœur de Rahma. Il habite alkalyine. C’est un jardinier.
Khadija: femme d’Allal et la sœur de Rahma. Elle ne pouvait pas mettre au monde des enfants mais après avoir consulté plusieurs guérisseurs (Chouafa et Fqih) elle fini par en avoir un.
Sidi Larbi lalaoui: le mari de Lalla aicha. Il fabrique des babouches. Il a eu des disputes avec Abdelkader son associé qui était avant son ouvrier.
Sidi Mohammed ben Tahar: un coiffeur qui a une barbe blanche, sa fille épousera Larbi l’Alaoui mais sera divorcée après.
Lalla Khadija: une femme très charmante, femme de l'oncle Othman, elle est plus jeune que lui même trop jeune.
L'oncle Othman: il a hérité une grosse fortune dilapidé dans sa jeunesse après plusieurs mariage il convole avec lala Khadija. Cette dernière a su comment le conquérir (seconde noce=mariage).
M'barka: esclave de l'oncle Othman.
Hammoussa: c’est le (condisciple=camarade d'études) du narrateur à l'école coranique. Son vrai nom est Azouze Berrada surnommé par ce nom à cause de sa petite taille.
Si Abderrahmane: coiffeur il exerce plusieurs métiers. Le père du narrateur a l'habitude de couper les cheveux chez ce dernier. Le narrateur n'aime pas trop Abderrahmane parce qu’il sait qu'un jour il sera chargé de le circoncire.
Sidi el Arafi: un voyant chez qui la mère du narrateur a souvent l'habitude de s'y rendre pour le consulter, il habite derb seffah.
Lalla fattoum: la caissière du bain maure.
Salama: la marieuse, elle a la voix d'un homme.

RESUME 1 : TEST
 Complétez le résumé suivant :
Ahmed ………….., ou Sidi ……………….., évoque son ……………. passée à l'ancienne ……… de Fès. Il menait une vie ……………………. auprès de sa mère, femme au …………., et son père, …………….. Il a consacré une bonne partie du livre à parler des ………. ;, des amis de la famille, de leurs habitudes, de leur problèmes et de leur vie ………………., et particulièrement de ………………, la meilleure amie de sa mère, qui a souffert à cause de son ………… ingrat. La vie paisible de cet enfant de six ans fut troublée par la perte de la bourse de son ………, une bourse qui contenait tout son …………. Ce qui obligea le père de la famille à ………….. dans les champs pour pouvoir reprendre son travail. Pendant son …………., la mère et l'enfant visitaient quotidiennement des …………….. pour demander aux saints de leurs rendre le ………. sain et sauf. Leur vœu fut exaucé un ………. après le départ du père, ensuite les choses s'arrangèrent petit à petit. Au milieu de tous ces événements, la boîte à merveilles que possédait Sidi Mohammed ………….. un rôle très important, elle lui représentait un véritable réconfort quand il avait des ……………………, c'était synonyme d'accès à son propre ……………...

RESUME 2 : TEST
 Complétez le résumé suivant :
Sidi Mohammed .un enfant de …….. ans .fragile …………….. .et passionné par sa …………. à merveilles .il passe son temps entre le ………….. et sa …………….. avec sa mère et surtout avec sa ……………..
Il nous ………………. sa mauvaise expérience au ………. maure .les journées néfastes au msid avec le ………….. un homme coléreux et autoritaire.
Il évoque également la …………. de sa mère avec Rahma. La …………… de Zineb et la ………. du coiffeur.
Il relate la joie avec laquelle on recevait l’Achoura : L’………… des vêtements neufs, des jouets, célébrer la nouvelle année au msid.
Il passe ensuite au mauvais ……………... Il raconte comment son père a ………. son capital et a du partir travailler en dehors de ……….., et les journées mornes qu’il a passé seul avec sa mère jusqu’au…………… du père.
Enfin avec bonheur il retrouve sa chère boîte à merveilles.

RESUME 3 : TEST
 Complétez le résumé suivant :
Le narrateur- personnage …………….. son enfance alors qu'il avait ………………. Par un va et vient entre le point de vue du narrateur …………….. et du narrateur ………….., le lecteur entre dans le monde …………………… du narrateur qui malgré quelques timides amitiés ne semble compter comme véritable ami que ……………………………………… En faisant le bilan de son enfance, le narrateur raconte ses ………….. au msid auprès du Fqih et de ses condisciples (=camarades), la maison de Dar ……………… et les ………………… de ses habitants ainsi que le souvenir de fierté de sa mère concernant ses origines et son habitude à passer du rire aux larmes en plus de son art de conter les événements d'une façon qui passionnait son auditoire. De part son genre, le récit reste un véritable ………………….. du vécu de ses personnages par la fréquence des …………. de quartier qui constituent une véritable cartographie géographique de Fès. La figure calme du père est mise à rude épreuve dans le marché des bijoux quand il vient aux mains avec le ………….. avant d'acheter les ………….. or et argent à sa femme. Cet incident précède l'annonce de la ………… du capital dans le souk des haïks ce qui fait basculer le niveau de vie de la famille dans la ……………... Après avoir assuré le quotidien de sa famille, le père ……… aux environs de Fès pour travailler comme ………………. Après un mois d'absence, il rentre chez lui pour apprendre le …………. de Moulay Larbi avec sa seconde épouse, la fille du ……………, ce qui lui permet d'exprimer son soulagement quant à ce dénouement.


RESUME 4 : Test
Le narrateur adulte, miné par la solitude commence son …………. pour mieux comprendre sa ……………. qui date depuis toujours. Il présente ensuite les ………………. de Dar Chouafa : Lalla …………. la voyante (au rez-de-chaussée), Driss ……………, sa femme …………… et leur fille …………. (au premier étage) et fatma …………….. au deuxième étage).Il évoque le souvenir du bain maure et de sa Boite à Merveilles où les objets qui s'y trouvent lui tiennent ………………... Puis, il relate le souvenir d'une ……………… entre sa mère et Rahma.
En revenant du m’sid, le narrateur trouve sa mère …………………. Lalla Aicha son amie, vient lui rendre visite et réussit à la …………………. de rendre visite à Sidi ……………….. A la fin de cette visite, sidi Mohamed est …………… par un chat. Fatigué, le petit enfant ne va pas au m'sid et nous décrit les matinées à la maison tout en évoquant l'origine de ses parents, et le souvenir de …………… le teigneux, l'apprenti de son père.
Le narrateur raconte sa journée au Msid. Le soir, remarquant que Fatma Bziouya s'éclaire avec une …………… à pétrole, Lalla Zoubida insiste pour que son mari lui en …………… une, ce qui est fait le lendemain. Ensuite, Il évoque le souvenir de la ………………. de Zineb, et comment sa mère réussit à la ……………… à la maison des Idrissides. Rahma, en guise de louange à Dieu, prépare un repas pour les ………………... Toutes les voisines y participent de bon cœur.
Les premiers jours de ……………., Lalla Zoubida et son fils rendent ………… à Lalla Aicha. Sidi Mohammed profite de l'occasion pour …………… avec les enfants des voisins .Lalla Aicha raconte ensuite à son amie les …………… de son mari avec son associé ………………... Le lendemain, La mère rapporte ce récit malheureux à son mari. Celui-ci va évoquer devant le petit sidi Mohamed le souvenir d'………………. l'épicier qui racontait des histoires.
Un mercredi, le Fqih explique à ses élèves ses projets pour Achoura. A la maison, Lalla Zoubida ne se fatigue pas à raconter les malheurs de Lalla Aicha à Fatma, puis à Rahma leur faisant promettre de garder le …………. Ensuite, le narrateur relate le souvenir de la ………….. de Sidi Md Ben Tahar. Ayant assisté à la scène, le petit enfant fait un ……………….. la nuit.
Pendant les préparatifs pour ……………. au Msid, le Fqih organise le travail et forme des équipes. Le petit Sidi Mohamed est …………….. chef des frotteurs .Le matin suivant, il accompagne sa mère à la Kissaria pour …………….. un nouveau gilet. De retour chez lui, sidi Mohamed ……………. avec Zineb. Sa mère se met en colère. Triste et pris de faim, le petit enfant plonge dans ses rêveries. Le narrateur nous rapporte ensuite l'histoire de Lalla Khadija et son mari l'oncle Othman racontée aux voisines par Rahma.
La veille de l'Achoura, les femmes s'achètent des tambours et Sidi Mohamed une …………... Il participe au Msid aux préparatifs de la fête. Le lendemain, il accompagne son père chez le …………… où il écoute sans intérêt les conversations des adultes.
Le jour de l'achoura, le petit enfant se réveille tôt et met ses …………….. neufs avant d'aller au m'sid célébrer cette …………… exceptionnelle. Après le repas, Lalla Aicha vient rendre visite à la famille du narrateur.
Après l'Achoura, la vie retrouve sa ………………….. Mais avec les premiers jours de chaleur, la mère déclare la guerre aux punaises. Un jour, le père du narrateur décide d'……………… sa femme et son fils au souk des bijoux pour ………….. des bracelets. Accompagnée de Fatma Bziouya, la famille du narrateur arrive au souk des bijoutiers mais le père se trouve le visage tout en sang après une …………… avec un courtier. Lalla Zoubida, superstitieuse, ne veut plus ces bracelets, elle pense qu'ils portent …………... La mère raconte à Lalla Aicha la mésaventure du souk. Sidi Mohamed tombe ………………….
Le père a ………….. tout son capital. Il décide de vendre les bracelets et d'aller ………….. aux environ de Fès. Sidi Mohamed souffre toujours de fièvre. Le départ du père est vécu comme un grand ………... Un jour, la mère rend visite à son amie Lalla Aicha qui lui propose d'aller consulter un devin : Sidi El Arafi.
Le narrateur évoque le souvenir du ……….. Sidi El Arafi. Lalla Zoubida rentre chez elle tout en gardant le secret de la visite. Elle décide de garder son enfant à la maison et de l'emmener chaque semaine faire la visite d'un marabout.
Un matin elle reçoit la …………. d'un envoyé de son mari. Lalla Aicha vient prier son amie de lui rendre visite le lendemain parce qu'elle a des choses à lui ………………...
Chez Lalla Aicha, les femmes discutent. Elle reçoit la visite de ………….., qui raconte son rôle dans le ……….. de My. Larbi avec la ………….. du coiffeur et les problèmes du nouveau couple.
Le narrateur dans ce dernier chapitre raconte le …………. de son père. Sidi Mohamed raconte à son père les événements passés pendant son absence. Le père du narrateur apprend que My. Larbi s'est séparé avec sa jeune épouse. Sidi Mohamed, toujours aussi ………… qu'au début et aussi rêveur, sort sa boite à merveilles et se laisse bercer par ses rêves.


ANALYSE : LA BOITE A MERVEILLES

I. Les déclencheurs du récit dans la boîte à merveilles

L'équilibre initial coincide dans la Boîte à merveilles avec une prise de conscience d'une carence, d'un manque (…moi, je ne dors pas. Je songe à ma solitude et j’en sens tout le poids) et se transforme en rupture.
La nuit et le poids de la solitude déclenchent le récit. Le narrateur (l’adulte) se penche sur son passé à la recherche de réponses possibles (Ma solitude ne date pas d’hier….P3.) ou de réconfort (pour égayer ma solitude, pour me prouver que je ne suis pas mort. P6.).
L’enquête se construira sur la mémoire fabuleuse héritée de l’enfant de six ans. (Cire fraîche...les moindres événements s’y gravaient en images ineffaçables…cet album…P6.).
Les outils de l’enquêteur sont donc les images d’un album. Portraits et paysages se succéderont au fur et à mesure qu’il en tournera les pages. L’abondance de l’imparfait est justifiée par la dominance du descriptif. La nostalgie orne le récit de couleurs, de parfums et de tendresse, la perception de l’enfant l’entraîne dans le monde du merveilleux et de la magie.

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Re: La boite à merveilles(Ahmed Sefrioui)

Message par Admin le Jeu 1 Déc - 19:50

II. L’espace dans la boîte à merveilles

Le déplacement de l’enfant s'associe à la rencontre de "l'aventure" et à la quête de la connaissance. On peut réduire l'itinéraire dans le cas de Sefrioui à un schéma simple, deux types de base dominent. (L’aller - retour….L’initiation et la conquête.). L’enfant revient toujours à son point de départ, la maison, plus exactement la pièce occupée par la famille. L'espace offre un spectacle, plus qu’il ne sert de décor à l'action, cette dernière n’étant pas privilégiée. Il est soumis au regard du personnage. L’enfant se dresse en spectateur. La relation entre le lieu et son état d'âme est forte. Une correspondance symbolique s'établit entre l’enfant et les lieux décrits.

III. Le temps dans la boîte à merveilles

Comme dans les contes de fée, le temps est vague, imprécis, flou. Premier repère, l’âge du personnage principal : six ans.
L’enfant - narrateur a une conception du temps motivée par l’attente, celle de son père chaque soir et celle de grandir. L’écoulement du temps est saisi dans une logique arithmétique. Matin et soir font une journée, les jours font des mois, les mois des saisons et les saisons l’année.
Une journée ordinaire est marquée par le réveil, le msid, les jeux, les conversations des voisines, et le retour du père, tard le soir. Les jours de la semaine retracent plus des activités habituelles (Lundi, jour de lessive, mardi, journée particulièrement redoutée au msid.). Un événement exceptionnel comme un retour précipité du père à la maison ou la visite d’un étranger constituera un repère. Ainsi, l’Achoura, fête qui va bouleverser la vie quotidien de l’enfant, les différentes visites de Lalla Aicha, le départ du père vont permettre de construire une suite justifiant un déroulement chronologique. Les indicateurs de temps renforceront cette chronologie par le marquage des saisons (L’hiver : 3 chapitres, le printemps : 4 chapitres et l’été : 5chapitres). On peut alors estimer la durée du récit à trois saisons et avancer que le narrateur enfant approche de ses sept ans à la fin du roman.


IV. Le retour en arrière dans la boîte à merveilles

Le genre policier commence par un fait accompli. Il y ‘a un meurtre et l’enquêteur est chargé de trouver l’assassin. Le roman de Sefrioui s’aligne quelque peu sur ce genre. La solitude et la mélancolie sont ce fait accompli et le narrateur doit revenir en arrière en chercher les origines. Ses témoins et ses pièces à convictions sont les images de cet album qu’est la mémoire de l’enfant.
« Ma mémoire était une cire fraîche et les événements s’y gravaient en images ineffaçables. Il me reste cet album… » P 6.
Premières images, un enfant seul cherchant vainement à attraper un moineau, à l’écart des enfants de son âge et étranger à leurs jeux. Un enfant troublé par les rituels de la voyante, démons et sorcières hantent son imagination. Un enfant fasciné par les contes d’Abdallah, l’épicier et les discours de son père sur la mort, le paradis et l’enfer. La séance du bain maure laisse entrevoir cette relation entre le présent et le passé.
« Je crois n’avoir jamais mis les pieds dans un bain maure depuis mon enfance. Une vague appréhension et un sentiment de malaise m’ont toujours empêché d’en franchir la porte. » P9.
V. L’ordre de présentation des personnages

Le lecteur découvre tôt les personnages qui vont l’accompagner le long du récit. Ils sont livrés dans un ordre lié à notre découverte des mondes de l’enfant. Ceux qui ont participé à nourrir son monde fabuleux, la voisine du rez de chaussée, Kenza, une voyante, par ses pratiques magiques et rituels, Abdallah , l’épicier par ses contes et son père avec ses discours sur le paradis et l’enfer. Ceux qui font partie de son quotidien, les voisins du premier Si Aouad fabricant de charrues, sa femme Rahma et leur fille Zineb ; la voisine du deuxième étage, Fatma Bziouya. Les autres enfants de son âge au msid, son maître d’école et Lalla Aïcha, pour sa première visite à la maison.
L’esquisse des portraits est un peu particulière. Rarement des descriptions physiques. Un nombre limité d’outils pour la description dont le nom, le sexe, l’âge, le métier, les vêtements, le statut social, la relation familiale, les paroles.

VI. Rythme et organisation dans la boîte à merveilles

On peut facilement constater des oppositions symboliques et fondamentales, souvent binaires. (Clos / ouvert …sombre / éclairé…espace réel /rêvé). Ceci permet une mise en place de l’ambiance du secret, de l’étrange, et du mystère imprégnant le récit dès son ouverture de l’ambiance des contes merveilleux.

VII. La description dans la boîte à merveilles

La narration prend en charge les éléments descriptifs concernant le cadre de l’action. L’enfant explore progressivement ce cadre : la ruelle, le msid La rue Jiaf et le bain maure. La description est dynamique.
La ruelle (p3) « Il court jusqu’au bout de la ruelle pour voir passer les ânes et revient s’asseoir sur le pas de la maison ».
La maison(P3) « au rez de chaussée….Au premier….Le deuxième étage….


LES TEMPS DU RECIT DANS LA BOITE A MERVEILLES
Le présent de l’énonciation :
il correspond au moment où l’on parle .Ce présent annonce un énoncé ancré dans la situation d'énonciation. Il révèle la présence d’un narrateur adulte et du moment d’écriture (moment de la parole, de l’énonciation). Il lui permet aussi de faire des commentaires. Ce temps est courant dans l’autobiographie. Le présent de narration :
il s’emploie pour rapporter des actions passées en les rendant plus « vivantes », plus actuelles, donne une impression de direct. L’imparfait associé au passé simple :
le premier pour décrire le cadre, le second pour relater la succession des événements.
L’imparfait pour un énoncé ancré dans la situation d’énonciation :
Il faudrait relier ce temps au présent d’énonciation. Les deux se confondent.

Le premier chapitre est dominé par l’imparfait. Ce temps permettra au narrateur de peindre les lieux réels de son enfance, la ruelle, l’impasse, la maison, la salle du msid, les personnages qui l’ont marqué et le monde fabuleux dans lequel il trouvait refuge.
Je songe / Je ne dors pas / Ma solitude ne date pas d’hier. (Ma solitude aujourd’hui) P3.
/ Il me reste cet album pour égayer ma solitude. P6.
je crois n’avoir jamais mis les pieds dans un bain maure depuis mon enfance .P8 .
A bien réfléchir, je n’aime pas les bains maures. P9. « Je vois » /Il veut en faire son compagnon /Il court / Le soir, il rentre le cœur gros. P3.
Le mardi, jour néfaste pour les élèves du Msid me laisse dans la bouche un goût d’amertume. Tous les mardis sont pour moi couleur de cendre. P20.
1 :« L’école était à la porte de Derb Noualla. Le Fqih, un grand maigre à barbe noire, dont les yeux lançaient constamment des flammes de colère, habitait la rue Jiaf... »
2 :« Dès notre arrivée nous grimpâmes sur une vaste estrade couverte de nattes…. / nous commençâmes notre déshabillage.. ».
« A six ans, j’avais déjà conscience de l’hostilité du monde et de ma fragilité. Je connaissais la peur, je connaissais la souffrance de la chair ... » P20.


 Exercice: Mettez les verbes soulignés au passé simple
a) Il avait sorti ……………..une cigarette et l'allumait ……………….nerveusement.
b) Nous avions perdu ………………….le match et nous revenions …………………très déçus.
c) Je ne pouvais …………………..pas sortir car le temps était devenu affreux.
d) D’abord, je distingue ……………………une forme obscure derrière les arbres
e) Tout à coup un tumulte se fait …………….entendre et la foule court …………….au bruit.
f) Son regard rencontre ………………….la cheminée. Dans celle-là, il n’y avait pas de feu. Quelque chose attire ……………….pourtant l’attention du voyageur. Il se penche ………….et aperçoit ………………..au fond, un objet. Il regarde ……………….et reconnaît ……………un sabot. C’était le sabot de Cosette.

LE THEME DE LA FAMILLE : LA CHALEUR DU GIRON FAMILIAL.
La boîte à merveilles est le roman de l'idylle où tout est calme et nul événement ne vient briser cet univers paisible d'un enfant dont la vie est tout sauf malheureuse. Le monde de sidi Mohammed est orné par le bonheur, le rêve et le rire. Il s'agit donc d'une œuvre qui déjoue le tragique et qui s'éloigne de tout ce qui relève du pathétique à l'exception de quelques passages étant souvent en rapport avec les personnages féminins tels que Lalla Aicha, la mère du narrateur, Rahma etc. En effet, le roman d'Ahmed Sefroui se présente de ce fait comme une image rose d'une enfance incontestablement heureuse et idéale. Le roman est avant tout une boîte à merveilles donnée au lecteur. Autrement dit, Sefroui nous transporte dans un pays merveilleux dans lequel se trouve un petit enfant, protégé par la chaleur du giron familial et entouré par la tendresse de sa mère.
Ainsi, la représentation de la famille dans La boîte à merveilles reste le sujet d'un regard qui apprécie autant la mère que le père. Effectivement, l'auteur donne à voir une famille matriarcale, dont le pivot est la mère, d'autant plus que le père est quasiment absent dans le roman. Il est étroitement lié au silence, et même à la passivité en comparaison avec son épouse, véritable figure à la fois féminine et virile, ce qui fait d'elle un personnage à double face. Elle est tendre et forte (elle ne cesse de protéger son fils: la scène où le petit était malade). En revanche, elle est le substitut du père dans la mesure où elle se donne le rôle primordial dans la famille, surtout après le départ du père. Ce personnage féminin est présentée aussi sous un jour viril dans des moments où les femmes se manifestent fragiles et ayant besoin d'une confidente consolatrice ou bien d'une personne plus forte capable de les soutenir.
LE THEME DE LA SOLITUDE: LA SOLITUDE DU NARRATEUR
Le chapitre premier de la Boîte à Merveilles s’attarde longuement sur le thème de la solitude de Sidi Mohammed en sa qualité de narrateur .Le mot revient souvent surtout au début de l’œuvre :
- ‘’Je songe à ma solitude’’ (page 3) ; -‘’Ma solitude ne date pas d’hier’’ (page3) ;
-‘’A six ans, j’étais seul, peut-être malheureux, mais je n’avais aucun point de repère qui me permît d’appeler mon existence : solitude ou malheur’’ (page 6).
- ‘’Je n’étais ni heureux, ni malheureux. J’étais un enfant seul’’ (page6).
-‘’ En attendant, j’étais seul au milieu d’un grouillement de têtes rasées, de nez humides…’’ (Page Cool.
Mais sa solitude ne s’arrête pas au chapitre 1, au contraire, elle s’étale pour couvrir tout le roman :
-‘’Je sentis ma solitude devenir lourde à m’étouffer’’ (page 50)
-‘’Hélas ! Déjà, j’étais voué à la solitude’’ (page 65)
-Sidi Mohammed est un enfant unique : il est le premier de sa famille et qui plus est un mâle, né dans une famille où la mère est omniprésente.
Il est seul à Dar Chouafa où il n’y a aucun enfant de son âge en dehors de Zineb, une fille qu’il méprise et avec qui il ne peut combler le creux de son existence de jeune garçon de 6 ans.
’’ Elle s’appelait Zineb et je ne l’aimais pas ‘’ (page5)
‘’ Cela m’est égal qu’on ne retrouve pas Zineb, je pleure parce que j’ai faim !’’(page47
‘’ Une fille aussi bête que Zineb ne peut rien trouver d’amusant dans sa pauvre cervelle’’ (page71)
L’univers est strictement adulte et à dominante féminine. Au bain maure, dans une atmosphère d’indécence et de nudité féminines, il s’écrie’’ je me sentais plus seul que jamais’’ (page 10).
-Il se sent seul au msid parmi les élèves. Il ne les aime pas parce que leurs mondes sont différents : lui, il aime le rêve, eux la réalité. : ‘’Nous habitions des univers différents. J’avais un penchant pour le rêve. […….] Je désirais que l’invisible m’admît à participer à ses mystères. Mes petits camarades de l’école se contentaient du visible.’’ (page6)
Il est seul tout au long de l’œuvre : il n’y a pas un seul garçon de son âge avec qui il peut évoluer, limer sa personnalité sur celle des garçons de son âge pour la développer au moyen des activités ludiques mâles. Sa solitude s’accentue encore plus avec le départ de son père pour la campagne, le temps de se faire un capital et de remonter son atelier de tissage fermé après la perte de son capital.

ANALYSE : LA BOITE ENTRE OBJET ET SYMBOLISME

I. Un roman d'objet.
La Boîte à Merveilles est une boîte ordinaire contenant des objets ordinaires. Des objets hétéroclites, en matière transparente, en métal, en nacre. Un bouton de porcelaine, des boules de verres, des anneaux de cuivres, un minuscule cadenas sans clef, des clous à tête dorée, des encriers vides, des boutons décorés, des boutons sans décor (p12), des épingles (p55) un cabochon en verre offert par Rahma (p38), une chaînette de cuivre rongée de vert-de-gris offerte par sa mère, (p96).
Pour les autres, ce sont des vieilleries, le « bijou fabuleux et barbare »aux yeux de l'enfant est pour la mère « un bout de verre qui peut causer une blessure » (p39).
II. Les objets du plaisir et du mystère.
L’enfant découvre le plaisir des sens très tôt grâce à ses objets. L’objet est regardé, contemplé et caressé. Il a une âme et une vertu de talisman. Il est source de jouissance, « Il met les sens en extase » p13, et avait un goût qu’il ne pouvait goûter de la langue et le pouvoir d’enivrer, p13. L’impuissance à en jouir pleinement est un moment difficile pour lui. « Je sentais toute mon impuissance à en jouir pleinement. Je pleurais… ». Ce moment est pénible quand le sommeil empêche la contemplation, « mes yeux, hélas ! N’avaient plus la force de regarder » ; sinon encore plus cruel quand les objets perdent leur pouvoir magique et deviennent des objets ordinaires, « cette constatation fut cruelle. J’éclatais en sanglots.».
L’enfant, friand de contes découvre aussi que ses objets racontent des histoires. « Un bijou fabuleux provenant à n’en pas douter de quelque palais souterrain où demeurent les puissances de l’Invisible. »(p39). Chaque objet parle son langage (p13), c’est un ami (p13 ; 249), peut être un message, un talisman où une pierre maudite.
III. Les objets et leur métamorphose.
La transformation est de deux ordres. Le savoir faire et l’imagination. Ainsi, une opération de nettoyage transforme le métal vil en métal noble. « Je savais transformer le cuivre, cette vile matière, en or pur ». L’imagination se charge du reste, l’objet devient fabuleux, chargé de vertus, porteur d’une histoire merveilleuse (p38). Ainsi, « Les plus humbles de mes boutons et de mes clous, par une opération de magie dont j’avais seul le secret, se muèrent en joyaux. » p96.
IV. Les objets et les heures de chagrin
Les objets qui fascinent l’enfant ont une autre fonction. Ils lui permettent de conjurer tristesse et solitude. « La nuit, la maison tomba dans le silence, je me sentis triste. Je sortis ma, Boîte, (p54).
La Boîte à Merveilles lui permet de s’évader d’un monde de contraintes et de malheur, le monde réel, celui des adultes. Ce motif revient chaque fois qu’il est question de la Boîte à Merveilles : « Pour échapper au bruit des tambours qui bourdonnait encore sous mon crâne, j’ouvris ma Boite à Merveilles,… » (p150). « Moi, j’avais des trésors cachés dans ma Boite à

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Re: La boite à merveilles(Ahmed Sefrioui)

Message par Admin le Jeu 1 Déc - 19:53

Merveilles. J’étais seul à les connaître. Je pouvais m’évader de ce monde de contraintes... » (P71).
L’enfant fait appel dans ses moments de détresse à ses objets « prêts à me porter secours » (p12). Grâce à sa boîte, il se sentira moins seul, moins triste. C’est dans de pareilles circonstances que l’enfant la retire de dessous son lit : « Je me sentis triste et seul. Je ne voulais pas dormir, je ne voulais pas pleurer. Moi aussi, j’avais des amis. Ils sauraient partager ma joie. Je tirai de dessous le lit ma Boite à Merveilles je l’ouvris religieusement.»(p249).


LES CHAMPS LEXICAUX DANS LA BOITE A MERVEILLES

1) -Le champ lexical de la magie : P 6 –L16 à 27.
-Le rêve. -Un domaine fabuleux. Une féerie grandiose. -Des puissances invisibles. -Ses mystères. Sorcières
2) -Le champ lexical de la beauté : P7-L7 à 16.
-Magnifique. -Lumière. -Fleurs. -Parfums.
3) -Le champ lexical de la promiscuité : P8-L 8 à 10.
-Un grouillement de têtes rasées. -De nez humides. -Un vestige de vociférations de versets sacrés.
4) -Le champ lexical de la répulsion et de l’impureté : P9 -1er paragraphe.
-Une vague appréhension. -Un sentiment de malaise. -Je n’aime pas. -L’espèce d’impudeur. -La promiscuité.
-M’en écartent. -De corps humides. -Une odeur de péché. -Un certain trouble.
5) -Le champ lexical de l’abattement et du désespoir : P10 L1 à 10.
-Plus seul que jamais. -C’était bel et bien l’enfer. -Les personnages de cauchemar. -Tremblant de fièvre et de peur. M’anéantir.
6) -Le champ lexical de l’horreur : P20 –L4 à 10.
Des femmes échevelées menaçaient de me crever les yeux. -M’envoyaient au visage les pires injures -Me balançait à travers la fenêtre. -Je m’enfonçais lourdement dans le vide
7) -Le champ lexical du bruit : P27-L4 à 20.
-Appeler à grands cris. -Gémissait. -Suppliait. -Vitupérait. -Les voix montaient. -Un délire sacré.
Cool -Le champ lexical : Amour/ Haine : P73 –L16 à 23.
-L’aiment. - amour. Amis. -Le sage.- -Le poète. -Le voyant.
Le détestent -Haine. Ennemis Le menteur. -Hypocrite. -Le sorcier.
9) -Champs lexicaux opposés : P54 à 55-L15 à la fin p55.
-ne me parlaient pas---gisaient inertes, maussades, un peu hostiles. -ils avaient perdu leur pouvoir.
-devenaient méfiants, secrets -grandit ; se dilata.
-palais de rêve, s’orna de lumière et d’étoffes précieuses.
-changés en princesses palais …douces mélodies…mets raffinés.
 Le champ lexical .définition :
C’est l'ensemble des mots qui se rapportent à une même réalité. Les mots qui forment un champ lexical peuvent avoir comme points communs d'être synonymes ou d'appartenir à la même famille, au même domaine, à la même notion.


QUESTIONNAIRE DE LECTURE : LA BOITE A MERVEILLES

1) Qui est l'auteur de l'œuvre ?
…………………………………………………………………………………………………..........................................
2) Qui est le narrateur ?
…………………………………………………………………………………………………..........................................
3) Quel est le genre de l'œuvre ?
…………………………………………………………………………………………………..........................................
4) Quelle est la date de l'écriture ?
……………………………………………………………………………………………………………………………………….
5) Quelle est la date de publication ?
……………………………………………………………………………………………………………………………………….
6) Quelle est la fonction de l'écriture ? (Pourquoi l'auteur écrit-il cette œuvre ?)
…………………………………………………………………………………………………..........................................
………………………………………………………………………………………………………………………………………..
7) A quel point peut-on considérer l'œuvre comme un témoignage sur une époque?
…………………………………………………………………………………………………....................................................................................................................................................................................................
Cool A quelle étape du schéma narratif peut-on associer le départ du père?
…………………………………………………………………………………………………................................................
9) Pourquoi l'enfant n'aime pas Zineb?
…………………………………………………………………………………………………................................................
10) Pourquoi aime-t-il sa boite à merveilles?
……………………………………………………………………………………………………………………………………………….
…………………………………………………………………………………………………………………………………………
11) Que contient cette boite?
……………………………………………………………………………………………………………………………………………….
………………………………………………………………………………………………………………………………………….
12) Comment est présentée Lalla Zoubida dans l'œuvre ?
……………………………………………………………………………………………………………………………………………….
13) Comment est présenté le père?
……………………………………………………………………………………………………………………………………………….
14) Pourquoi les objets de la boite se transforment en des monstres quand l'enfant est triste?
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
15) Que signifie l'invisible chez l'enfant?
………………………………………………………………………………………………………………………………………………
16) D'où viennent les idées et les images de l'enfant?
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….
17) Pourquoi le Fqih devient gentil à l'approche d'achoura?
………………………………………………………………………………………………………………………………………………
18) Pourquoi la mère n'a pas accepté le bracelet que vient d'acheter son mari?
………………………………………………………………………………………………………………………………………………
19) Comment est décrit le bain maure dans l'histoire. Relevez la figure de style utilisée?
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………................................................................................................


COMPREHENSION D'UN TEXTE
COMPREHENSION 1
Éd Librairie des Écoles ; P.6 et 7 ; Chapitre I
"A six ans, j'étais seul, peut-être malheureux, mais je n'avais aucun point de repère qui me permît d'appeler mon existence solitude ou malheur.
Je n'étais ni heureux ni malheureux. J'étais un enfant seul. Cela, je le savais. Point farouche de nature, j'ébauchai de timides amitiés avec les bambins de l'école coranique, mais leur durée fut brève. Nous habitions des univers différents. J'avais un penchant pour le rêve. Le monde me paraissait un domaine fabuleux, une féerie grandiose où les sorcières entretenaient un commerce familier avec les puissances invisibles. Je désirais que l'Invisible m'admît à participer à ses mystères. Mes petits camarades de l'école se contentaient du visible, surtout quand ce visible se concrétisait en sucreries d'un bleu céleste ou d'un rose du soleil couchant. Ils aimaient à grignoter, sucer, mordre à pleines dents. Ils aimaient aussi à jouer la bataille, se prendre à la gorge avec des airs d'assassins, pour imiter la voix de leur père, d'insulter pour imiter les voisins, commander pour imiter le maître d'école."
1) Quelle différence y a-t-il entre le narrateur et ses camarades de classe ?
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________________________________________
2) Relevez du texte le champ lexical du rêve.
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________________________________________
3) Situez le texte dans le roman.
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4) Quelle figure de style est exprimée dans la phrase soulignée?
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5) Quelle figure de style est exprimé dans la phrase suivante : « Ils aimaient à grignoter, sucer, mordre à pleines dents ».
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6) Quel est le temps dominant dans ce passage ? Pourquoi ?
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7) Complétez le tableau suivant :
verbes Entretenir participer mordre
noms existence penchant assassin
Cool « A six ans, j'étais seul, peut-être malheureux, mais je n'avais aucun point de repère qui me permît d'appeler mon existence solitude ou malheur. » Récrivez la phrase en remplaçant la première personne « je » par « ils ».
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9) Récrivez les deux phrases en conjuguant le verbe à la personne demandée :
j'ébauchai de timides amitiés avec les bambins Ils
Nous habitions des univers différents. Ils


COMPREHENSION 2
Éd. Librairie des Écoles. P 91 à 92;Chapitre V
Mon père parut très préoccupé à mon sujet. Il me toucha les tempes plusieurs fois, me prit la main, arrangea ma couverture avec des gestes d'officiant. Je voyais ses lèvres remuer. Je savais qu'il récitait quelque invocation ou quelques versets au pouvoir salvateur. « Je vais peut-être mourir moi aussi, pensais-je. Peut être aurai-je, derrière mon cercueil, des anges beaux comme la lumière du jour ! » J'imaginais le cortège : quelques personnes du quartier, le fqih de l'école coranique, mon père plus grave que jamais et des anges vêtus de soie blanches. A la maison, ma mère pousserait des cris à se déchirer le gosier, elle pleurerait pendant des jours et pendant des nuits. Elle serait toute seule le soir pour attendre le retour de mon père. Non, je ne voulais pas mourir ! - je ne veux pas mourir ! Criais-je en me dressant dans mon lit. Je ne veux pas mourir. Je rejetai la couverture et me mis debout, hurlai cette phrase de toute la force de mes poumons. Mon père me recoucha, tempère par des paroles douces mes angoisses. Ma mère, les yeux bouffis répétait :
-Mon petit enfant ! Mon petit enfant !
Je me calmai. Mes oreilles se mirent à siffler. J'écoutais à travers ce bruit d'eau, ma mère raconter les événements de la journée. La mort de Sidi Mohamed Ben Taher le coiffeur, les malheurs de Lalla Aicha, la vente de ses bijoux et de son mobilier. (...)
Pendant ce temps, entre les franges de mes cils, je voyais descendre du plafond de beaux anges blancs, je distinguais les plumes de leurs ailes couleur d'argent. L'un d'eux posa sur mon lit ma Boite à Merveilles. Elle grandit démesurément, prit la forme d'un cercueil. Tout heureux, j'y entrai. Le couvercle tomba. Dans la boite régnait une fraîcheur de roses et de fleurs d'orangers. La boite fut emportée par delà les nuages dans des palais d'émeraude. Tous les oiseaux chantaient.
1) Situez le passage dans l'œuvre dont il est extrait tout en soulignant son genre, son auteur et sa date de parution.
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2) Comment se prénomme le narrateur ? Quel indice énonciatif montre sa présence dans le texte ?
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3) Le petit enfant était un enfant très imaginatif. Qui le montre dans le texte ?
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4) Comment imaginait-il les anges qui suivaient son cercueil ? Quelle figure de style a-t-il utilisé pour les caractériser ?
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5) Comment imaginait-il le cortège funèbre ?
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6) «Les malheurs de Lalla Aicha, la vente de ses bijoux et de son mobilier » A quel événement, le narrateur fait-il ici allusion ?
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7) A la lumière de votre étude de l'œuvre, dites ce que le petit enfant cachait-il dans sa Boite à Merveilles ?
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Cool «… ma mère pousserait des cris à se déchirer le gosier, elle pleurerait pendant des jours et pendant des nuits. Elle serait toute seule le soir.. ». A quel mode et temps sont les verbes soulignés ? Pourquoi ?
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9)
COMPREHENSION 3
Éd. Librairie des Écoles Chapitre VIII P 156-158
(Le déjeuner fini, j'allai m'asseoir dans l'escalier ……en jouant sur la terrasse)
1) Relevez des indices qui montrent que ce passage est extrait d'un roman autobiographique
2) Distinguez dans le passage le récit d'un souvenir passé et le commentaire fait par le narrateur adulte.
3) Quels sont les personnages dans ce passage?
4) Qu'est ce qui fait rire les parents?
5) Relevez quatre mots appartenant au champ lexical des fleurs, et quatre mots appartenant au champ lexical des bijoux.
6) Quel est l'effet des rires des parents sur l'enfant?
7) Est-ce que les bijoux ont, pour le narrateur, une valeur matérielle ? Expliquez.
Cool Y a-t-il une différence entre les fleurs et les bijoux pour l'enfant?
9) Qu'est ce que le narrateur reproche aux grandes personnes?
10) Quelle figure de style l'auteur emploie-t-il dans l'énoncé suivant :" les marguerites dodues qui offrent au soleil leurs cœurs d'or"?
11) Le mot "souci" est polysémique. Quelle est sa signification dans le texte? Cherchez une autre signification courante de ce mot?
COMPREHENSION 4
Éd. Librairie des Écoles Chapitre II P21-24
(Lalla Aicha, une ancienne voisine vint nous rendre visite…….. Une relation comme alla Aicha flattait l'orgueil de ma mère)
1) Présentez brièvement l'auteur et son œuvre.
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2) a)Quels sont les personnages de ce passage? b) Quelle relation y a –t- il entre eux?
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3) Quel sentiment le narrateur éprouve-t-il à l'égard de Lalla Aicha ? Relevez des mots ou expressions qui le montrent.
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4) Comment trouvez-vous le portrait de cette femme, dans le dernier paragraphe ?
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5) A quoi la mère attribue-t-elle ses maux et ceux de son fils?
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6) Que lui propose Lalla Aicha comme remède?
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7) Quel narrateur intervient dans le dernier paragraphe? Justifiez votre réponse.
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Cool Relevez quelques mots arabes dans le texte. Pourquoi l'auteur emploie-t-il ces mots?
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9) A travers ce passage qu'est ce que l'auteur critique-t-il?
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10) Quelles sont les deux figures de style employés dans l'énoncé suivant: «ses joues qui suaient le carmin? Et de ses yeux aux longs cils, noirs comme les ailes du corbeau"?
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COMPREHENSION 5
Éd. Librairie des Écoles Chapitre 6 .P108 à 109
La kissaria, rendez-vous de toutes les élégantes de la ville, me parut contenir les fabuleux trésors de Soleiman, fils de David. Des caftans de drap amarante, des gilets précieusement ornementés de passementeries et de boutons de soie, des djellabas en voile de laine, des burnous somptueux voisinaient avec des tulles irisés comme des toiles d'araignée sous la rosée, des taffetas, des satins moirés et des cretonnes aux couleurs sauvages.
Le gazouillis des femmes prêtait à ce lieu je ne sais quelle atmosphère d'intimité. Les marchands ne ressemblaient pas à ceux des autres souks. La plupart étaient des jeunes gens, beaux de visage, très soignés dans leur mise, courtois dans leur langage. Ils ne se mettaient jamais en colère, faisaient montre d'une patience sans limite, se dérangeaient pour montrer à une cliente une étoffe posée sur le plus haut rayon, dépliaient la pièce, la repliaient pour la remettre à sa place, la cliente ayant déniché sous une pile de soie, une étoffe qui lui plaisait mieux.
Nous fîmes cinq ou six boutiques avant d'acheter trois coudées de cotonnade blanche. Elle devait servir à me faire confectionner une chemise. C'était de la cotonnade de bonne qualité, la qualité « Poisson ». Ma mère ne voulait pas d'autre marque. Le marchand nous montra, imprimé en bleu sur une assez grande longueur de la pièce, un poisson avec toutes ses écailles. Le cérémonial du marchandage dura beaucoup moins que lorsqu'il fallut payer le gilet rouge à soutaches.
Nous nous arrêtâmes devant une dizaine de magasins. Les marchands s'empressaient de nous montrer des piles de gilets de ma taille. Toutes les nuances de rouge défilaient sous nos yeux ; aucune ne correspondait au ton que désirait ma mère. Finalement elle fixa son choix sur un gilet cerise abondamment orné de serpentins et de fleurons en passementerie, légèrement plus foncée que le tissu.
Elle m'enleva la djellaba, m'essaya le gilet, me le boutonna jusqu'au cou, s'éloigna pour se rendre compte de l'effet, me fit signe de tourner à droite, puis de tourner à gauche, mit un temps infini à le déboutonner, en fit une boule qu'elle fourra brusquement entre les mains du marchand.
- Cet article te plaît-il ?
- C'est le prix qui décidera, répondit ma mère.
- Alors je te prépare le paquet ; aux clients sérieux, je consens toujours un rabais. Ce gilet vendu couramment cinq réaux, je te le laisse pour quatre réaux seulement
- Coupons court à toute discussion, je t'en offre deux réaux.
1) Situez le passage dans l'œuvre dont il est extrait.
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2) A quel genre appartient ce texte ? Relevez des indices qui le montrent.
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3) De quels trésors fabuleux parle le narrateur ?
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4) -a) Relevez du premier paragraphe une comparaison. -b) Relevez du deuxième paragraphe une métaphore et expliquez la.
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5) Comment le narrateur décrit-il les marchands de la Kissaria ?
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6) Qu'est ce que la mère acheta pour son enfant ?
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7) Comment estimez-vous la capacité de la mère à marchander ? Justifiez.
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Cool « - C'est le prix qui décidera, répondit ma mère ». Mettez la phrase au discours indirect.
________________________________________
COMPREHENSION 6
Éd. Librairie des Écoles Chapitre VIII P.161 -162
Le souk des bijoutiers ressemblait à l’entrée d’une fourmilière. ...........................qu’on tourne et qu’on retourne entre les doigts pour finalement en offrir la moitié de leur prix réel.
1) Complétez le tableau suivant pour présenter l’œuvre dont le texte est extrait.
Titre de l’œuvre Principales œuvres Genre de l’œuvre Personnages principaux

2) Situez le texte par rapport à l’œuvre.
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3) A quelle forme de discours peut-on rattacher le 1er paragraphe ? Justifiez votre réponse.
________________________________________
4) Relevez les mots et les expressions qui appartiennent au champ lexical :
de l’animation de l’avidité des sentiments

5) Quelle image le narrateur donne t-il du commerce des bijoux ? Est-elle valorisante ou dévalorisante ? Justifiez votre réponse.
________________________________________
6) A quoi le narrateur compare t-il les bijoux ? Comment justifie-t-il lui-même ce rapprochement ?
________________________________________
7) Relevez les indices qui montrent que le 2eme paragraphe est une pause commentaire. Quelle est la fonction de cette pause ?
________________________________________
Cool D’après vous, pourquoi la vente d’un bijou familial peut-elle être vécue comme une situation humiliante.
________________________________________
________________________________________
COMPREHENSION 7
Éd. Librairie des Écoles .Chapitre IX P181 à 182.
J’étais réveillé quand mon père partit………………………….d’aucune fièvre.
1) Complétez le tableau suivant :
Genre de l’œuvre L’auteur de l’œuvre La date d’écriture et la date de parution

2) Après quel événement se situe le passage ?
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3) Où va le père ? .Pourquoi ?
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4) Relevez trois mots qui renvoient au champ lexical de la tristesse.
________________________________________
5) Donnez à chaque imparfait sa valeur (Répétition-Durée-Description) :
Imparfait Valeur
Mon père représentait la force
Mon père venait le soir…
La maison se réveillait….
6) Relevez dans le texte une intervention de l’auteur ou du narrateur adulte.
________________________________________
7) Quel a été le rôle de si Abdeslam dans sa famille ?
________________________________________
COMPREHENSION 8
Texte 1 Éd .Librairie des Écoles. P175 à 176 .Chapitre 9.
Mon père s’annonça à la porte d’entrée de la maison……….. Mon père et ma mère, chacun abîmé dans ses pensées, ne mangeaient pas, ne parlaient pas.
Texte2 Éd. Librairie des Écoles. P180 à 181. Chapitre 9.
Mon père nous quitta le surlendemain à l’aube…………. Point n’est besoin qu’il soit riche, son prestige moral donne force, équilibre, assurance et respectabilité.
1) Présentez en deux lignes l’auteur de l’œuvre dont sont extraits les deux passages.
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________________________________________
2) A quel genre littéraire appartient cette œuvre ? Sur quels indices avez-vous fondé votre réponse ?
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________________________________________
3) Relevez des indices énonciatifs de personnes. A qui renvoient-ils ? Comment comprenez-vous alors l’emploi des temps du passé ?
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________________________________________
4) Quelle est alors l’intention de l’auteur et la visée du texte ?
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5) Relevez le champ lexical dominant dans le 1er extrait. Quelle atmosphère crée t-il ? Peut-on dire qu’il annonce l’événement raconté dans l’extrait2.
________________________________________
6) Relevez la scène en mettant l’accent sur vos sentiments. Quelle est sa fonction ? Comment pouvez vous expliquez alors l’emploi du présent ?
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7) Montrez en quoi le départ du père est vécu par la famille comme un drame.
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________________________________________
COMPREHENSION 9
Éd. Librairie des Écoles 35 à 36.Chapitre II.
Un apprenti de mon père……………………il payait ses employés, allait à la mosquée pour la grande prière et nous déjeunions en famille.
1) Situez le passage par rapport à l’œuvre dont il est extrait.
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2) A quel genre d’écriture peut-on rattacher ce texte ? Justifiez votre réponse par deux indices.
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3) Quel évènement a provoqué cette évocation du père ?
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4) Quel portrait le narrateur brosse t-il de son père dans ce passage ? Quels sentiments la répétition du mot « père » traduit-elle ?
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5) Identifiez alors le point de vue dominant dans le passage. Quel est son intérêt ?
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6) En quoi peut-on considérer ce texte comme un témoignage sur un lieu, une époque, une mentalité ?
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COMPREHENSION 10
Ed. Librairie des Écoles ; Chapitre II .P23 à 25
Ma mère se leva pour se préparer. Elle changea de chemise et de mansouria, chercha au fond du coffre une vieille ceinture brodée d'un vert passé, trouva un morceau de cotonnade blanche qui lui servait de voile, se drapa dignement dans son haïk fraîchement lavé.
C'était, en vérité, un grand jour. J'eus droit à ma djellaba blanche et je dus quitter celle de tous les jours, une djellaba grise, d'un gris indéfinissable, constellée de taches d'encre et de ronds de graisse.
Lalla Aïcha éprouva toutes sortes de difficultés à s'arracher du matelas où elle gisait.
J'ai gardé un vif souvenir de cette femme, plus large que haute, avec une tête qui reposait directement sur le tronc, des bras courts qui s'agitaient constamment. Son visage lisse et rond m'inspirait un certain dégoût. Je n'aimais pas qu'elle m'embrassât. Quand elle venait chez nous, ma mère m'obligeait à lui baiser la main parce qu'elle était Chérifa, fille du Prophète, parce qu'elle avait connu la fortune et qu'elle était restée digne malgré les revers du sort. Une relation comme Lalla/Aïcha flattait l'orgueil de ma mère.
Enfin, tout le monde s'engagea dans l'escalier. Nous nous trouvâmes bientôt dans la rue.
Les deux femmes marchaient à tout petits pas, se penchant parfois l'une sur l'autre pour se communiquer leurs impressions dans un chuchotement. A la maison, elles faisaient trembler les murs en racontant les moindres futilités, tellement leurs cordes vocales étaient à toute épreuve; elles devenaient, dans la rue, aphones et gentiment minaudières.
Parfois je les devançais, mais elles me rattrapaient tous les trois pas pour me prodiguer des conseils de prudence et des recommandations. Je ne devais pas me frotter aux murs: les murs étaient si sales et j'avais ma superbe djellaba blanche, je devais me moucher souvent avec le beau mouchoir brodé pendu à mon cou, je devais de même m'écarter des ânes, ne jamais être derrière eux car ils pouvaient ruer et jamais devant car ils prenaient un malin plaisir à mordre les petits enfants.
- Donne-moi la main, me disait ma mère.
Et cinq pas après:
- Va devant, tu as la main toute moi
Je reprenais ma liberté mais pour un temps très court. Lalla Aïcha se proposait de me guider dans la cohue. Elle marchait lentement et tenait beaucoup de volume. Un embouteillage ne tardait pas à se former. Les passants nous lançaient toutes sortes de remarques déplaisantes mais finissaient par se porter à notre secours. Des bras inconnus me soulevaient du sol, me faisaient passer par-dessus les têtes et je me trouvais finalement dans un espace libre. J'attendais un bon moment avant de voir surgir de la foule les deux haïks immaculés. La scène se renouvela plusieurs fois durant ce voyage. Nous traversâmes des rues sans nom ni visage particuliers. J'étais attentif aux conseils de mes deux guides, je m'appliquais à me garer des ânes, butais inévitablement dans les genoux des passants. Chaque fois que j'évitais un obstacle, il s'en présentait un autre. Nous arrivâmes enfin au cimetière qui s'étend aux abords de Sidi Ali Boughaleb. J'esquissai un timide pas d'allégresse.
1) Présentez brièvement l'auteur et son roman.
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2) Situez le passage dans l'œuvre.
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3) « C'était, en vérité un grand jour». Pourquoi le narrateur parle-t-il d'un grand jour ?
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4) Le narrateur et sa mère éprouvent-ils le même sentiment à l'égard de Lalla Aïcha ?
Justifiez votre réponse par des expressions tirées du texte.
________________________________________
________________________________________
5) La mère du narrateur et son amie Lalla Aïcha ne se parlent pas de la même façon à l'intérieur de la maison et dans la rue. Illustrez mieux cette constatation en complétant le tableau:
à l'intérieur de la maison dans la rue


6) La description de Lalla Aïcha faite par le narrateur est-elle valorisante ou dévalorisante ?
Justifiez votre réponse par des expressions tirées du texte.
________________________________________
________________________________________
7) Pourquoi certains termes sont-ils écrits en gras?
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Cool Identifiez la figure de style dans la phrase suivante:
«J'attendais un bon moment avant de voir surgir de la foule les deux haïks immaculés ».
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9) Relevez les termes relatifs au champ lexical de la foule.
________________________________________
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10) Complétez le tableau suivant :
Phrase Figure de style
J'esquissai un timide pas d'allégresse.
A la maison, elles faisaient trembler les murs…
COMPREHENSION 11
Ed. Librairie des Écoles Chapitre X, pp204 à 207
Le panier de Sidi EI Arafi rappelait ma Boite à Merveilles. II connaissait le «secret ». Bien sûr, tout le monde disait qu’il était très savant. Un vrai savant doit nécessairement posséder une Boite à Merveilles.
Je comprenais maintenant. Malgré sa cécité, il était gai et de caractère paisible. II ne voyait pas le soleil, les fleurs et les oiseaux, mais sa nuit s’animait parfois de la joie des personnages que chaque objet de son panier pouvait évoquer. Je tendis moi aussi la main pour toucher les menus objets. Un regard de ma mère arrêta mon geste.
Sidi EI Arafi récita à voix basse une longue prière. La main, les doigts écartés, planait sur le contenu du panier comme un oiseau qui s'apprête à se poser dans son nid.
II s'arrêta et s'adressant à nous il dit :
- Ne vous attendez pas à ce que je vous dévoile l’avenir. L’avenir appartient à Dieu, I’omnipotent .Ces coquillages et ces amulettes m'aident à sentir vos peines, vous rapprochent de mon cœur. Quand je vous parlerai, c'est mon cœur que vous entendrez. Sidi Mohammed, n'est-ce pas le nom de l'enfant qui vous accompagne ?
- Oui, répondit ma mère d'une voix timide.
Le voyant reprit :
- Sidi Mohammed sait que c'est vrai ce que je vous dis. Un enfant pur fait partie encore des légions angéliques, ces êtres de lumière. La vérité étant lumière ne peut lui échapper ... Approche, Sidi Mohammed, plonge ta main dans ce panier et saisis un objet sans le voir.
Je suivis à la lettre ce qu'il m'ordonna de faire. Une boule de verre, de la grosseur d’un œuf, se logea dans le creux de ma main. Elle était agréable au toucher et d'une couleur aquatique. Je la regardai avant de la lui remettre. Dans sa masse transparente brillait une grosse bulle d'air. De minuscules satellites menaient une ronde autour de cet astre.
Les doigts de Sidi El Arafi caressèrent longtemps la boule de verre. Il ne disait rien. Sa figure devint grave. Il parla enfin lentement, détachant chaque syllabe.
- Écoute, enfant de bon augure et souviens-toi. Le diamant s'appelle, dans le langage des connaisseurs, l'orphelin, le solitaire parce qu'il est rare et qu’aucune autre pierre ne peut rivaliser avec lui en dureté et en beauté. Chaque homme peut s'appeler comme le diamant, l'orphelin ou le solitaire. Désormais, ne sois plus triste. Si les hommes t’abandonnent, regarde en dedans de toi. Me comprends-tu bien, fils? Que de merveilles, que de merveilles recèle ton cœur! Quand tu oublies de contempler tes trésors, ta santé en souffre et tu deviens débile. Regarde la boule que tu viens de me remettre. A l'intérieur de cette masse transparente, il y a l'image du soleil! La elle est à l’ abri de toute souillure, la elle est inaccessible à tout ce qui n'est pas .lumière. Sois comme cette image, tu triompheras de tous les obstacles. Dieu te bénisse, mon enfant! Dieu te bénisse ! Approche ton front de mes lèvres.
Il m'embrassa sur le front. Ensuite, nous récitâmes à haute voix, tous les deux, une courte prière.
L’émotion m'étranglait. Mes yeux se remplirent de larmes. Je nageais dans la pure félicitée.
1) Situez l’extrait proposé par rapport à ce qui précède.
________________________________________
2) Dans quel genre d’écrit s’inscrit le texte ? Justifiez votre réponse.
________________________________________
3) En quoi le panier de Sidi el Arafi rappelait-il la Boîte à Merveilles ?
________________________________________
4) Repérez à partir du texte ce qui montre l’autorité de Lalla Zoubida envers son fils.
________________________________________
5) Pourquoi le narrateur rapporte les paroles du voyant au discours direct?
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6) De quel type de récit est-il donc question ?
________________________________________
7) Repérez un passage où le « je» renvoie au narrateur adulte.
________________________________________
Cool Transposez au discours indirect la phrase suivante : « Ne vous attendez pas à ce que je vous dévoile l’avenir. L’avenir appartient à Dieu, l’omnipotent. »
________________________________________
________________________________________
9) Repérez quatre indices relatifs à la prédiction.
________________________________________
10) Où réside le savoir de Sidi el Arafi ?
________________________________________
11) Expliquez la fin du passage : « mes yeux se remplirent de larmes. Je nageais dans la pure félicitée.
________________________________________
12) Que constitue la visite du voyant pour Sidi Mohammed.
________________________________________
13) Identifiez les figures de style dans les deux phrases suivantes :
-« mais sa nuit s’animait parfois de la joie des personnages ».
-« La main, les doigts écartés, planait sur le contenu du panier comme un oiseau qui s'apprête à se poser dans son nid ».
________________________________________
14) Complétez le tableau suivant à partir du texte :
Figure de style Phrase
Une métaphore
Une gradation


COMPREHENSION 12
Éd. Librairie des Écoles .Chapitre III P53 à 54.
« Rahma radieuse invita les voisines……………………………………………………m’emmena dormir. »
1) Complétez le tableau suivant :
Titre de l’œuvre Auteur Date de naissance Date de décès Genre Autres romans


2) Quels sont les personnages de ce passage ?
________________________________________
3) -a) A quelle occasion Rahma a-t-elle invité ses voisins ?
________________________________________
-b) Relevez les plats servis à cette occasion.
________________________________________
4) A t-on donné une importance au narrateur à cette occasion ?
________________________________________
________________________________________
5) Pourquoi, d’après vous, le petit enfant a-t-il recours à sa boîte ? (à la lumière de ce que vous avez appris à travers l’œuvre).
________________________________________
6) Les objets changent d’aspect à la fermeture de la boîte. Illustrez ce changement en complétant le tableau suivant :
Aspect des objets à l’ouverture de la boîte Aspect des objets à la fermeture de la boîte


7) Qu’est ce qui a causé la surprise du narrateur dans le dernier paragraphe ?
________________________________________
Cool Identifiez la figure de style dans la phrase suivante : « la nuit, la maison retomba dans le silence ».
________________________________________
9) Relevez dans ce passage quatre mots appartenant au champ lexical de la fête.
________________________________________
________________________________________
________________________________________

Exercice : Comparaison ou métaphore ?

1- Ce bonhomme ressemble étrangement à quelqu’un que j’ai connu il y a des années.
2- L’œil de la nuit brille de tous ses feux.
3- La plaine est recouverte d’un lourd manteau de neige.
4- Thomas est aussi blanc qu’un linge.
5- Un champ de blé prenait racine sous la coiffe de Bécassine.
6- La pauvre Hélène était pareille à une âme en peine.
7- Ce grand homme est bavard comme une pie.
8- J’ai peur d’un baiser comme d’une abeille.
9- C’est le château du temps ; ses tours sont en ruine au bord d’un fleuve glacé.
10-Les hirondelles du souvenir voyagent sans cesse dans mon esprit.


PRODUCTIONS ECRITES : SUPPORT : LA BOITE A MERVEILLES

SUJET 1 : Racontez un récit où vous évoquez le souvenir (réel ou imaginé) d'une visite chez un voyant ou un guérisseur.
SUJET 2 : Beaucoup de marocains ont toujours recours de nos jours aux services des voyants et des guérisseurs. Selon vous, pourquoi ces gens là croient-ils à ces charlatans ? Partagez vous le même point de vue qu'eux?
SUJET 3 : Les souvenirs d'enfance restent gravés dans la mémoire. Rédigez un texte où vous évoquez vos premiers souvenirs à l'école, vos sentiments et vos commentaires.
SUJET 4 : Essayez de vous rappeler l’enfant que vous étiez, vers six ans ou plus.
SUJET 5 :
Description :
A l’instar de Sefrioui, décrivez au choix une scène :
-Des pèlerins dans un mausolée.
-L’école coranique.
-Une fête populaire.
-La place de Djamaa el fna.
-Un quartier commerçant.
SUJET 6 : Le départ du père de Sidi Mohamed laisse un grand vide dans la vie de la famille. Selon vous, quelle est la place que doit occuper le père dans une famille ?
SUJET 7 : Racontez un souvenir d’enfance particulièrement réjouissant ou au contraire triste qui vous a énormément marqué.
SUJET 8 : Vous avez sûrement eu, lors de votre enfance, un objet qui vous est cher et dont vous étiez inséparable. Faites en une description, parlez de la relation que vous entretenez avec cet objet et enfin décrivez le sentiment qu’il vous inspire.
SUJET 9 : Racontez sous forme de journal personnel ce que vous avez fait pendant quatre journées différentes.
SUJET 10 : Il y a sûrement une personne qui a produit sur vous un effet. Faites d'elle une description physique et morale.
SUJET 11 : Les coutumes marocaines imposent l'achat des vêtements neufs aux enfants à l'occasion des fêtes religieuses. Racontez un souvenir où vous êtes sortis avec vos parents acheter de nouveaux habits tout en décrivant la Kissaria et les scènes de marchandage.
SUJET 12 : Est-il, d’après vous, difficile de renoncer à un objet auquel on est habitué ?
Exposez votre point de vue dans un développement argumenté.
SUJET 13 : Vous avez assisté à une scène où l’un de vos parents a dû renoncer, après hésitation, à un objet qui lui est cher.
Racontez cette scène en évoquant vos sentiments. Quelle(s) réflexion(s) ce souvenir vous inspire-t-il maintenant ?
SUJET 14 : Un jour, votre père vous a annoncé qu’il allait s’absenter pendant quelques jours pour des raisons de travail. Comment votre famille a-t-elle réagi ? Racontez la scène en mettant l’accent sur vos sentiments.
SUJET 15 : Certains jeunes n’hésitent pas à remettre en question l’autorité des parents. Qu’est ce qui peut justifiez un comportement pareil ? Développez votre point de vue en vous appuyant sur des exemples.
SUJET 16 : Racontez l’histoire d’une personne que vous connaissez bien (grand père, oncle, tante…) dans l’intention de la faire connaître.
SUJET 17 : « Il n’y a pas de sot métier, il n’y a que des sottes gens » dit le proverbe.
Pourtant la société a tendance à juger négativement certains métiers. A quoi cela est-il dû à votre avis ? Développez votre réflexion en l’illustrant d’exemples précis.


LEXIQUE : ILLUSTRATION




Le bain maure Un tisserand Des moissonneurs Un mausolée





L’école coranique ; le msid Une des portes de la ville de Fès Une voyante





Charrue : instrument pour labourer la terre, muni d’un soc tranchant. Appareil de tissage Cognassier : Arbre de la famille des rosacées, qui produit les coings.


LE VOCABULAIRE DU SOUVENIR / DE L’OUBLI

VERBES : se souvenir de quelque chose, se rappeler quelque chose ; se remémorer quelque chose ; reconnaître
Acquisition du souvenir : souvenir gravé, imprimer dans le cœur, dans l’esprit ; conserver la mémoire de quelque chose.
Garde du souvenir : perpétuer le souvenir de ; raviver la mémoire ; rappeler un souvenir ; évoquer ; repasser dans sa tête ; revenir à la mémoire ; avoir présent à l’esprit.
Perte du souvenir : tomber dans l’oubli ; oublier ; perdre la mémoire ; se brouiller ; ne plus savoir ; ,
ADJECTIFS : souvenir précis/ confus, vague ; (action) mémorable ;
LEXIQUE (NOMS) : mémoire ; souvenir ; chose mémorable ; mémoire fidèle, tenace ; évocation
Souvenir confus ; vague souvenir
Le cadre spatio-temporel
L’enfance :
Lié à l’identité et au caractère des jeunes enfants : Fils, fille de ; enfant adoptif ; orphelin ; fillette, garçonnet ; bébé ; poupon, gosse ; mioche ; môme ; bambin, diablotin, galopin, polisson (polissonne) ; petit(e) coquin(e) ; ange, chérubin.
Éducation : stricte, sévère / tolérante, indulgente/ laxiste. Enfant terrible ; enfant gâté ; enfant sage.
Jeux et amusement : Enfantillage ;
L’école : les copains, les leçons, les instituteurs, les professeurs, les surveillants.
La maison : les lieux privés (chambres, salle de bain) ; les lieux sociaux (la salle à manger, la cuisine, les repas).
La famille : oncle, tante, cousin, sœur, frère ; père, mère…
Les cinq sens (bruits, odeurs, vue, toucher, goût)
Dans le passé : il y avant ; a longtemps ; quand j’avais….ans ; depuis toute petite (petit) ; j’ai toujours eu …. ; Tendres années, temps de l’innocence. ; Jeunes années.
Les sentiments liés au souvenir
Souvenirs négatifs : Les regrets ; la nostalgie ; mélancolique ; amertume ; goût amer.
Souvenirs positifs : émouvoir ; remuer ; aller au cœur, attendrir ; faire vibrer ; captiver ; fasciner.
________________________________________
Exercice : Les types de phrases
1) Dites à quel type appartient chacune de ces phrases et précisez les modifications éventuelles.
a) Mon père n’écoute pas ce que je lui dis.
b) Taisez-vous !
c) Est-ce que tu n’as rien oublié ?
d) Je suis très heureux.
e) Ne me parle plus jamais sur ce ton !
2) Transformez ces phrases interrogatives en utilisant l’inversion du sujet.
a) Est-ce que vous avez écouté la radio dimanche. ?
b) Est-ce que la lumière n’est pas restée allumée dans le couloir ?
c) Il reste du jus d’orange ?
d) Est ce que ce meuble se démonte facilement ?
e) Je peux venir ?


LE POINT DE VUE DU NARRATEUR

Exercice sur le narrateur : rédiger 3 versions (interne, externe et omniscient) d’une scène où un homme sort d’un immeuble, fait quelques pas, s’arrête et remonte chez lui pour chercher ses clés, puis ressort et les laisse involontairement tomber en voulant les mettre dans sa poche et enfin un jeune qui marche derrière lui rapporte.
1) Narrateur externe
Un homme sortit d’un immeuble, fit quelques pas et s’arrêta. Il fit alors demi-tour et ressortit quelques minutes plus tard. Ses clés tombèrent de sa poche au moment même où il les mettait dedans. Un jeune garçon, qui marchait derrière, les ramassa et les rendit à l’homme qui lui dit : « Merci beaucoup, jeune homme ».
2) Narrateur interne
Comme à mon habitude, je sortis de chez moi pour me rendre au travail, mais après avoir fait quelques pas en dehors de mon immeuble, je m’aperçus que j’avais oublié mes clés. Je remontai donc les chercher, puis ressortis. Je voulus alors mettre mes clés en toute sécurité dans ma poche. Mais elles ont alors dû glisser car un jeune garçon, qui devait être derrière moi, me les rapporta. Je le remerciai et je me dis que j’avais eu beaucoup de chance que ce garçon soit honnête. Quelle chance !
3) Narrateur omniscient
Un homme qui était déjà en retard pour partir au travail sortit de son immeuble, s’arrêta car il s’aperçut qu’il avait oublié ses clés chez lui. Il remonta et redescendit aussitôt, conscient que son patron ne serait pas très content. Malheureusement, en voulant mettre ses clés dans sa poche pour éviter de les oublier à nouveau, il les fit tomber involontairement. Heureusement pour lui, un jeune garçon, très honnête, qui n’avait jamais fait une seule bêtise, vit les clés tomber et les rendit à l’homme très touché qui le remercia avec sincérité. Les deux individus étaient très heureux de la fin de l’aventure.
________________________________________
Les caractéristiques de la description.
1) La description utilise :
 L’imparfait de l’indicatif (quand on intègre une description à un récit au passé simple)
 Des connecteurs spatiaux : ce sont des mots-outils qui précisent où se trouvent les éléments décrits. Ils organisent la description.
Ex : sur, au-dessus, à côté, contre, là...
 Des expansions du nom (adjectifs épithètes, complément du nom, appositions et subordonnée relative) qui apportent des précisions sur ce qui est décrit.
Ex : Il y avait une rue sombre et qui était étroite.
En plus des expansions du nom, on peut utiliser des attributs du sujet.
Ex : La rue était déserte.
2) La description peut être statique ou en mouvement.
3) La description peut être :
 Objective : Elle est neutre, on se contente de décrire sans donner son avis.
Ex : Les murs étaient verts.
 Subjective : la personne qui décrit le fait en donnant son opinion sur ce qui est décrit.
Ex : Les vieux murs sales étaient d’un vert pâle et atrocement laid.
Pour donner son opinion, on utilise des outils appelés modalisateurs

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Re: La boite à merveilles(Ahmed Sefrioui)

Message par Admin le Ven 2 Déc - 21:06


EXAMEN REGIONAL DU BACCALAUREAT
Région de Méknès Tafilalet - Juin 2008


Texte :

Un matin, nous nous préparions pour sortir, quand quelqu’un frappa à la
porte de la maison. Il demanda si c’était bien là qu’habitait le maalem Abdeslem, le tisserand. Les voisins lui répondirent par l’affirmative. Kanza, la chouafa, appela ma mère.
- Zoubida ! Zoubida ! Quelqu’un « vous » demande
Ma mère avait naturellement tout entendu déjà. Elle avait pâli. Elle restait au centre de la pièce, une main sur la poitrine, sans prononcer un mot. Qui pouvait bien nous demander ? Était-ce un messager de bon augure ou le porteur d’une mauvaise nouvelle ? peut-être un créancier que mon père avait oublié de nous signaler ! la petite somme d’argent que mon père nous avait laissée avant son départ. Avait fondu.
Les quelques francs qui nous restaient étaient destinés à l’achat de charbon.
Enfin, ma mère répondait d’une voix qui tremblait légèrement :
- Si quelqu’un désire voir mon mari, dis-lui, je te prie, qu’il est absent.
Kanza fit la commission à haute voix à l’inconnu qui attendait derrière la porte de la maison. Un vague murmure lui fit écho. Kanza, pleine de bonne volonté, nous le traduisait en ces termes :
- Zoubida ! cet homme vient de la campagne, il t’apporte des nouvelles du maalam Abdeslem. Il dit qu’il a quelque chose à te remettre.
Ma mère reprit courage. Un sourire illumina sa face.
- C’est exactement ce que je pensais, dit-elle en se précipitant vers l’escalier.
Elle descendait les marches à toute allure. Pour la première fois de ma vie, je la voyais courir, je la suivis. Je ne pouvais pas espérer la gagner de vitesse. Quand j’arrivai dans le couloir d’entrée ma mère discutait déjà par l’entrebâillement de la porte avec un personnage invisible. L’ombre disait d’une voix rude.
- Il va bien, il travaille beaucoup et met tout son argent de côté. Il vous dit de ne pas vous inquiéter à son sujet. Il m’a donné ceci pour vous.
Je ne voyais pas ce qu »il remettait à ma mère par la fente de la porte. Maman retroussa le bas e sa robe et serra précieusement dans ses plis le trésor que lui remettait l’inconnu.
- Il y a encore ceci, dit la voix c’est tout. Je quitte la ville demain matin, je verrai la maalam Abdeslem dès mon arrivée au douar. Que dois-je lui dire de ta part ?
- Dis – moi que Sidi Mohamed va beaucoup mieux.
- Louange à Dieu ! sa santé l’inquiétait beaucoup . je m’en vais ; restez en paix.
- La paix t’accompagne, messager de bon augure.

I- COMPRÉHENSION
Relisez le texte et répondez aux questions suivantes :
1. Ahmed SEFRIOUI est un écrivain marocain d’expression française.
Quand et où est-il né ? Citez une de ses œuvres (autre que « la boîte à Merveilles » Quand est-il mort ?
Pour répondre, vous pouvez choisir parmi les informations suivantes : 1910, 1915, 1984,2004, Fès, Tétouan, Bordeaux, Oujda, « le jardin des sortilèges ».« Les contes de l’absurde » « les Travailleurs de la mer ».
2. Pourquoi « la Boîte à Merveilles » est –elle me œuvre autobiographique ?
3. D’après votre lecture de l’œuvre, pourquoi le narrateur pense-t-il à un créancier ?
4. Relevez quatre mots ou groupes de mots qui reprennent « l’inconnu » dans le texte.
5. a – Relevez une métaphore employée par le narrateur dans le passage suivant :
« quand j’arrivai dans la couloir d’entrée ma mère discutait déjà par
l’entrebâillement de la porte avec un personnage invisible. L’ombre disait d’une voix rude.. »
b- Quelle idée cette métaphore met-elle en valeur ?
6. a- Quelles informations sur le mari sont données par l’inconnu à la femme ?
b- Quelle information l’inconnu doit-il transmettre à maalam Abdeslem ?
7. a- D’après votre lecture de l’ œuvre, quel trésor l’inconnu donne-t-il à la mère ?
b- pourquoi le narrateur qualifie-t-il que l’inconnu a donné à sa mère de
« trésor » ?
8. a- Découpez le texte en deux parties
b- Donnez un titre à chacune d’elles.
9. Quels sentiments la mère-a-t-elle éprouvés dans le texte ?
10. a- Pensez vous que cet extrait est un passage important dans « la boîte à Merveilles » ?
b- Pourquoi ?

II- PRODUCTION ÉCRITE
Dans « la Boîte à Merveilles », le père du narrateur a perdu tout son argent au souk. Sa femme a essayé de le convaincre d’en emprunter.
Approuvez-vous cette proposition ?
Recourir au crédit pour résoudre ses problèmes d’argent est-elle pour vous une bonne solution ?
Rédigez un texte dans lequel vous exprimerez votre avis sur le sujet.


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Re: La boite à merveilles(Ahmed Sefrioui)

Message par Admin le Ven 2 Déc - 21:08


La voix de ma mère me tira des profondeurs du sommeil .Je nageai un bon moment dans une lumière rouge parcourue d’étincelles et d’astres errants puis j’ouvris les yeux .Vite je les refermai, espérant retrouver le noir si reposant et si frais .La voix insistait :
-Réveille-toi, il est trois heures du matin. Je t’ai préparé ton beau gilet, ta chemise neuve et ta sacoche
-Ouvre les yeux ! Réveille-toi donc !
Je pleurnichai, je me frottai énergiquement les paupières de mes poings fermés .Je tentai plusieurs fois de me recoucher mais ma mère fut impitoyable .Elle se mouilla la main et me la passa sur la figure, (...) .J’entrouvris mes cils avec précaution. Mon père, habillé d’une djellaba de laine fine, me souriait :
-Prépare-toi pour fêter l’Achoura au Msid avec tes camarades .Du courage ! Du courage !
Ce fut dans un état de somnambule que je me lavai les yeux, me rinçai la bouche, me rafraîchis les membres .Je retrouvai ma lucidité lorsque ma mère me passa à même la peau, ma chemise neuve (…) Je mis mon gilet rouge aux dessins compliqués et bien en relief. Ma sacoche en bandoulière, je complétai cet ensemble très élégant par la djellaba qui dormait au fond du coffre de ma mère .Elle sentait la fleur d’oranger et la rose séchée. Me voilà devenu un autre homme ! J’étais complètement réveillé .J’avais hâte de partir à l’école .Les vêtements, les chaussures, tout était neuf .Plein de dignité et d’assurance, je précédai mon père dans l’escalier.
Ahmed Sefrioui La boîte à merveilles (roman autobiographique).
Ed. Seuil.

I-Compréhension :

1-Complétez :
Genrelittéraire :Roman autobiographique
Auteur: (romancier) :Ahmed Sefrioui
Titre de l’œuvre : La Boîte à merveilles
Maison d’édition : Seuil

2-Quels sont les personnages de l’histoire ?
Le narrateur, sa mère et son père

3-Soulignez la bonne réponse : L’histoire se passe :
a- A la mosquée. b- Dans la rue. c- A la maison.
4- Cochez la bonne réponse : La mère réveille son enfant :
a - Très tard b -Très tôt c--Pas dit dans le texte

5-Répondez par vrai ou faux. Au « Msid »l’enfant fêtera :
a--La nouvelle année2010. b- Le Ramadan c - La Achoura

6-Donnez un titre au texte.

II- Communication : (1 point)

1/2Enoncés
a/b Situations
1- Super ! Aujourd’hui, je vais bien m’amuser avec mes copains dans la rue.
a- L’enfant est joyeux parce qu’il va jouer avec ses camarades dans la rue.

2-S’il vous plaît je voudrais bien avoir un jouet.
b-L’enfant veut acheter des jouets et parle avec politesse au vendeur.

1- Langue :

1-Nominalisez correctement la phrase suivante :
- On a préparé un délicieux couscous aux légumes et à la viande séchée

La préparation d' un délicieux couscous aux légumes et à la viande séchée.

2-Ecrivez correctement les verbes ( ) : Les enfants (jouer)(jouaient)…………..avec le feu soudain, il (prendre) prit dans leursvêtements.

3 - Transformez la phrase suivante au discours indirect : - Les parents conseillent à leurs enfants
« Ne jetez pas les œufs sur les passants »

de ne pas jeter les œufs sur les passants.

4- Trouvez à partir du texte un équivalent plus familier du mot suivant :
- Le visage = la figure

5- Relevez à partir du texte : Un adjectif épithète beau gilet et un complément de nom une djellaba de laine

III-Production écrite :
Traitez au choix l’un des sujets suivants.

Sujet 1 : Etes-vous pour une éducation traditionnelle ou moderne ? Répondez à cette question en une quinzaine de lignes, à l’aide d’arguments et d’exemples personnels : vous direz lequel de ces deux types d’éducation vous préférez.

Sujet 2 : Quelle est la fête religieuse que vous préférez le plus ? Répondez, en une dizaine de lignes, en Justifiant votre réponse à l’aide d’arguments et d’exemples personnels.

exemple de sujet traité.

Le Maroc comme, tous les pays musulmans, célèbre les fêtes religieuses avec beaucoup de joie. Pourtant, chacun préfère une fête plus qu’une autre. Quelles sont les raisons qui poussent à mieux aimer une fête plus que les autres ? Certes, toutes les fêtes religieuses ont leur charme car chacune d’elles est une occasion où l’on éprouve de l’enthousiasme. Pourtant, personnellement je préfère la fête du sacrifice du mouton, l’Aîd El kébir. D’abord, parce que c’est le symbole même du Sacrifice : Le prophète Ibrahim a voulu sacrifier son fils comme preuve de foi en Dieu. En suite, cette fête a une grande place dans ma vie. En effet, c’est la seule occasion où je peux voir toute la famille réunie à la maison. De plus, toutes les étapes de cette fête m’enchantent. Depuis l’achat du mouton, en passant par la prière à Lamssala et le rituel du sacrifice du mouton. Pendant cette fête, je peux rencontrer mes oncles, mes tantes, mes cousins et cousines…! Chose que je n’ai pas l’occasion de faire pendant les autres fêtes.
Enfin, ce n’est pas pour rien si dans mon pays les gens appellent la fête du Sacrifice La Grande Fête ! Je dois dire, en guise de conclusion, que les fêtes religieuses se valent toutes, mais il ne reste pas moins que celle de l’Aïd El Kébir, garde une grande place dans mon esprit et dans mon cœur.
D'après MAROCAGREG


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